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Biographie

Landmine Marathon

Landmine Marathon vout le jour en 2004 du coté de Phoenix, Arizona, autour de Ryan Butler déjà remarqué à travers, notamment, ses travaux avec Unruh. Le groupe bénéficie depuis ses débuts d'une relative stabilité pusiqu'il n'a connu que deux changements, ce qui permet à ses membres de rapidement se mettre au travail et de sortir pas moins de deux démos dès 2005 avant d'embrayer sur un permier album l'année suivante. 2008 marque cependant un tournant, Landmine Marathon prenant une direction un peu plus extrême via l'intégration massive de sonorités Death Metal dans son univers musical déjà très virulent. Suivent un split avec The Funeral Pyre et des dates avec des groupes tels qu'Eyehategod, Kylesa, Warcry ou encore des tournées en compagnie de Book of Black Earth en 2009 en attendant l'arrivée pour le printemps 2010 d'un troisième album.

Chronique

14.5 / 20
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Rusted Eyes Awake ( 2008 )

Landmine Marathon... hum... mais encore?. Graphisme dégueulasse, patronyme explicite: "c'est des poètes à tous les coups" . Et bien oui, effectivement, "encore une victoire de canard" comme on dit de nos jours. Ben ouais, autant le dire de suite, Landmine Marathon ça beugle, ça tache, ça cogne sans vergogne. Faudra repasser un autre jour pour la surprise et les petits gâteaux à l'heure du thé.

Ou pas. Landmine Marathon reste avant tout une bande de méchants garçons accompagnés d'une hurleuse parmis lesquels on retrouve nottament Ryan Bulter - ex-Unruh - bien moins connu pour avoir chantonné ballades champêtres que pour ses attentats sonores hardcorisants. Bon, voilà pour le décors. Et dans les faits?
LM se produit dans ce qu'aurait très probablement pu devenir le terrain de jeu les légendaires Acme de nos jours: un Metalcore originel hyper furax, agressif et vicelard... à ceci près que, pour le coup, plus ça va et plus le groupe bourre sa musique de Death Metal au point de finalement virer de bord. On oublie Wounded, place à Rusted Eyes Awake qui repousse un peu plus loin les limites de l'agression. Nous n'avons donc  plus à faire à un groupe de Metalcore au sens premier du terme mais, et c'est une certitude, encore moins à un groupe de Deathcore... ni vraiment à un groupe de Death Metal typique. Tout ce dont on est sur, c'est que Ryan et sa bande sont en mode "totally pissed off". La belle affaire.  Autant rapidement évacuer le débat sur l'étiquette, finalement assez peu digne d'intérêt : une fois l'écoute lancée les choses s'avèrent en fin de compte assez simples avec Landmine Marathon.
Rusted Eyes Awake attaque pied au plancher (Bile towers), propulsé et maintenu sous tension à grand coups d'un Death Metal thrashisant direct et sans fioritures d'obédiance Obituary et régulièrement relevé de grosses poussées bien grasses surement inspirées par une écoute assidue de Bolt Thrower (Xenocide, Skin from skull). Primaire et brut jusque dans la production, Landmine Marathon n'en oublie pas d'être malgré tout diablement efficace quand il le veut, offrant son lot de ralentissements à dévisser les têtes (Heroin swine), de soli simples mais bien placés et, surtout, en gardant ce petit coté "core" urgent hérité du premier album et des affinités musicales de ses membres, notamment via le chant (Red days, bled days). Il n'est du coup guère surprenant de finir par déceler des touches sludge au milieu de ce bourbier dégueulasse, ce qui n'arrange rien aux affaires du quintet qui était déjà très mal parti pour animer votre soirée du nouvel an dans la bonne humeur (enfin, c'est à vous de voir). L'ensemble peut parfois sonner un peu brouillon, trop peu porté sur les ambiances mais il semble que le groupe n'ait simplement pas souhaité s'encombrer de plus d'effets dans sa musique que de celui que pourrait inspirer la réception d'une volée de clous rouillés: instantanée, cinglante, et malsaine. On adhère ou pas. La durée de l'album (une demi heure) ne laisse de toute façon pas vraiment le temps d'y réfléchir.

Landmine Marathon est simple, hargneux, direct et franc, à prendre dans l'état. Le groupe n'invente pas grand chose mais sait en revanche très bien quelles notions se cachent derrière les termes "hargne" et "efficacité". Rusted Eyes Awake est par conséquent un disque tel une grenade à fragmentation: petit, rudimentaire, purement offensif, hautement explosif, qui frappe à l'aveugle et malgré tout encore d'une efficacité redoutable à une époque où on pensait que l'étalage de moyens et de technique aurait du signer son arrêt de mort. Ca fait mal et on ne compte les dégats qu'une fois le silence (rapidement) revenu. Au sortir de l'écoute on s'imagine sans problème revenir prendre de temps en temps une charge avec ce second album qui fait exactement ce qu'on lui demande en préférant remuer la poussière et tout ravager à son niveau plutôt que de péter plus haut que son cul et de se retrouver emmerdé, incapable d'assumer. Pas plus, pas moins. C'est ce qu'on appelle viser juste.

A écouter : en vitesse. Effet garanti.