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Biographie

Machine Head

Robb Flynn quitte Violence en 1992 et part monter avec  Adam Duce et Logan Mader un nouveau groupe Machine Head, nous sommes alors à deux ans de leurs débuts fracassants. Après un changement de batteur (qui voit venir Chris Kontos), le groupe sort son brûlot : Burn My Eyes, succès incroyables et très bonne signature du label Roadrunner Records, l’album devient très vite culte. Mélange entre heavy très lourd, thrash et power, Machine Head impose un style à la croisé de différents courrant musicaux et joue unmMetal brute, technique et terriblement efficace.
Le groupe tourne alors énormément, rythme qui ne convient pas à Chris Kontos viré du groupe en 1995 il sera remplacé par Dave McLain (ex Sacred Reich).
1997 voit l’arrivé de The More Things Change, lui aussi un succés même si le groupe reste dans ce qu’il sait faire. Logan Mader quitte alors le groupe en 1998 pour tourner avec Rob Zombie et par la suite rejoindre Soulfly ; Ahrue Luster vient alors remplacer le déserteur. En pleine déferlante Néo Machine Head sort The Burning Red, boudé par beaucoup de fan des premières heures (car cet album est soit disant axé trop Néo-Metal). En 2001 le groupe sort un album très mitigé, le groupe joue toujours bien mais il manque d’inspiration, le groupe a alors déjà vendu 1.3 million d’exemplaires de ses albums, mais les ventes se dégradent ; Supercharger ne se vendra qu’à 250 000 exemplaires.

Arrivé en fin de contrat avec Roadrunner Records et maintenant à trois après le départ de Ahrue Luster pour divergence musicale, l’avenir ne semble pas au mieux pour Robb et sa bande. Le label ne les résigne pas et le groupe tente d'en démarcher de nouveaux sans succès. Ils enregistrent un morceau "radio friendly" mais sont rejeté des maisons de disques également. Le groupe décide alors de se reprendre en main et fait venir dans ses rangs Phil Demmel, ancien comparse de Robb Flynn lors de son expérience avec Violence. Le groupe arrive à convaincre Roadrunner Europe et part en studio enregistrer Through The Ashes Of Empires. Sorti dans le monde entier en 2003 (et précédé par un live : Hellalive) le disque est un retour au source salvateur, salué par la critique et par les fans considérant que le groupe revient de loin. L’album sortira aux Etats-Unis quelques mois après sa sortie en Europe et y fera le meilleur démarrage de la carrière du groupe. En 2005 le groupe sort un DVD, Elegies, puis revient en 2007 avec The Blackening. L'album est produit par Robert Flynn et mixé par Colin Richardson. Les titres Halo, Aesthetics of Hate, The Beautiful Mourning, Now I Lay Thee Down sont annoncées dès avril 2006 par Robb Flynn sur le journal du groupe. Dans la lignée de Through the Ashes of Empires, l'album est bien accueilli par la critique et par le public,il monte à la 53e place des ventes d'albums aux États-Unis, alors que le groupe n'avait encore jamais atteint cette position. Le 31 août 2009, les quatre de la Bay Area annoncent via leur site officiel leur tournée en tête d'affiche en Europe se déroulant du 23 janvier 2010 au 26 février 2010. Le groupe fait un arrêt en France, au Zénith de Paris le 6 février, durant cette tournée, et est accompagné par trois première parties dont Hatebreed, Bleeding Through. Cette tournée est la première en tête d'affiche en Europe depuis 2004, mais aussi la dernière avant une pause du groupe pour commencer à travailler sur un futur nouvel album, Unto the Locust. Le dernier album, Bloodstone&Diamonds, sort le 7 novembre 2014, et débute à la 21ème place des charts Billboard 200, le plus haut score du groupe jusqu'alors. C'est le premier album avec Jared MacEachern à la basse, mais aussi le premier à ne pas avoir été distribué par Roadrunner Records. Celui-ci sort chez Nuclear Blast. Machine Head annonce fin 2015 une tournée européenne avec plusieurs dates en France début 2016. 

