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Biographie
Les bases de Lamb Of God sont jetées en 1990 alors que Mark Morton, Chris Adler et John Campbell vivent au même étage de l'université Virginia Commonwealth. Un nouveau guitariste, Abe Spear, se joint au groupe et Randy Blythe s'ajoute à la voix puis le groupe sort de ses sonorités instrumentales en 1994 connus alors sous le nom de Burn The Priest. Après deux demos, deux splits et une compilation, la formation avorte d'un album éponyme en 1999, avant que Abe Spear ne quitte Burn The Priest, laissant place au frère de Chris Adler, Willie Adler. Ainsi nait Lamb Of God.
Avec un nouveau nom et un nouveau label (Prosthetic Records), les américains sortent leur premier album en 2000 produit par Steve Austin (Today Is The Day) intitulé New American Gospel. Lamb Of God y délivre une musique inspirée du Thrash-Metal et du Groove-Metal de Pantera que l'on retrouve avec des similitudes dans l'attitude, les riffs et les thèmes abordés. En tournée pendant deux ans, Lamb Of God revient en 2003 avec As The Palace Burn, mais c'est surtout avec Ashes Of The Wake sorti un an après que la popularité du groupe augmente puisque le disque est largement apprécié et débute à la 27ième place du Billboard lors de sa première semaine de sortie. Killadelphia en 2005, rend compte de la tournée d'Ashes Of The Wake, édité sur support cd et dvd. Sacrament l'année suivante confirme la montée en puissance du groupe puisque l'album se place dès la première semaine à la huitième place du Billboard. Fort de ce succès, Lamb Of God accompagne Slayer, Mastodon, Children Of Bodom et Thine Eyes Bleed sur la tournée du Unholy Alliance Tour en 2006 dont le titre Vigil est d'ailleurs présent sur le dvd paru en 2007. En 2008 le groupe sort un troisième dvd, Walk With Me In Hell, qui témoigne de leurs prestation depuis trois ans un peu partout dans le monde notamment aux côtés de Megadeth, Opeth, Arch Enemy, ou Overkill. Wrath, petit dernier et cinquième album de la discographie sort en 2009.
Annoncée par de nombreux spécialistes du chaos planétaires, l'apocalypse
n'a pas eu lieu ce vendredi 21 décembre 2012, laissant sur le cul tout
un tas d'illuminés cons comme des chèvres à l'annonce de cette non fin
du monde. L'Aude ne s'en remettra pas. Que reste t-il de cette occasion
ratée de sortir machettes, lance-clous et masque à gaz ? Pas grand chose
me direz vous. Et bien si, il reste, comme à chaque réveil post
traumatique de la saint sylvestre un gros sac de résolutions...
C'est bon, vous voyez où je veux en venir ?
Un
peu oublié en 2012, le dernier album de l'agneau de dieu mérite
pourtant une place de choix dans toute cd-thèque qui se respecte,
d'emblée je vous le dis, ce Resolution est un petit bijou de violence, la bande son parfaite pour un réveillon à Bugarach...
Une pochette qui annonce la couleur post apocalyptique, une intro pesante (Straight for the Sun) suivie des déjà cultes chez les fans Desolation et Ghost Walking,
ce nouvel album envoie du gros, du lourd, du qui tâche dans la tronche,
pas de chichi, ça blast sec et c'est sans conteste un des meilleurs
démarrages d'album qui ne m'ait été donné d'écouter depuis très
longtemps. Si Lamb Of God avait quelque peu déçu avec Wrath,
qui loin d'être mauvais, avait tout de même laissé sur leur faim un bon
nombre de fans qui n'avaient rien eu de vraiment sérieux depuis un
moment, force est de constater qu'avec ce millésime 2012, nos rednecks
préférés ont mis la barre haute, très haute. Rien d'exceptionnel à
première vue me direz vous : c'est lourd, c'est fort, c'est bien fait et
ça donne des envies de mosh pits dans son salon. Certains diront que le
quintet tourne autour du même pot depuis quelques années. Soit.
Néanmoins le pot en question, ici, a été sacrément rénové et sans
changer la recette, on a dans nos oreilles un mastodonte du genre. Avec
quelque chose en plus.
