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Titre : Gods Of Violence Année : 2017
Nombre de titres : 11

Tracklist
1 - Apocalypticon
2 - World War Now
3 - Satan Is Real
4 - Totalitarian Terror
5 - Gods of Violence
6 - Army of Storms
7 - Hail to the Hordes
8 - Lion with Eagle Wings
9 - Fallen Brother
10 - Side by Side
11 - Death Becomes My Light
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Label : Nuclear Blast Records
Collection : 1 membre possède cet album.
Moyenne lecteurs : 17/20 (3 avis dont 2 avec commentaire)


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Commentaires

V.N.A. 16 / 20 Le 25/10/2017 à 17H43

L'appel a résonné il y a quelques mois de cela. J'avais beau entendre les tambours de guerre, je n'en ai pas tenu compte, sceptique que j'étais. Tant de soi-disant prophètes l'ont annoncée en vain qu'on a fini par croire le monde immortel, immuable. Et pourtant, la fin est là. Le livre de l'apocalypse a été ouvert. Déjà le ciel vire au rouge tandis que la terre se gorge du sang des morts.
Comment est-ce arrivé ? Et comment le saurais-je ? Une succession d'attaques inconsidérées, ou au contraire un plan établi de longue date. Peut-être une seule goutte de sang qui a fait déborder tout un océan de haine. Quand j'ai compris que la guerre était sur nous, j'ai aussi compris qu'elle avait débuté depuis bien longtemps. Elle achevait juste de se répandre. La guerre totale, la vraie. Difficile de discerner les camps quand les trahisons se nouent plus vite que les alliances, et que les destructions semblent aléatoires.
Notre Terre brûle, et nous n'avons rien trouvé de mieux que de nommer le responsable Satan... Oh, pas celui de la bible, cela reviendrait à admettre que son Dieu existe aussi, et seuls les plus désespérés d'entre nous croient encore qu'Il va les sauver. J'ai vu un homme se faire faucher pendant qu'il priait, agenouillé ; je n'ai pris conscience d'avoir fui que bien plus tard, presque étonné de me découvrir encore en vie. Mais pour en revenir au propos, notre Satan est réel, bien qu'invisible : c'est la part d'obscurité présente en chacun de nous, d'autant plus développée chez ceux qui sont rongés par la soif de pouvoir. En un sens, Satan, c'est ceux qui ont tout orchestré, consciemment ou non, et qui blâment un nouveau bouc-émissaire à chaque jour qui passe pendant qu'ils tentent de s'ériger en modèles de vertu. À nous écraser de leurs contrevérités, à nous abreuver de pains et de jeux durant les périodes d'accalmie afin de nous contenir et nous dominer ; accusez-les ouvertement de faire régner une terreur totalitaire, et comptez les jours avant qu'il ne vous arrive un accident... Mais quelque part, ce démon que nous sommes si prompts à accuser, c'est aussi moi, quand je me commence à voir en les autres rien de plus que des concurrents pour la survie. Je me résiste à moi-même, tout comme je leur résiste à eux, pour qui la guerre n'est qu'une opportunité. Nous leur résistons. Dans l'ombre.
À ce stade, rien de surprenant à leur émergence : les dieux de violence se dressent en un nouveau panthéon. Des dieux froids et cruels, titans de métal ou nuages de drones, ils s'infiltrent dans chaque réseau, nous épient depuis le ciel autant que depuis nos propres objets connectés. Ceux qui croyaient échapper aux tueries, ou qui espéraient simplement qu'elles cessent bientôt, ceux-là en sont pour leurs frais. Premier commandement : tu tueras. Intelligence artificielle décidée à nous éliminer ? Le fameux fantôme dans la machine qui aurait pris le contrôle ? Simple question de statistiques gérée par ceux qui nous dirigent dans l'ombre ? Les théories vont bon train, mais au fond, quelle importance ? Comme si ça ne suffisait pas, une nouvelle race de fanatiques se lève à son tour. Ils érigent des temples à la gloire de leurs nouveaux dieux, tout enclins à massacrer les infidèles... exterminer ceux qui ne vénèrent pas le désormais sacro-saint carnage. Ils sont une armée, une tempête qui ravage tout sur son passage.
Et pourtant, par quelque miracle, nous survivons. Oh, certes, pas beaucoup d'entre nous, en proportion. Mais nous étions tellement nombreux à l'origine, les humains sur Terre, pour que les chiffres ne signifient plus grand-chose. Alors nous, les survivants, nous nous organisons. Nous formons désormais des hordes, soudées et unies. Ceux qui rejetaient le monde moderne, qui vivaient selon d'anciennes coutumes, marginaux ou ignorés dans un passé récent... Ce sont eux qui nous guident à présent, malgré les doutes que peuvent entretenir les sceptiques comme moi. Si j'approuve globalement, difficile toutefois de ne pas se demander : à quoi riment ces rituels fumeux ? Ce n'est qu'au moment où je suis désigné pour en faire moi-même l'expérience - est-ce que j'en ai envie ? pas vraiment, mais j'ai moins envie encore de refuser ouvertement - que je comprends que l'élévation n'est pas un simple mythe. Je préférerais ne pas y croire, mais cet enfer vu du ciel est bien réel. Ma monture dans cette vision, une sorte de lion possédant les ailes d'un aigle, n'est probablement rien de plus que le fruit d'un fantasme étrange, mais les informations relevées, elles, sont tout à fait pertinentes. Me voilà un éclaireur parmi d'autres, invisible, à côtoyer les nuages. Nous observons l'ennemi à son insu, et ce que nous voyons n'a rien de réjouissant. Une conclusion sans appel. Quelle ironie : afin de préserver la vie, il nous faudra nous battre. Et tuer... ou être tués.
Une dernière cérémonie avant de nous mettre en marche, à la mémoire de tous nos frères tombés. Marquée non par le chagrin, mais par une détermination renforcée : ensemble, nous sommes forts. Ensemble, nous pouvons survivre et faire en sorte que leur mémoire se perpétue. Alors quand la fuite cesse de constituer un recours, nous nous dressons à notre tour. Côte à côte, galvanisés par la force des rejetés ou des "inadaptés" de l'ancien monde. Ensemble, nous combattons.
Un combat perdu d'avance, m'affirme tristement une part de mon esprit. Une victoire assurée, clame l'autre, la partie naïve : après tout, le bien est de notre côté. Et puis, je ne peux tout de même pas mourir. Si ?
C'est avec cette pensée à l'esprit que je suis fauché à mon tour.
Alors ces idées stupides désertent mon esprit Cette incertitude me quitte. Je crois simplement que le combat est sans fin. Les victoires ne sont que provisoires, et j'ai fait ma part. Je ne suis ni surpris ni outré... simplement soulagé. La lumière au bout du sombre tunnel de la vie. Qu'elle m'emporte ! Je suis si las...
Et pourtant, je me sens tiraillé. Comme si... on voulait me ramener. Vers ce monde de confusion, de haine et de tragédie
Quand enfin la paix s'offrait à moi... Pourquoi ?

alexkid_666 18 / 20 Le 27/01/2017 à 14H46

2017 commence très très bien!!!
Monstrueux, brutal, un brun mélodique, en gros c'est DU KREATOR!!!!
Voilà ce qu'on appel un groupe de metal qui se fait et nous donne du plaisir (pas comme certains groupes dont je ne citerais pas le nom qui nous on pondu un nouvel album bien pourri en 2016).
Courez l'acheter (la version deluxe, de préférence)