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Biographie

Hateful Monday

Reverend Seb: chant, basse
Gr3g: guitare, choeurs
Matt: guitare, choeurs
Igor Gonzola: batterie

Formé en 1999 dans la banlieue de Genève en Suisse autour de Reverend Seb et Igor Gonzola, The Obese Decadents deviennent rapidement Hateful Monday. La première formation stable ( Julio di Pecou, Myriam K, Mark Sman, Reverend Seb, Igor Gonzola) écumera les scènes de Genève durant quelques années.
Surfant sur des airs mélodiques aussi bien "new school" que "old school", le groupe sort tout d'abord deux EP, le premier Do you have the same but in pants en juillet 2000, puis Don't ask questions en 2002 (Mark Sman a quitté le groupe entre temps et Gr3g, ex-Swagman, rempile à la guitare). Deux premiers EP sortis sur Trash Compost Records que le groupe va quitter pour rejoindre Hannibals Records (le label de Bodybag, Black Market Crash et consort) et sortir leur premier album Take a Breath... en janvier 2004. Myriam K. quitte d'ailleurs le groupe pendant les sessions d'enregistrement et c'est Matt, bassiste de Black Market Crash, qui passe à la deuxième guitare, stabilisant la formation en quatuor.

2 ans plus tard et après des premières parties de Bad Religion, Hot Water Music ou encore Snuff, les Genevois reviennent avec The Last March of the Ignorants, un nouvel album 11 titres. L'album est distribué en mars '07 avec une chanson bonus. Le groupe prend des vacances estivales et revient à l'automne pour enregistrer un nouvel album, Half A World Away. GPS Prod est toujours sur le coup pour la Suisse et Kicking Records se charge de la distro pour la France. Avec l'opus qui sort fin janvier '08, les mini tournées reprennent, avec tout d'abord la France à deux reprises pour les deux premiers mois de l'année.

Half A World Away ( 2008 )

Bis repetita. Deux ans après le remarqué The Last March of the Ignorants, on retrouve Hateful Monday dans la même configuration et le même état d’esprit, au point de reproduire un schéma déjà établi : petite intro d’ambiance, premier morceau hymnique à reprendre poing levé, deuxième piste plus rentre dedans à la No Fun At All, puis une cascade de tubes conjuguant ardeur et harmonie.

Les riffs coulent, les chœurs fusent, les morceaux travaillés sont exécutés de main de maître et le quatuor semble les vivre à plein.
Partagés entre bonne humeur presque béate (“Half A World Away?), agitation colérique ("These Clamors") et profonde inquiétude (l‘alarmiste “Goodbye Song? traduit superbement cette angoisse), les Suisses font mine de rien étale d’un panel d’émotions assez large.
En bonus, on ressort l’inédit “0,5 mg Per Day" (déjà présent sur la version japonaise du précédent album) affublé de son clip, et on sert une reprise punk rock du "Maniac" de Michael Sembello (Carnival in Coal avait déjà fait le coup) : ça donne (trop ?) évidemment un tube sur lequel la famille à crêtes pourra danser tout l’été.

Il reste néanmoins quelques légères imperfections au mixage et à l’inverse du précédent opus qui s’approchait des 45 minutes, celui-ci est court, n’atteignant pas la barre des 27 (pour 8 pistes si on enlève l’intro).
Pour le reste, c’est du tout efficace bien ficelé et sans grande surprise pour qui connaît déjà le groupe.

A écouter : "The Goodbye Song" ; "These Clamors"
14.5 / 20
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The Last March of the Ignorants ( 2006 )

Les 4 Suisses sont de retour avec un nouveau catalogue de chansons. Plus solide et professionelle que les précédentes, la collection 2006 se veut directe et engagée.
Avec une première p(l)age des plus percutantes ("The Destruction Anthem"), Hateful Monday affiche une combinaison mélodie/agressivité qui fonctionne sans problème; et l'impression est confirmée immadiatement après sur "Saddest Eyes": "mélodicité, rapidité, efficacité" dirait notre Jean Luc Delarue national.
Autre confirmation avec ce deuxième titre: HM, ce sont un peu (beaucoup) les No Fun At All de la Suisse: le timbre de voix et le chant du Révérend Seb sont étrangement proches de ceux d'Ingemar Johansson, les riffs sont loin d'être dissimilaires et le côté tranchant des brûlots mélodiques est commun aux deux combos ("The Last March of the Ignorants", "I Suppose Chomsky's Right"...) Les amateurs de Pennywise et autres Bad Religion pourraient également trouver quelques points de comparaison ça et là.

