Biographie

La Petite Bédéthèque des Savoirs

Partant du constat que l’un des derniers grands territoires inexplorés de la bande dessinée reste le champ immense des sciences humaines et de la non-fiction, le concept de La petite Bédéthèque des Savoirs est simple : il s’agit d’une collection de bandes dessinées didactiques qui associe un dessinateur à un spécialiste.
La petite Bédéthèque ne s’interdit aucun domaine du savoir : science, histoire, philosophie, littérature, droit, géographie, technique, zoologie, économie, théologie, etc… mais aussi des thèmes plus actuels, tels que la pop culture ou les questions de société.
Ces bandes dessinées ne sont donc pas construites comme des récits de fiction, mais comme des approches sérieuses, vulgarisées et ludiques.
Les volumes de La petite Bédéthèque des Savoirs sont donc des approches premières, des clés d’entrée, des invitations à aller plus loin.

Chronique

15 / 20
1 commentaire (10/20).
logo amazon

Le Heavy Metal ( 2016 )

Bon, autant le dire tout de suite, ce volume dédié au Heavy Metal de La Petite Bédéthèque des Savoirs ne m’inspirait pas confiance. Non pas que le sujet m’apparaissait au premier abord mal traité, mais résumer / amorcer le sujet sur 70 pages me semblait trop court. De fait, les auteurs Jacques de Pierpont et Hervé Bourhis ont un CV à faire rougir, mais c’est ici en quelques feuilles qu’ils devront s’imposer.

Après un avant-propos de David Vandermeulen, le livre aborde dans un ordre chronologique différents aspects de la musique. Sous ce titre de « Heavy Metal » se cachent des informations sur Black Sabbath, Mötörhead, Metallica, Nirvana ou même Body Count : de fait, le titre aborde plutôt le Metal dans la partie la moins extrême (oubliez le Black Metal et le Death Metal, qui feront l’objet d’une page chacun), en présentant quelques groupes et faits notoires.
Quant au trait, il faut reconnaître qu’il est agréable et permet de reconnaître aisément les musiciens présentés, tout en gardant un aspect brut jouant sur peu de variations dans la palette chromatique. Rouge, noir et gris seront les seules couleurs que vous découvrirez en parcourant l’objet encré par Hervé Bourhis. On pensera à son travail sur Le petit livre de la Bande dessinée plus que cela de Le petit livre Rock, notamment dans la manière de dessiner les musiciens. Rien à redire sur cet aspect, y compris sur le découpage des planches, chaque page étant très facilement lisible et indiquant le style / groupe évoqué.

Là ou ce livre atteint ses limites, c’est qu’il apporte une base pour un néophyte, et qu’au final l’auditeur habitué à ces styles risque d’y trouver un intérêt limité. Synthèse de beaucoup d’indications / groupes (évoquant Marilyn Manson, Mastodon ou Crowbar, il faut le reconnaître), ce condensé permettra de (re)jeter une oreille à certains albums ou certaines époques (et se souvenir de quelques anecdotes) plus qu’à apprendre des informations de la qualité des pavés de Camion Blanc (et j’insiste, la volonté première n’est pas la même). Si vous voulez savoir quels sont les albums ayant le plus de BPM, le nom de l’illustrateur de certaines pochettes de Slayer ou le lien entre ACDC et le serial killer Richard Ramirez, feuilletez ce livre.

Ce volume est donc à prendre pour ce qu’il est, une manière de découvrir le Heavy Metal (et certains de ses dérivés) et non pas une encyclopédie dédiée aux connaisseurs. Les quelques anecdotes ne révéleront rien d’inconnu, mais Heavy Metal pourra être un petit cadeau sympa au final pour celui qui veut faire découvrir cette orientation musicale. Autant se jeter sur les pavés suggérés en fin de l’ouvrage si vous souhaitez vraiment apprendre des choses ou découvrir la scène en profondeur.

A écouter : ou 10/20 si le lecteur connaît déjà la plupart des informations.