14.5 / 20
60 commentaires (15.38/20).
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Unto The Locust ( 2011 )

A moins que vous n’ayez vécu ces dernières années terrés au fin fond de cavernes humides habitées par des true black metalleux misanthropes et pratiquant des rituels occultes visant à invoquer Satan et ses sbires, vous n’avez sûrement pas pu manquer le tapage médiatique autour de The Blackening enfanté par Machine Head. L’album signait définitivement la résurrection des géniteurs du corrosif Burn My Eyes et des auteurs de bombes heavy / thrash telles Imperium, Seasons Wither ou encore The Blood, The Sweat, The Tears. Et pour cause : au-delà de la promo démentielle et des tournées de promotion de plus de 4 ans, The Blackening était un album solide, cohérent, riche à outrance, fort en émotions… Bref, un raz-de-marée magistralement orchestré.

Qu’en est-il dès lors de ce ultra-attendu Unto The Locust ? Rien qu’à la vue de la pochette, une grosse sauterelle verte dégueu, les premières interrogations naissaient dans nos esprits impatients. Koikesseksa ?? Et les premières écoutes de The Locust, alors ? Impressions pour le moins… mitigées. On en retient surtout une sorte de mix entre toutes les productions de Machine Head, comme si le groupe s’était forcé à inclure les éléments qui ont fait leur sel : les harmoniques de Davidian et de Clenching The Fists of Dissent sont présentes, le superbe break de Halo également, ainsi que les solo toujours de très haute voltige et le tempo frénétique.

Tout l’album est du même ressort. Comme si Machine Head n’avait pas digéré sa propre influence, ils nous proposent la même soupe. Avec brio certes, mais la même soupe tout de même. De nouveaux ingrédients aussi étonnants qu’appréciables font malgré tout leur entrée, comme ce chœur d’enfants à la Another Brick in the wall sur Who we are, ou l’intro a capella de I Am Hell (sonata in C#) qui nous laisse nous délecter des performances vocales de Robb Flynn, plus en forme que jamais sur Unto The Locust. Son timbre de voix reconnaissable entre mille a encore pris de l’intensité et du grain, et le gaillard s’autorise de nouvelles choses (Darkness Within) tout en s’améliorant encore dans ses domaines de prédilection, à savoir le débit implacable, le chant hurlé et le chant clair de plus en plus haut perché (Who We Are, le superbe refrain de This is the End).

Tout comme son prédécesseur, Unto The Locust est généreux en soli et autres ponts mélodiques. Sans plonger dans la technique bête et méchante, les deux gratteux se sont lâchés, et ont laissé leurs guitares s’exprimer de manière fort intelligente. On se permet même de nous coller un riff principal qui tient plus du solo (I am Hell (sonata in C#)) ! Les aplats étirés et féroces sont aussi de sortie sur l’intime The Darkness Within, qui nous parle du pouvoir de la musique (oui oui !). De sont côté, Mr McClain s’en donne également à cœur joie et nous gratifie de descentes de toms bien placées (Unto The Locust, Be Still and Know) autant que d’accélérations à la double pédale au son pachydermique. Et comme à l’accoutumée, cette fainéasse de bassiste n’est toujours pas foutu de se sortir les doigts du f**n alors qu’il pourrait largement exploiter les larges bandes déposées à ses pieds sur un plateau d’argent. Mais bref !

De manière générale, on retrouve l’alchimie qui anime cette machineheaderie bien huilée, et c’est précisément ce qui pourrait nuire à cet album : l’habitude de jouer ensemble aurait-elle pris le dessus sur l'inventivité? Les « tics musicaux », pour ne pas dire « redites » sont en effet légion et sautent aux oreilles comme un moustique pendant un sommeil paisible. L’exemple le plus probant est sans conteste le morceau This is The End, qui rassemble pas moins qu’un riff rappelant furieusement Seasons Wither, des « bend » tout droits sortis de Halo, et le portrait-craché du pont de Clenching the Fists of Dissent. Rien que ça ! Et le début du solo de Be Still and Know, il ne vous dit rien ? Allez, avouez qu’une fraction de seconde vous avez cru être en train d’écouter Aesthetics of Hate !  Encore ? Who We are, elle ne vous fait pas penser un chouilla à Slanderous par moments ? Robb a juste transformé "Voilà ce que je suis" par "Voilà ce que nous sommes".

