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Biographie

Khoma

Khoma est né en Suède (à Umeå déjà célèbre pour avoir été le berceau de groupes comme Refused, Meshuggah, Cult Of Luna, ...) en 2002, amis d'enfance le line up est composé de Jan Jamte, Johannes Persson (de Cult Of Luna) et Fredrik Khilberg le trio à géométrie variable selon  nous propose un rock éthéré lorgnant parfois vers des tonalités plus dures (n'oublions pas que l'univers de Cult Of Luna n'est pas loin) mais surtout vers un post rock qui n'est pas sans rappeler Sigur Ros.
Leur premier album sort en 2004 (Tsunami, ça ne s'invente pas, même si le nom ne vient pas de l'événement tragique car sorti avant), à seulement 1000 exemplaires très vite écoulé et donc réédité, le groupe surpris par le succès de son album démarre l'écriture de son nouvel album sans encore être signé. C'est chez Roadrunner qu'on les retrouvera finalement, ils sortent alors The Second Wave, composé d'anciens et de nouveaux titres restant dans la continuité de leur première production. Le groupe réalise une série de concerts et donne peu de signes de vie jusqu'à A Final Storm, début 2010.
Le trio ne considère pas Khoma comme un véritable groupe mais plus un projet / collectif dans lequel ils aiment se retrouver, chacun étant occupé par son propre groupe (Cult Of Luna, The Perishers, The Deportees); live le line up est d'ailleurs changeant (il n'y a pas de line up fixe, d'où le coté « collectif » voir familial du groupe).
Autre particularité du groupe : son engagement politique; les sujets abordés sont nombreux et seront, selon notre schéma centenaire, « de gauche » : féminisme, anarchisme, environnement, ...

14.5 / 20
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All Erodes ( 2012 )

Khoma vibre toujours autant. Après un Final Storm un brin décevant face à The Second Wave, le combo propose All Erodes, compilation de titres écrits entre 2002 et 2012. Sur ce type de disque, on est généralement un brin déçu, les morceaux y étant souvent inégaux et parfois vite oubliés.
Néanmoins, All Erodes, c'est du Khoma comme on les connait si bien. Un Rock lancinant, avec quelques envolées et surtout un chant qui se révèle l'atout majeur des Suèdois. Alors même pour ces raretés, Khoma s'en sort très bien. "Just Another Host", "Dead Seas", "Dead Throes" ou "Armo", autant de titres qui s'inscrivent dans la continuité de The Second Wave. Entre mélancolie et passion, le combo arrive, avec ces quelques compositions, à égaler la qualité de A Final Storm.

On retrouvera ces côtés un peu rugueux (le riff d'intro de "Winter Came Upon Us", sans doute l'un des meilleurs morceaux présents sur All Erodes), côtoyant quelques envolées plus aériennes ("Armo", avec une série de vibrations continues) : 8 titres, si l'on omet le remix, et tout autant d'ambiances, assez proches mais suffisamment nuancées face aux précédents opus. Toujours entre Rock et PostRock, Khoma joue encore sur la corde de la sensibilité, flirtant avec quelques airs de CoL ("Eyes of the Sun") et on peut aisément deviner que certains morceaux ont été composés à l'époque du premier opus.

Petite déception toutefois pour le remix, à mon sens totalement sans intérêt, encore plus sur le fait qu'il est le seul présent de ce registre et qu'il n'apporte rien au disque en lui même. On aurait aimé soit en avoir plus, soit avoir un autre titre en remplacement. Fait non négligeable, mais les différentes compos ont été imaginées entre 2002 et 2012 et enregistrés cette année, ce qui donne une production homogène et une cohérence à l'ensemble.

All Erodes n'a beau être qu'un album de titres épars et parsemant l'histoire du combo mais cela n'empêche pas Khoma d'être poignant, comme sur The Second Wave.

A écouter : Dead Throes, Winter Came Upon Us
14.5 / 20
2 commentaires (16/20).
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A Final Storm ( 2010 )

Explosant avec The Second Wave, Khoma a attendu 4 longues années avant de livrer un nouvel album. Et puis A Final Storm est sorti, trop discrètement, sans artifices, avec juste quelques supports de communication qui se seront perdus au détour des sentiers froids de Suède. Les ingrédients n'ont que peu changé : guitare / basse / batterie / piano, avec un chant "divin à souhait" et il n'y a rien de nouveau sous le vent froid nordique. De fait, on pourrait mélanger les titres de The Second Wave et A Final Storm entre eux, ne remarquant les changements de disque que via quelques changements de production et baisses de régime. Mais ne prenez pas un air perplexe durant ces quelques 48 minutes ! Khoma pond quand même une paire de morceaux forts, parfois poignants (In It For Fighting, Inquisition) et à d'autres instants plus rentre-dedans (l'excellente ouverture via Army Of One ou le rythmé Osiris). On retrouvera ainsi quelques similitudes avec Scraps Of Tape, même si les derniers ont pris un chemin plus Rock sur Grand Letdown. Ce qui blesse au final, c'est ce sentiment que les Suédois peinent à faire un disque du calibre du précédent. A Final Storm est bon, mais souffre de l'ombre de son grand frère, des ensorceleurs Through Walls ou Asleep, ce qui le rend presque fade si les 2 se succèdent dans le lecteur.

