L'idée de proposer un album en 2 parties peut sembler un défi. A l'heure de la dématérialisation, des albums de 90 minutes remplis à ras-bord de suppléments et d'une crise financière où chacun surveille ses deniers, Housebound tente un pari risqué.
Certes, derrière 8€ et 6 titres, on a de quoi faire et le ratio prix/morceau devient intéressant après un rapide calcul, mais derrière chaque coup marketing, chaque publicité à l'arrière d'un bus porté par un mannequin retouché de partout ou chaque bannière flashy se cache une paire de musiciens qui ne demandent que peu de choses : jouer. Housebound semble être de ceux là car une fois la galette dans le lecteur, le son ne tarde pas à se dévoiler. Energique, mélange typique entre Hardcore et Metal, le tout avec un brin de 'N'Roll pour tenir sur 25 minutes sans ralentir la cadence : la touche Dirty8 (Sikh, S-Core, ...) en somme. Il ne faudra pas plus de temps à Housebound pour convaincre, peut être même pas assez si l'on prend en compte la présence d'un second volet d'ici peu.
J'avoue avoir un gros faible pour The Great Society ou Dear Whoever, dont le groove n'est pas à démontrer. Au delà, un léger engourdissement sonore peut se faire sentir sur les vocaux: les parties plus chantées sur Channel #5 manquent d'enthousiasme et le timbre "hurlé" peut lasser l'auditeur sur la longueur car sans véritable cassure de rythme. Comme souvent, tout n'est au final qu'une question de point de vue mais la fougue du combo peut se transmettre sans grosse difficulté, encore plus en live.
Winter Blow sonne comme une agréable mise en bouche en attendant Summer Swing. Certains titres tiennent en haleine et s'avère dévastateurs et entre Riffs'N'Roll et Hardcore'N'Co, Housebound démarre fort bien son premier volet. Reste la plus grosse difficulté : patienter durant 6 mois et livre un second opus à la hauteur du premier... Speak Less, Play More !
A écouter : Dear Whoever - The Great Society