Ahlala, il ne faudrait pas tomber dans la routine les enfants ! N’empêche que malgré ces petits couacs, Machine Head s’en sort foutrement bien et nous pond encore une fois un album foutrement accrocheur et fouillé, et dont les riffs vont longtemps faire vibrer les salles de concert. Laissons à Unto The Locust le temps de se décanter, sachons le déguster comme un bon vin, et chantons ensemble : « SUFFER UNTO THE LOCUUUUST !! » 

A écouter : Tout est bon dans le coch-...eeuh la sauterelle.
15 / 20
162 commentaires (17.11/20).
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The Blackening ( 2007 )

Difficile de cacher son impatience à la découverte d'un nouvel album de Machine Head... on se prépare psychologiquement, on met le casque, et on prend sa claque... ou pas. Sixième album studio pour les américains, à la carrière discographique légérement en dents de scie, mais qui ont toujours sû épater en live, quelle que soit la tournée. Après deux albums aussi cultes qu'excellents, un Burning red grand public, un Supercharger raté, le groupe se sépare de Arhue Luster (Ill Nino), grand artisan de la sombre période néo/rap/paillettes/vestes oranges de Machine Head (pour les nostalgiques: http://www.youtube.com/watch?v=08f6zb-kClk). C'est en 2003, avec l'arrivée de Phil Demmel (le sauveur du groupe?) et Through the ashes of empires, que le groupe reprend indéniablement du poil de la bête. Nous voici 3 longues années plus tard, attendant impatiemment cet album, que Robb Flynn, dans son impérissable modestie qualifiait il y a quelques mois de "Master of puppets" de la décennie. En fait non. Explications...

Pas de panique, The blackening n'est pas un Supercharger, loin de là. Clenching the fists of dissent, en guise d'Imperium, débute l'album: Ouf! Machine Head est de retour, grosse intro, gros riffs thrashy à tendance suédoise, une batterie surpuissante et un chant Flynnien, reconnaissable entre mille (avec un petit clin d'oeil à Creeping death sur le pont au milieu du titre). L'album aurait eu un bon 18 sur 20 si tous les titres étaient aussi inspirés que ce premier, mais voilà, l'album s'estompe sur certains titres (Now i lay thee down, Slanderous) et fait clairement trop penser à Through the Ashes of empires par moment. Le côté mélodique est très présent sur l'ensemble de l'album, très réussi parfois, notamment sur le titre Halo, ou Adam Duce montre que derrière ce grand viking se cache en fait un excellent backing vocalist sensible. Le groupe a voulu faire un album aux titres longs, puisque The blackening n'en compte que huit (dont quatre excèdent les 9 minutes), la démarche était louable et intérressante, mais finalement pas forcément indispensable sur certaines chansons (Halo, A farewell to arms). Rassurez vous, Machine Head abuse toujours de gros riffs et d'harmoniques (Beautiful mourning) dont on aura du mal à se lasser.
L'album se termine, comme sur Through the ashes of empires et The burning red sur un titre plus posé, mais se révélant pourtant un peu moins efficace et épique que Descend the shades of night. Au fil de l'album, le groupe donne l'impression de vouloir faire absolument long dans ses compositions, ce qui donne un certain manque de cohérence sur certains titres, le sentiment que ça part un peu dans tous les sens, dans l'unique but de faire un album "bourrin" aux titres longs, et ce au prix d'une spontanéité un peu laissée de côté.

Machine Head se contente sur ce Blackening de poursuivre son évolution, entammé avec Through the ashes of empires, tout en en restant bien trop proche. Un bon disque certes, très travaillé, mais qui aurait gagné à puiser un peu plus dans les premiers albums du groupe, comme Robb Flynn l'avait annoncé. Un manque de brutalité et de spontanéité, pas forcément critiquable, car le groupe a mûri c'est certain, mais pas LA claque escomptée. Toutefois, inutile de préciser que le résultat live sera des plus intenses car un concert de Machine Head ne peut être décevant, allez jugez par vous même.