La différence avec le petit dernier,
c'est cette dimension qu'ont les chansons à rester dans la tête, vous
savez, ce petit truc qui change un album de bon en très bon, intemporel,
le genre d'album que vous remettrez dans 10 ans, qui n'aura pas pris
une ride. Niveaux ingrédients, le groupe aura repris la recette utilisée
sur Wrath : une prod en béton, un son moins
crade (on aime, on aime pas, les avis sont partagés... moi j'adore), et
quelques nouveautés assez surprenantes : des variations sludgy (Straight for the sun), une voix (et quelle voix) omniprésente sur tout l'album qui révélera son lot de surprises (Blythe,
pour la première fois je crois, nous donne un aperçu de tout son talent
en alternant chant clair et rugissements), un son groovy clinquant (on
entend ronronner la basse et elle fait bien plaisir aux oreilles), des
compos léchées et originales (King me et son côté prog - orchestre symphonique, magnifique).
Côté
contenu, c'est plutôt un disque marathon avec plus d'une heure de
programmation, des compositions rentre dedans vraiment originales (Guilty, The Undertow, Insurrection, Visitation ...), parfois nuancées où violence, lyrisme (King me)
et sauvagerie se côtoient, le tout servant un album monolithique
brillant, d'une intelligence assez surprenante. Et c'est vraiment cette
touche d'intelligence au milieu de tout ce chaos, cette capacité à
magnifier des titres au premier abord banals qui fait de Resolution
un grand album, cette aura particulière d'album "renaissance" (je n'ai
pas peur de le dire) qui vous fera passer un putain de bon moment et
mettra définitivement le groupe en orbite, au panthéon du métal, le
vrai, celui qui fait mal aux dents. L'ombre de Pantera
n'est jamais très loin, mais ça c'est un peu facile à dire, et
musicalement le groupe a su tirer son épingle du jeu avec brio, on
retiendra alors de Resolution un jeu de batterie hallucinant, une basse audible, des solos inspirés et jamais anecdotiques, sublimés par un Randy Blythe vraiment en forme.
Héritiers de Pantera pour beaucoup, métal brouillon pour certains ou encore figure de proue du groove métal outre atlantique, Lamb of God
fait rarement dans la dentelle, et ça fait bien souvent plaisir ! Ce
nouvel album aux couleurs de fin du monde réussit à convaincre et peut
même se targuer de rivaliser de génie avec leurs premiers albums
cultes... Une chose est sûre, voir un groupe aussi talentueux passer le
cap des 10 ans avec tant de puissance et de réalisme ça fait sacrément
plaisir et cela n'augure que des bonnes choses pour la suite. Si je
devais résumer cet album je dirais que c'est du Lamb of God qui sonne
comme du Lamb of God (ça parait con mais c'est pas forcément évident),
en le faisant bien, et mieux, en ajoutant de petites nouveautés plutôt
osées qui élèvent le tout à un niveau encore jamais atteint par le
quintet. L'essayer c'est l'adopter, alors n'attendez plus ! Foncez !
A écouter : Quand vous avez la rage...
Nouvelle coqueluche du metal américain (la presse qualifie parfois la musique du combo de pure american metal), dans la droite lignée de Pantera, Lamb Of God pouvait largement asseoir son trône (Lamb Of God est énorme aux States) par un album aussi groovy que Sacrament datant de 2006… … sauf que, et c’est tout à l’honneur du groupe, Lamb Of God n’a absolument pas joué la sécurité sur son dernier opus, Wrath. Le groupe sort donc un disque brut de décoffrage, direct mais pas dénué de complexité.
Après une intro relativement douce, les trois premiers morceaux de la galette donnent méchamment le ton: In Your Words, Set To Fail et surtout Contractor (et sa fin totalement ravageuse !!!) sont tout simplement les trois meilleurs titres de Wrath. Brutalité, groove, riffs jouissifs et refrains terriblement accrocheurs sont bel et bien au rendez-vous. Lamb Of God poursuit la voie qu’il trace depuis quelques années en mêlant thrash moderne, metalcore et groove panteresque : une recette fort bien maitrisée par un groupe techniquement au point. S’il fallait d’ailleurs ne retenir la performance que d’un seul musicien, ça serait indiscutablement celle du batteur Chris Adler que l’on retiendrait : encore une fois il réussit la prouesse de mêler des patterns techniques syncopés à souhait avec un groove toujours omniprésent. Si le début du disque est aussi tonitruant, la suite se fait un poil moins emballante même si on note de très bons moments comme l’ultra efficace Broken Hands et encore Grace. Et on se dit finalement que Wrath n’est encore pas LE grand disque que l’on est en droit d’attendre de ce combo pourtant fort talentueux : quand sortiront-ils leur Vulgar Display Of Power ?? Un bon album donc qui permettra très probablement à Lamb Of God de rester dans les hautes sphères du metal américain … mais qui n’est pas encore le coup de massue espéré.
A écouter : Contractor, Set To Fail, In Your Words
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