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Biographie

Kadavar

Chtristoph Lindemann (Guitare / Chant), Mammut (Basse) et Tiger (Batterie) aiment Black Sabbath, Led Zeppelin et Hawkwind. Originaire de Berlin, Kadavar sort un premier album éponyme en 2012 chez Tee Pee Records et This Charming Man Records. Il est le témoin de leur passion pour les années 70, le Hard-Rock à l'ancienne, le psychédélisme et les fringues kitsch.

Chroniques

Berlin Kadavar
15 / 20
5 commentaires (12.9/20).

Berlin ( 2015 )

Rares sont les musiciens qui franchissent le portail du succès dès le premier album, et le sont encore davantage ceux qui, dès le second, sont signés chez l’un des plus importants labels de Metal et dérivés tels que Nuclear Blast Records. C’est pourtant le cas du trio allemand Kadavar qui, à la suite des réactions plus que positives vis-à-vis de leur très rétro album éponyme, se sont vus approcher par le monstre germanique. S’ensuit alors la sortie d’Abra Kadavar en 2013, légèrement moins encensé que son prédécesseur, et au courant de l’été 2015 le dernier né : Berlin.

On y retrouve une tripotée de riffs spontanés et dynamiques, une voix rayonnante accompagnée d’une généreuse dose de réverb’ ainsi que de sympathiques lignes de basse, enveloppantes et bluesy à souhait. Toujours axé sur les sonorités old-school et ayant marqués la décennie seventies, Kadavar livre une musique très chaude et joyeuse, mêlant mélodies entraînantes et inspirées au son craquelant et fuzzy de leurs guitares.

Mais si l’on retrouve les ingrédients propres aux deux premiers opus, on constatera tout de même un indéniable changement : Berlin s’éloigne des productions rétros et « brouillonnes » des années 70 pour quelque chose de beaucoup plus net au détriment de leur aspect psyché. Kadavar et Abra Kadavar œuvraient dans le revival Hard Rock seventies pur tout en mettant l’accent sur le psychédélisme ; Berlin lui, est d'avantage axé sur des morceaux accrocheurs et dynamiques, même s’il conserve une indiscutable dimension old-school. La musique de Berlin, à la croisée de groupes de Stoner tels que Clutch et de formations Doom vintage à la sauce Uncle Acid And The Deadbeats, laissera peut-être les amateurs de la première heure quelque peu déçus ou tout du moins, désappointés. Et pourtant, malgré la présence de quelques pièces peu captivantes (See The World With Your Own Eyes ou le single The Old Man), cette dernière production du trio germanique comporte son lot de pépites telles que Last Living Dinosaur ou le très enjoué Thousand Miles From Home.

Berlin marque donc pour les allemands une rupture avec la ligne artistique de leurs débuts, sans pour autant perdre en qualité. L’album se termine d’ailleurs sur Reich Der Traüme, élégante reprise du délicat morceau de Nico (ayant œuvré aux côtés du Velvet Underground). Là encore, ceux qui suivaient la formation depuis leur commencement n’y trouveront pas forcément leur compte, mais qu’importe, Kadavar clôt en beauté un album rafraîchissant en rajoutant une sophistication et une touche personnelle intéressante à un morceau déjà très pénétrant. Chapeau les artistes.

A écouter : Last Living Dinosaur, Thousand Miles Away from Home, Reich der Traume
16 / 20
5 commentaires (15.9/20).
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Kadavar ( 2012 )

Ne vous fiez pas à leur look kitsch so 70's, Kadavar est bien un groupe actuel. Pourtant, leur musique s'inscrit en plein dans les années psychédéliques, le mighty Black Sabbath en porte-étendard. Le genre de très bon revival Hard-Rock / Psyché / Stoner / Trad Doom qui n'a pas à rougir de ses ainés.

Autant cerner le truc dès le départ, Kadavar fait irrémédiablement penser à ces groupes des années 70 : Black Sabbath en tête, Led Zeppelin et Hawkwind qui talonnent de près. Puis bon, c'est pas comme s'ils essayaient de cacher leurs influences, vu leur tête, leurs fringues et le son tout de suite reconnaissables dès les premières notes de guitares. Et si vous voulez des comparaisons avec des groupes pas à l'aise avec leur époque, c'est par exemple du côté des Witchcraft ou des Horisont qu'il faudra chercher. Encore une fois, rien qui réinvente la roue, mais comme l'avoue leur label ("You can’t reinvent the wheel, but you can roll it!") Et honnêtement, ils font bien car on s'en taponne largement de bousculer soixante ans de Rock 'n' roll quand on entend Kadavar, surtout que ces trois gars jouent malgré tout à leur manière.

Parce que les trois gars de Kadavar ont plein de bonnes idées sous le capot. Une manière de nourrir un Rock en constante ébullition où le fuzz et le groove dégouline de leurs compositions. Kadavar c'est des riffs Rock'n roll imparables comme sur All Our Thoughts, des distorsions blues jouissives, des guitares gorgées de chaleur, du fuzz et de la wah-wah qui débordent et craquèlent les amplis. Mention spéciale à la basse, rondelette, savoureuse et entêtante (Black Sun / Goddess Of Dawn) soutenu par un batteur super énergique. Des abîmes de leur Rock impie, d'où monte une voix hallucinée et envoutante, noyée dans ces panaches de fumées aux couleurs chatoyantes, les allemands prouvent qu'ils ont une parfaite maitrise du psychédélisme comme sur les 8 minutes délirantes de Purple Sage. Notons un mixage intéressant qu'il est utile de préciser et qu'une écoute au casque rendra plus visible. La section rythmique (basse / batterie) est mixée plus fortement d'un côté alors que la guitare et la voix sortent plus nettement de l'autre. Côté production là aussi, c'est à l'ancienne, avec un son qui craque, une basse nettement mise en avant qui capte toute la saveur des années 70.

Comme à son habitude, Tee Pee Records (Ancestors, Naam, Truckfighters...) (en coopération avec les tout récents This Charming Man Records) nous livre un excellent disque avec cet éponyme de Kadavar et demeure irréprochable en matière de sorties Stoner / Psyché / Doom. Vous aimez le Rock occulte? Il serait dommage de passer à côté de ce qui s'annonce comme l'une sorties les plus remarquables de 2012.

A écouter : hell yeah!