2 titres écoutables sur myspace: www.myspace.com/machinehead

A écouter : Clenching the fists of dissent, Beautiful morning, Halo
16 / 20
18 commentaires (15.89/20).
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Elegies ( 2005 )

Depuis l’explosion des DVD les groupes proposant le leur sont de plus en plus nombreux, toutes l’écurie Roadrunner semble d’ailleurs y passer petit à petit, certains avec réussite comme celui de Slipknot ou le docu / live sur Chimaira et d’autres de véritables fiasco, voir arnaque, comme Soulfly ou Ill Niño ; Machine Head avec une carrière déjà remplie n’était pas encore passé par la case DVD, c’est désormais chose faites avec Elegies. Au programme de la bête : un concert a la Brixton Academy (devant 5000 personnes) de 90 minutes, des minis reportages, les vidéos du groupe, des interviews, … En somme un contenu habituel et fort correct pour un DVD.

Les lives de Machine Head sont réputés et avec ce DVD le groupe a mis le paquet, déjà de par la salle choisie, souvent utilisés pour des DVD et ça se comprend, la capacité et le balcon offre des vues publiques impressionnantes. Ensuite niveau scène pour la première fois le groupe ajoute quelques effets pyrotechniques à sa prestation, on ne donne certes pas dans un show à la Rammstein mais cela prouve que Machine Head a cherché à faire les choses correctement et assouvir nos yeux autant que nos oreilles.
Et niveau oreilles on va être servi, la set list est en effet fort sympathique et pioche dans les différents albums pour en ressortir les différentes perles que le groupe a composé depuis ses débuts, on y retrouve notamment The Blood, The Sweat, The Tears, Take My Scars, Ten Ton Hammers, Davidian, Imperium, The Burning Red, … Les amateurs du groupe auront remarqué la présence des morceaux cultes des débuts avec la présence des nouveaux, rien ne choque dans l’enchaînement et le groupe joue tous ces titres au taquet. L’alternance de titres calmes avec d’autres bien plus violents donne du relief au live qui sera ponctué par les petits speech de Robb Flynn.
Le menu donne le choix entre la vision du concert simple ou celle de voir le concert avec entre les pistes des vidéos / interviews du groupe ainsi que des lives dans d’autres villes (comme Paris) ou certains délires (Robb avec une coiffure afro par exemple) ; une option bien pensée qui évite de voir les scènes intermédiaires quand on souhaite se remettre le DVD.
Niveau son, comme pour le live on pourra regretter une production un peu trop léchée qui fait perdre le coté brut du live. Pour les images on a droit à quelque chose de vraiment fignolé, mis a part certains effets ajoutant du grain à l’image qui n’est pas forcément du meilleur effet, question de goût.
On voit un groupe de pure fucking metal (ce DVD peut aussi être extrêmement utile pour savoir où placer le mot « fuck » ou « fucking » dans une phrase anglaise (soit entre chaque mot)) apprécier ce qu’il fait, car tout « métalleux » qu’ils sont on voit un groupe souriant ; proche de ses fans et plein d’humour. Machine Head est connu pour sa proximité avec ses fans et le DVD retranscrit parfaitement cela.
En plus du live, les inévitables clips et making-of dont un de Through The Ashes Of Empires, un documentaire très intéressant (pour une fois) qui mérite vraiment le coup d’œil, on y apprend les déboires de Machine Head après le succés mitigé de Supercharger, la difficulté qu’ils ont eut à revenir sur le devant de la scène, … Fort instructif, tant sur le musique business que sur l’intégrité de Machine Head.

