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Biographie

John 5

John 5, de son vrai nom John Lowery est né le 31 juillet 1971 à Grosse Pointe dans le Michigan, aux États-Unis. Il est connu du grand public pour avoir été le cinquième guitariste de Marilyn Manson, ce qui lui vaut son surnom. Actuellement, il est le guitariste de Rob Zombie. John commence à jouer de la guitare à l’âge de sept ans, encouragé par ses parents, mais c'est à l'âge de 18 ans que sa carrière débute en tant que guitariste de studio après avoir déménagé à Los Angeles.

Son premier groupe en Californie fut Alligator Soup, avec lequel il eut l’occasion de rencontrer Rudy Sarzo de Whitesnake, ce qui lui donna sa première vrai exposition sur la scène Rock. Avec Bob Malette, producteur de Tracy Chapman, Rob Halford (Judas Priest) ou Black Sabbath, John travaille sur de nombreux projets tels que faire la bande annonce d’émissions de télévision, de films ainsi que la musique de certaines publicités. John se fait ensuite enrôler par Lita Ford et fait la première partie de Kiss. Il crée une grande amitié avec les membres de Kiss, et notamment Paul Stanley avec lequel il collabora plus tard sur son album solo, Live To Win en 2006. Il enchaine ensuite avec quelques groupes, dont notamment celui de Rob Halford sur son projet solo. En 1996, John doit auditionner pour le rôle de guitariste pour Marilyn Manson, mais arrive en retard et c’est finalement Zim Zum qui obtient le poste. John retravaille alors avec Rob Halford sur son projet 2wo. Le groupe ne tient pas longtemps, mais fait le Ozzfest en 1997 avant de se séparer. Ensuite John est enrôlé pour jouer avec David Lee Roth (ex Van Halen) sur son projet solo.

Mais c'est surtout en 1998 que le guitariste se fait connaître du grand public en se faisant embaucher par Marilyn Manson pour remplacer Zim Zum. Manson lui donne alors le nom de John 5 car il est le cinquième membre du groupe. Il joue pour la première fois lors du Mechanical Animal Tour, puis collabore sur les albums Holy Wood (In The Shadow Of The Valley Of Death) et The Golden Age Of Grotesque. Pendant ces années il continue son travail de musicien de studio pour des artistes d'horizons variés comme Garbage, David Lee Roth ou Avril Lavigne. Mais la relation que avec Marilyn Manson est très conflictuelle car John 5 ne consomme ni alcool ni drogue comme le reste de la bande, ainsi en 2004 le guitariste quitte le groupe et s'en va vers une carrière solo.

Il sort donc son premier album, Vertigo, la même année qui sera suivit par Songs For Sanity en 2005. John 5 décide ensuite de créer son propre groupe, nommé Loser. Il travaille avec les membres du groupe sur leur premier album, mais il doit les quitter pour se donner complètement avec Rob Zombie qui l’avait engagé pour jouer sur l’album Educated Horses et sur la tournée suivante. Malgré ses différentes collaborations, John 5 prend le temps d'enregistrer régulièrement des albums solo puisque The Devil Knows My Name sort en 2007 et Requiem en 2008. En 2009, le guitariste compose pour Hellbilly Deluxe 2: Noble Jackals, Penny Dreadfuls And The Systematic Dehumanization Of Cool de Rob Zombie puis sort un disque de remix, Remixploitation. Son dernier album solo en date, s'intitule The Art Of The Malice.

Sur scène avant d'être sponsorisé par Fender, John 5 a longtemps utilisé des Ibanez. Depuis, Fender lui a réalisé plusieurs modèles signature comme la Tele J5 HT, la Tele Triple Deluxe J5, la Tele J5 Bigsby et enfin la J5 Acoustic.

Chronique

14.5 / 20
2 commentaires (15.25/20).
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The Art Of The Malice ( 2010 )

Et de six. L'ex-guitariste de Marilyn Manson est décidément bien prolifique depuis qu'il a débuté sa carrière solo en 2004 avec l'album Vertigo. The Art Of The Malice est donc le sixième album de John 5 en l'espace de... six ans. Il avait effectivement déclaré à la presse souhaité réaliser un album solo par an. Un rythme qui est jusqu'ici bien tenu et on ne compte pas les diverses collaborations avec Rob Zombie, Lynyrd Skynyrd ou Scorpions par exemple. Mais c'est aussi tout logiquement qu'on se questionne sur ce que The Art Of The Malice apporte de plus dans la discographie du musicien?

Et bien pas grand chose, puisqu'on ne trouvera pas ici une évolution artistique, ni de nouveaux éléments par rapport à ce qu'il composait sur ses précédents opus. Sauf qu'on s'y attend à l'avance et qu'on ne vient pas écouter un disque du guitariste pour cela. Et tant mieux parce que si The Art Of The Malice est assez semblable aux autres productions, il demeure aussi de qualité et ce notamment grâce au songwriting toujours inspiré de son auteur. Comme à son habitude, John 5 ne parle pas que de Metal sur son disque puisqu'on retrouve son attirance pour le Blues et la Country sur des morceaux comme J.W. et Steel Guitar Rag. C'est d'ailleurs une des forces de John 5 de mélanger ces genres, d'alterner son clair et disto toute dehors plutôt que d'écouter douze pièces de Metal-Progressif d'une traite qui nous aurait gavé dès la troisième. The Art Of The Malice est à ce compte là sans doute l'album le plus varié de John 5. Entre l'entrainant The Nightmare Unravels et la ballade Folk très Led Zeppelinienne, The Last Page Turned, le guitariste signe là un disque qui passe d'un genre à l'autre, de la découverte du far west aux passages hispanisant d'I’ll Will Or Spite.

L'autre tour de force de John 5, et cela se retrouve également sur ses précédentes sorties c'est que le guitariste ne demeure pas ici que dans la démonstration pure. Certes il y en a et certains plans sont vraiment bluffant, mais ce qui est important aussi dans ses compositions, c'est la façon de placer un motif, un riff, un rythme complètement accrocheur entre deux sweeping. Il faut bien le reconnaître, si des gratteux comme Steve Vai ou pire, Ygnwie Malmsteen, vous sortent par les yeux ou par tout autre orifice servant à rendre de la nourriture, John 5, lui, sait sortir la mélodie qui frappe et reste logée dans la tête après deux écoutes. Très accessible, The Art Of The Malice l'est, avec ses rythmiques bétonnées et ses morceaux qui vont à 200 à l'heure, John 5 signe toujours des morceaux hyper énergiques (Ya Dig) dont leur vitesse n'a d'égale que la virtuosité de son créateur.

Certes la prise de risque sur ce disque est quasiment nulle (et la pochette sacrément moche), toujours est-il que ceux qui ont aimé les autres productions du musicien jusqu'ici ne devraient pas être désorientés. The Art Of The Malice manifeste encore une fois le talent de composition de John 5 et prouve aussi que les disques de virtuoses de la guitare ne sont pas forcément synonyme de chiant ou seulement adressés aux branleurs de manche.

A écouter : The Nightmare Unravels, Steel Guitar Rag, The Last Page Turned