Albums du moment
Pochette Fallow
Pochette Material Control
Pochette Eroded Corridors Of Unbeing Pochette The Dusk In Us
Découverte
Pochette Démo

logo Iron Man

Biographie

Iron Man

Iron Man est lancé en 1988 à l’initiative de John Morris qui décide de faire évoluer son projet Force en tribute band en l’honneur de Black Sabbath. Il recrute donc des musiciens et choisit subtilement Iron Man comme patronyme. Trois démos montrant l’évolution du groupe au-delà du simple statut de tribute band lui permettent de décrocher un deal chez LE label doom de l’époque, Hellhound Records. S’en suit l’enregistrement puis la sortie en 1993 d’un premier album intitulé Black Night, qui ne restera pas fils unique bien longtemps puisqu’un deuxième opus voit le jour dès l’année suivante sous le titre de The Passage. C’est à cette époque que Morris se serait vu proposé par Lee Dorrian une place au sein de Cathedral, mais il aurait refusé à cause de problèmes personnels. Generation Void, troisième album du groupe, en fait plus un projet qu’autre chose puisque pour ce disque comme pour ses prédécesseurs Morris rassemble des musiciens différents, sort en 1999. S’en suit une période trouble faite de départs prématurés, de concerts ratés, d’autres départs et d’autres tournées avortées, période qui durera jusqu’en 2007 puisque seul un live album –d’aucun dirait 'bootleg officiel'–  sort en 2006, Live in Cincinnati, enregistré en l’an 2000. Finalement, le line-up se stabilise. L’EP Submission voit le jour en 2007, et il est suivi par le quatrième album studio du groupe, intitulé I Have Returned, qui sort en 2009. Pour l’anecdote, on désigne parfois le groupe comme 'Blacker than Black Sabbath' du fait de la présence de deux musiciens afro-américains…

Line-up :
"Iron" Al Morris III (guitare)
Joe Donnelly (chant)
Louis Strachan (basse)
Dex Dexter (batterie)

Chronique

15.5 / 20
0 commentaire
logo amazon

South Of The Earth ( 2013 )

Avec un nom pareil, on sait forcément où l'on met les pieds. Hommage absolument pas déguisé au maître du sabbath noir, Iron Man en arrive, mine de rien, à ses deux décennies d'existence, marquées par un gros passage à vide dans les années 2000. On croyait le groupe remonté en selle en 2009 avec I Have Returned, mais les galères de line-up ont eut raison de sa motivation et ce n'est que finalement qu'en 2013 avec ce South Of The Earth et d'une signature chez Metal Blade Records, que les américains refont surface, définitivement on l'espère.

La venue de Dee Calhoun au chant et de Jason Waldmann derrière les fûts tend à rassurer immédiatement les amateurs du combo. Le riff d'ouverture sur le morceau éponyme te chope sans prévenir, te force à hocher la tête sous le joug de ce saint groove entêtant. Ne cherche pas à résister, c'est impossible. Vingt ans de carrière et les mecs continuent de faire ça à l'aise, sans intellectualiser le truc, en se faisant plaisir et en captant l'essence même de ce qu'est le Traditional Doom Metal. Pour cela, Iron Man fouille toujours plus loin dans les archives des années 70 / 80 en levant bien haut ses emblèmes aux couleurs de Black Sabbath. Mais là où l'on pourrait craindre à juste titre un gros ripp off mal dégrossit, ce South Of The Earth s'avère plus surprenant car il évoque également l'influence de la scène Trad Doom avec les piliers que sont Saint Vitus, Pentagram, mais aussi ses racines Southern Rock / Stoner à la Black Label Society ou Down. C'est au cœur de tout cela qu'Iron Man se montre intéressant en livrant avec facilité plusieurs riffs et leads bien plus couillus que la moyenne.

La différence principale avec I Have Returned c'est que ce disque se focalise d'avantage sur l'aspect Heavy / Doom avec des titres comme The Worst And Longest Day, Half-Face / Thy Brother's Keeper (Dunwich Pt. 2), ou The Ballad Of Ray Garraty quitte à placer une balade fort sympathique au beau milieu (Ariel Changed The Sky). Les résurgences Stoner sont essentiellement à situer sur South Of The Earth et IISOEO (The Day Of The Beast), deux titres compacts, mélodiques, soutenus par la voix retentissante de Dee Calhoun. L'ancien After Therapy en impose par sa puissance vocale et son lyrisme qui rendent les titres encore plus épiques (A Whore In Confession). Bien évidemment, tout cela ne serait pas aussi bien agencé sans la guitare muable de Al Morris III. On se dit que ça valait le coup de patienter plusieurs années pour en arriver à ce niveau de composition (la cavalcade de IISOEO (The Day Of The Beast), le riffing imparable sur The Worst And Longest Day et les soli de In The Velvet Darkness) soutenus par une section rythmique sans faille (la basse sur Hail To The Haze) à la fois dynamique et solide.

South Of The Earth est donc un retour en grande pompe par les vétérans d'Iron Man qui dépasse par ailleurs, allègrement la sortie de ses illustres aînés. Le quatuor avait encore des choses à dire et à prouver, voilà désormais chose faite. Il n'y a qu'à leur souhaiter enfin un peu de stabilité et une renommée à la hauteur de leur talent.