On regrettera par contre, comme souvent, l’absence de sous titre français, dommage car les interviews sont intéressantes, elles rappellent d’ailleurs celles présentes sur The Dehumanizing Process de Chimaira.
Elegies est donc un très bon DVD, pas de fioriture mais l’essentiel est là et la qualité est quasi irréprochable (ce qui parait normal mais le DVD de Soulfly avait montré le contraire), les bonus ne sont pas là que pour faire jolis ; voilà de quoi contenter largement les fans ou de le devenir pour les indécis.

A écouter : A voir ;)
14 / 20
19 commentaires (17.34/20).
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Hellalive ( 2003 )

Machine Head, groupe culte pour beaucoup, sort enfin un live (distribué dans le monde entier cette fois). On l'attendait de pief car bein évidement la musique de Machine Head prend son ampleur sur scène, la puissance des 4 albums est livrée à l'état brut et avec ce live on va s'en prendre plein les oreilles.
Le répertoire de Machine Head est passé au crible, de Burn My Eyes à Supercharger le groupe puisera à part égale dans ses opus. Les Fans de la première heure seront heureux de retrouver Davidian, Old, Ten Ton Hammer et ceux qui comme moi préfére la relatif accalmie de The Burning Red l'on retrouvera (entre autre) le titre éponyme, véritable contraste face au mur de décibel que délivre le groupe sur les autres titres. Evidement Superchager est mis à l'honneur sur ce CD tiré de la tournée ayant suivi sa sortie ; Buldozer, Crashing Around You, American High , Supercharger seront les titres présent.
Evidement ce CD reste du Machine Head pur et dur, rien à dire sur la musique, Machine Head donne dans le métal burné et son principal atout reste encore sa puissance dévastatrice. On regretera tout de même que ce live reste surproduit ; les morceaux semblent identiques (au niveau du son) à ceux de l'album, seul Rob Flynn viendra nous rappeller qu'on a affaire à un live et non a un enregistrement studio ; dommage on aurait préféré un son peut-être un peu plus crade pour vraiment s'imprégner de l'ambiance d'un concert de Machine Head.
Les fans du combo se jeteront bien évidemment sur ce live, les simples amateurs du groupe pourront s'en passer aisément en écoutant leur CD. Et pour ceux ne connaissant pas encore le groupe ce CD est un bon récapitulatif des 4 albums, une sorte de Best Of live finalement…

A écouter : The Burning Red - The Blood, The Sweat, The Tears - Davidian
16 / 20
70 commentaires (16.72/20).
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Through The Ashes Of Empires ( 2003 )