Pourtant, avec le recul, tout se joue à peu de choses. Les nouvelles compositions sont moins fédératrices, manquent parfois d'un refrain porté à bout de bras (tel celui de One Of Us Must Hang) mais n'en sont pas moins riches et séduisantes (All Like Serpents). Néanmoins, Khoma éblouit encore sans forcer le ton, prend le temps de poser ses rythmes et peaufiner ses envolées (The Tide, From The Hands Of Sinners) et rien n'est plat, vide ou sans âme, même lorsque quelques échos de Cult Of Luna parviennent aux récepteurs auditifs (A Final Storm). A la manière d'un Sigur Ros, le chant y est pour beaucoup puisque c'est en partie grâce à ce timbre aussi pur qu'un fjord isolé que le trio séduit.
Les éclats de lumière de A Final Storm peuvent être ternis par l'aura de The Second Wave sur le ressenti final : ce nouvel album y perd pas mal en saveur, même si les morceaux tiennent largement la route. Il faudra sans doute écouter ce cru 2010 d'une oreille différente pour ne pas en garder quelques souvenirs trompeurs.

A écouter : avant The Second Wave...
16 / 20
1 commentaire (16/20).
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The Second Wave ( 2006 )

La Suède est un pays fantastique, modèle économique et social, une ouverture d'esprit à faire pâlir notre soit disant Culture avec un grand C, pays où être une blonde plantureuse (ou blond aux yeux bleus ultra sexy) est banal, pays de groupes au talent indéniable : Refused, Meshuggah, Cult Of Luna (et Ace Of Base) on ne peut qu'être ébahi devant tant de réussite.
Et ce The Second Wave va encore enfoncer le clou, originaire de la même ville que les groupes précédents cités (mis a part Ace Of Base), composé de musiciens issus de milieux musicaux distincts il va combiner les différentes influences de chacun pour un résultat plus qu'alléchant.

Les premières seconde de The Second Wave feront une entrée en matière parfaite, résumé en quelques seconde la substance de cet album : du rock qui se faufile entre les styles, indéniablement post rock avec un coté Sigur Ros, une once d'oppression et de son plus lourd que l'on attribuera vite à Johannes Persson (et dont on a déjà dit beaucoup de bien cette année avec Cult Of Luna), une voix incroyablement belle à placer sur le grand échiquier des ressemblances pas loin de Jon Crosby (VAST), Dan Black (The Servant) et Thom Yorke (Radiohead). Si Cult Of Luna a étiolé sa fougue dans la douceur du post rock Khoma pourrait en être l'opposé, ce que COL à pris en post rock Khoma le récupère en dureté. Certes Khoma n'a rien de « core » (post, pré ou quelque soit le préfixe que vous utilisez) mais on retrouvera ici et là des riffs qui y feront indéniablement penser (comme dans Through Walls); la teneur principale sera elle plutôt rock / post rock; beaucoup de morceaux feront penser (et notamment grâce à la voix vraiment proche sur certains titres) à VAST.
Khoma porte bien son nom et risque fort d'en amener beaucoup dans un état second, des morceaux comme Like Coming Home ou Asleep sont taillés pour ce genre d'expérience; éthérés, aérien et cotonneux, tout est réuni pour nous faire partir loin. Et dans ces envolées angéliques il ne faut pas oublier qu'en filigrane les textes critiquent la société dans laquelle nous vivons, en particulier sur la hiérarchie par le sexe qu'elle impose. Khoma est bel et bien un groupe féministe, engagé mais surtout incroyablement doué.

Ce The Second Wave n'est pas un album novateur, dans le sens où il n'apporte rien de spécialement nouveau. Mais il utilise ce qui a déjà été fait et le porte à bout de bras dans une tension palpable, tant dans le chant divin à souhait, que dans la musique qui même si la plupart du temps saura rester calme et douce deviendra l'espace de quelques instants impétueuse; histoire de nous rappeler la teneur des propos peut être. L'année 2006 est décidément riche en sortie de qualité, cet album en fait partie et on ne peut que se réjouir de voir Khoma sortir de sa suède natale.

A écouter : Like Coming Home, Asleep, Last Call
Khoma

Style : Post-Rock / Rock
Tags : -
Origine : Suède
Site Officiel : khoma.net
Amateurs : 37 amateurs Facebook :