Extrait d’une conversation téléphonique :
« … oui donc c’est bon pour Houston Swing Engine ; sinon je t’envois bientôt le nouveau Lazy prochainement tu vas voir il cartonne »
Pendant ce temps dans la tête de Bacteries .o0(Comme d’hab, mais bon c’est le boulot d’un chargé de promotion)
« Merci, je te tiens au courant »
Quelque temps après, le CD trône sur mon bureau, la dernière fois que j’ai écouté du Lazy remonte à 2001, avec leur démo Nuthin' But Your Truth, une des premières chroniques du site d’ailleurs, le CD était sympathique et avait enthousiasmé No Fun, mais mes impressions étaient plus mitigées, le mélange heavy rock / power de ce groupe d’île de France ne m’avait pas plus enchanté que cela, et leur dernier EP 6 titres n’a pu atteindre mon conduit auditif. C’est donc sans grande espérance que j’enfourne la bête dans mon Pioneer PD-207 (la mode est a l’étalage dans les moindres détails de la vie de n’importe qui alors pourquoi pas moi ?) et là , ô désespoir, je vais devoir me ranger du coté du chargé de promotion et vous dire à quel point ce CD « cartonne ».
Lazy a foutrement progressé ! Désolé pour les esprits châtiés, mais l’usage de quelques grossièretés est quasi rendu nécessaire avec le rock fleurant bon le parfum nauséabond d’un bar miteux paumé en plein désert. Mais attention ne partez pas tout de suite, on ne donne tout de même pas dans le rock pour motard façon Black Label Society, enfin pas tout a fait.
Lazy propose en effet dans ces 11 titres un cocktail très particulier de rock pure souche (comme Black Label Society ou Gluecifer pour situer), mais de démarque, en y insérant des éléments venu de scène relativement proche comme une grosse influences des texans de Pantera (donc des compos lorgnant du coté du power métal ricain) ainsi que des passages bien plus rock « léger » comme peuvent le faire The (International) Noise Conspyracy, d’ailleurs citer Refused ne serait pas non plus une grossière erreur. C’est dire l’étendu des styles musicaux et la diversité que propose Lazy dans ce premier album.
Lazy fait preuve d’une maturité assez étonnante pour un premier album mais qui peut se comprendre vu le temps mis pour l’accouchement, on ne peut que les féliciter pour ce bébé détonnant dans le paysage rock français. A l’instar de Tokyo Sex Destruction (mais dans un style complètement différent) Lazy montre un véritable amour du rock et de ses dérivés (hard rock et power en tête) et cela fait du bien à entendre, un groupe sincère qui prend son pied à jouer et permet de prendre le notre.
Rock Against Rock est donc un album dont on devrait entendre parler en 2006, la qualité proposé sur ces 11 titres n’a rien à envier aux groupes évoluant dans un style similaire venu de Suède, USA, … Lazy a su se débarrasser des complexes franco français pour s’épanouir dans un album que l’on ne peut que recommander. Vivement la scène.
A écouter : Irresponsible Riot Act, Quite Another Story, …