Technique très en vogue en ce moment, bon nombre de groupes annoncent leur retour en force, époque premier album. On nous promet des grosses guitares, des sons plus bruts qui raviront les fans de la première heure, mais quand on s’est fait avoir une fois (avec Metallica par exemple ou encore Korn) on est en droit de se montrer assez sceptique, d’autant plus après « The burning red » et « Supercharger », deux albums assez controversés, qui ont trouvé leur public mais qui marquaient le grand virage musical emprunté par le groupe avec l’inclusion du chant mélodique. Alors qu’en est t-il de ce cinquième album de nos amis de la Bay area ? He bien le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il répond à nos attentes, et de fort belle manière.
On commence à être habitué avec Machine Head, qui dit nouvel album, dit très souvent changement de line-up. Exit Ahrue Luster, qui laisse sa place à Phil Demmel, ancien compagnon d’armes de Rob Flynn dans Vio-lence, et rejoint Ill Nino, groupe bien plus conforme à ses ambitions musicales. Et à partir de là c’était déjà bien parti pour faire un grand album. Mais c’est aussi le grand retour de Colin Richardson (au mix), la production étant quant à elle assuré par Rob Flynn himself. Un petit mot sur l’artwork : on oublie bien vite l’horrible pochette de « Supercharger » avec ses splendides câbles à haute tension, grâce au beau boulot effectué sur ce « Through the ashes of Empires » : c’est sobre, sombre, et ça nous permet de mieux nous imprégner de l’ambiance globale du disque.
Alors rentrons dans le vif du sujet. Là encore, question d’habitude, le premier morceau de l’album est une bombe mais c’est aussi un véritable condensé du Machine Head nouveau : premier constat, Dave Mcclain est de retour. Complètement effacé sur les deux derniers opus, il est ici l’un des acteurs les plus mis en avant (et ce ne sont pas les détenteurs de l’édition limitée avec cinq titres à l’état de démos qui me contrediront). Bref ça double-pédalise, ça matraque et on est content. Second constat, les morceaux sont relativement longs, et là où d’autres s’embourbent, Machine Head nous sort un bon gros solo ou l’accélération qui fait mal (« Imperium »), le tout toujours avec cette puissance et cette agressivité maîtrisées si propres au groupe. Troisième constat, mais comme j’en ai parlé à l’instant ce n’est plus une surprise, c’est le retour des solos (avec les plus notables : celui de « Vim » et de « Descend the shades of night », vraiment magnifique, orchestrés de main de maître par Robb Et Phil qui n’hésitent pas à se rendre la pareille au cours d’un même solo). Pas de quoi s’affoler, ils doivent être au nombre de trois ou quatre sur l’album mais savamment distillés.
Assiste t-on cependant à un véritable retour aux sources ? Et non, et ça aurait été d’ailleurs difficile de demander au groupe d’éluder les 4 années couvrant la période « The burning red » et « Supercharger ». Les passages mélodiques sont toujours là (« Wipe the tears », « All falls down »), plus discrets, mieux insérés dans les compositions, et témoignant encore des grandes capacités vocales de Robb. Pour clôturer l’album, la bande de Robb nous offre un superbe morceau dans la veine de « The burning red », de plus de 7min, démarrant sur un riff à la guitare sèche, jusqu’à ce que la batterie et la guitare électrique viennent s’en mêler pour un final apocalyptique.
Coup de maître pour Machine Head avec ce « Through the ashes of Empires » qui réussira à concilier les fans déchus et ceux des derniers albums. Le groupe retrouve sa place de figure de proue du mouvement power metal pour notre plus grand plaisir.

A écouter : Imperium, Vim, Descend the shades of night
14 / 20
32 commentaires (13.91/20).
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Supercharger ( 2001 )

4ème album de la machine de guerre qu'est Machine Head, Supercharger était attendu par beaucoup de monde, d'une part les déçus de leur dernier opus et de l'autre les adeptes de ce dernier. Et autant le dire tout de suite Machine Head joue la carte de la sécurité en marriant les influences de ces 3 dernières créations. Mais ce groupe, désormais phare, n'oublie pas d'évoluer et rajoute quelques éléments bien intéressants qui nous feront hurler de plaisir...
Une intro qui nous permet de nous mettre aux abris et la furie de Machine Head nous arrive pleine tête telle une balle tirée à bout portant. Car Machine Head c'est tout d'abord la puissance, les riff acérés et la voix de Robb Flynn pulvérise tout ce qui se trouve sur son passage. Mais celà ne fait pas de ce combo un groupe bourrin de plus, et surtout pas un groupe néo... Même si de telles critiques ont été portées sur l'excelentisime The Burning Red, Machine Head reste du bon métal qui tâche et qui fait du bruit.
Cet album nous réserve tout de même de bonnse surprises comme Kick you when you're down qui montre que la furie peut devenir mélodie. Et les mélodies sont le plus gros apport que Rob et sa bande offrent à ce CD, Only The names, American High et bien d'autre gagnent grâce à cette évolution. Mais Machine Head ne fait pas de la pop, ça non! Buldozer nous le prouve bien par exemple, mais tout l'album reste un monument de puissance et de violence, sauf qu'ici, la puissance s'associe à la mélodie pour nous gratifier finalement d'un bon album.
Il n'y a pas vraiment de points noirs, si ce n'est un manque d'originalité mais l'album reste relativement fade, d'une qualité constante mais sans véritablement de titres phares. Parfois néo parfois plus rétro (Trephination ou encore Defening silence) Supercharger ne nous surprend que très rarement et c'est son principal défaut. Autrement l'album reste dans la parfaite lignée de Machine Head et ne décevra pas les fans.

A écouter : Buldozer - Kick You when you're down