Mais trêve de comparaisons, car du caractère le quartet n'en manque pas: leur punk rock, sans forcément lorgner du côté de l'originalité, est racé en plus d'être bien exécuté (les quelques approximations de Take a Breath ont disparu), et le chemin devant eux semble être parfaitement clair.
Humainement engagés aussi les Genevois (ça se ressent tout de suite dans la musique) si on prend le temps de lire leurs textes de l'agréable livret. Le traditionnel refus de la société façon occidentale est accompagné d'une conscience de la petitesse de l'Homme, du peu de valeur d'une vie humaine si imparfaite.
Les sujets les plus délicats (prostitution sur "Tonight", la mort sur l'acoustique "Take Decisions") bénéficient judicieusement d'un tempo ralenti, les démarquant un peu des autres morceaux. Une aubaine car sans ça, avec ces 43 minutes de punk rock rapide, bien homogène et consistant, Hateful Monday prendrait le risque de s'approcher trop près du décrochage de l'auditeur.

Sans cesse en évolution, le quatuor est désormais bien entré dans la maturité, proposant un album affûté et bien produit (même si étrangement, le mixage est parfois un peu étonnant, sur la batterie notamment, avec un son pas tout à fait limpide). Une valeur sûre pour les nostalgiques des 90 et des groupes précités.

Télécharger / écouter "October Day" sur leur page Myspace et écouter 2 autres titres avec le player.

A écouter : "The Destruction Anthem" ; "Tonight" ; "October Day"...

Take a breath ( 2004 )

Tiens, le CD de Hateful Monday qui arrive chez moi ! Bonheur ! Leur premier EP "do you have the same in your pants" m'avait entièrement conquis même si la voix était bizarre mais leur côté punk mélo "old school" était très séduisant. Alors, je m'attendais de voir ce que nous réservait les petits suisses avec ce "Take a breath".

Et bien, il faut le dire, c'est une claque ! Si tu es fan de Bad Religion, des choeurs puissants et enchantants et des refrains accrocheurs, tu devrais fortement apprécier cette galette toute fraiche. C'est avant tout au niveau du chant que le groupe a progressé, il est maintenant limpide, clair et émouvant. Et puis la production, rien à redire, le son est excellent à tous les niveaux: les guitares ont un putain de son; la batterie, j'ai souvent du mal avec les sons des batteries dans les productions francophones, mais là, elle donne du volume aux chansons (changement de rythmes, breaks, des roulements parfaitement maitrisés et elle est ni mise trop en avant, ni trop en retrait). Les paroles sont parfois rigolotes ("a hate song") ou plutôt relatives à la misère dans le monde ("it's in the air") voir sur la tendance des gens à se prendre pour des keupons ("Punk enough?").

La qualité principale de "Take a breath" est cette énergie que dégage les différents choeurs du CD, particulièrement sur "Stuck and ignorent", pas étonnant de retrouver Big Jim et Ed des Uncommonmenfrommars sur certains des choeurs du CD, il y a d'ailleurs une petite touche Umfm sur certaines chansons comme sur "Mad at the world" par exemple (où Big Jim est à la guitare d'ailleurs). Mais bon, il est bien difficile de coller une vraie étiquette a Hateful Monday. Autant par le passé ils étaient facilement comparable à Bad Religion ou Hot Water Music, il est devenu bien difficile de cataloguer leur genre, entre punk old school (premiers bad religion ou snuff) et punk new school (des rythmiques plutôt musclées qui ont un petit air de Rufio aux guitares) qui sombre même par moment un poil métal avec ces guitares folles et les passages à la double pédale. Le chant est varié, par moment chanté très rapidement comme ils avaient tendance à le faire auparavant ou alors plutôt émouvant.

Cet album te prend aux tripes et te donnent envi de faire pousser ta belle voix comme sur "Somebody". "Take a breath" commence par une (courte) Intro acoustique avec un piano et une femme qui parle en fond et ensuite ça balance la sauce sévère sur "Mad the world". Pour laisser le temps de souffler, une petite interlude sur la septième piste sans chant et sur le final l'Outro qui conclut le CD avec un violon et une composition très calme comme Craig's Brother savent le faire. Mes préférences reviennent à l'émouvante "Together" qui s'énerve sur la fin, la mélodique "Punk enough", la très belle "Wasting in my time" et "A hate song" l'une des meilleures chansons de l'opus. Je suis pas très fan de l'artwork du Cd et de ce rose dominant, à croire que le rose est à la mode chez nos punk rockeurs !

En tout cas, ce CD vous filera un grand coup de froid dans le dos, pas étonnant ça vient de Suisse, et va te faire frémir tout au long des 13 chansons qui composent ce "Take a breath" (attention si tu es une fille !). Avec une production d'une telle qualité et ces voix venus d'ailleurs je me demande si ils arrivent à retranscrire autant d'émotions et de vivacité sur scène, si ils sont capables de reproduire ces coeurs en concert à l'instar de Bad Religion. En tout cas si vous appréciez les mélodies du début du punk rock mélodique accentué par des rythmiques actuelles, vous pouvez vous jeter sur ce disque les yeux fermés !

 

T

A écouter : "Punk enough ?", "Wasting my time", "A hate song"