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Biographie
Membre éminent de la scène hardcore actuelle, Hatebreed effectue ses premiers pas en 1994, s’inspirant largement des grandes figures de l’époque, à savoir Biohazard, Madball, Sick of it all, Agnostic front. Après quelques splits et autres démos, le groupe sort Under The Knife puis Satisfaction Is The Death Of Desire ,qui placent Hatebreed parmi les meilleurs groupes hardcore de sa génération, mais ce n’est qu’en 2002 avec Perseverance que la bande du charismatique Jamey Jasta connaît un succès international. Grâce à l’apport de nombreuses touches métal, Hatebreed crée un son beaucoup plus personnel. Octobre 2003, le groupe sort The Rise Of Brutality. Sans chercher à renouveler son style, Hatebreed compte bien montrer au reste du monde que la relève est assurée.
2006 voit le retour d'Hatebreed avec Supremacy, plus orienté Metal.
En attendant le prochain album, Hatebreed a l'idée de sortir un album de reprises. Idée intéressante, surtout au vu de la tracklist. Imaginez ! Black Flag, Slayer, Bad Brains, Sepultura ou encore Metallica. Que du culte, du gros, du lourd. Mais For The Lions se révèlera t'il vraiment intéressant ou simplement un moyen de renflouer les caisses ? Il faut en effet dire que l'intérêt d'un album de reprises peut être discutable...
Les compos sont classes, on reconnait le chant de Jasta (vraiment intéressant sur Supertouch / Shitfit ou Escape). Mais au-delà, les instruments derrière ne proposent rien de plus qui ne soit sur les versions originales. Hatebreed ne fait que ressortir les mêmes compos sans grosse surprise ou réinterprétation / réappropriation du morceau. Et c'est bien là le gros problème de For The Lions : aucune prise de risque, Hatebreed se livre presque à un karaorock avec Jamey Jasta en animateur de soirée. Il faut aussi être franc, Hatebreed joue à la perfection les morceaux de ses aînés. Le doute n'est pas permis sur les performances musicales du groupes, même Supremacy (m')aura laissé un amer gout dans la bouche. Pas de fausses notes, les soli sont sans fioritures, le groove se retrouve sans discontinuer.
Hatebreed s'est surement fait très plaisir en sortant For The Lions. Pourtant, en tant qu'auditeur, il faut se poser la question du but d'un tel album, surtout que si l'on excepte la voix de Jamey Jasta, il n'y a pas de véritable réappropriation des compos. Idéal pour se défouler ou découvrir quelques morceaux cultes, For The Lions n'a d'autre intérêt que de faire désirer le prochain opus d'Hatebreed ou de combler les fans.
A écouter : Pour les fans...
J'avoue, ce Hatebreed a failli passer à la trappe. Du simple fait d'un Supremacy à mon sens trop poussif, d'un For The Lions dont je cherche encore l'intérêt et car Hatebreed avait aussi tendance à tourner en rond en moshant sans envie, cet éponyme s'est retrouvé en bas de la pile des disques à écouter. Sauf que dans ce cas, pour la première fois depuis une paire d'année avec eux, j'ai souri. Cela n'a l'air de rien mais c'est déjà un grand pas car l'indifférence a laissé place à une douce satisfaction. Un petit pas pour moi, un grand pas pour Hatebreed...
... Parce que Jasta et sa bande de gangsta ont enfin arrêté de trainer des pieds, parce que les rythmiques pataudes et redondantes ont fait place à une rage des premiers jours, parce que le combo a enfin décidé de réfléchir et d'arrêter les clips risibles à base de gamins tristes, Hatebreed avance. A grands pas même, en se frappant la poitrine de fierté (Through The Thorns) lorsque les chœurs résonnent comme à la grande époque. Oublié le regrettable For The Lions, le trop classique Supremacy, Hatebreed a les nerfs, exhibe autre chose que ses tatouages et cela n'est pas pour (me) déplaire. Même s'il ne faut en effet pas chercher les envolées de Tool, les coreux ont affiné le côté gras et efficace pour pondre des titres comme As Damaged As Me ou l'instrumental Undimished.
Hatebreed tente encore d'évoluer et les prises de risques, bien que légères, sont présentes. Tout d'abord via des lignes vocales plus mélodiques (In Ashes They Shall Reap) qui laissent encore à désirer étant donné les capacités vocales de Jamey Jasta, mais l'effort est là. Saluons-le étant donné le nombre de clones sans âmes et aux résultats mitigés amenés par divers labels flirtant sur une vague saturée. Autre point non négligeable, Hatebreed accélère un peu le rythme et incorpore quelques soli ou riffs plus thrashisés. Résultat ? Hands Of A Dying Man, qui sonne comme un Slayer moshisé entrainant. Comme quoi l'audace (et ressortir ses classiques) paie !
Certains clament déjà que Hatebreed est le meilleur album des Américains. Sans aller jusque là (n'oublions pas l'énorme The Rise Of Brutality), cet opus sait mettre les formes pour donner un gros coup de punch. Prochain challenge : faire une pochette un peu moins fouillis, mais le plus gros des efforts est déjà passé.
A écouter : Sans passer par la case Supremacy
Amis de la poésie bonsoir.
Voilà le retour des engendreurs de haine: Hatebreed. 3 ans après la sortie de The rise of brutality, les taureaux américains reviennent encore une fois armés de compositions des plus romantiques. C'est en feuilletant le livret que l'on découvre tout d'abord l'âme de poète de Jamey Jasta qui pendant 4 pages explique les différentes galères personnelles qui l'ont fais sombrer dans l'alcoolisme puis dans la dépression. Mais il est de retour plus remonté que jamais et nous le fait savoir avec des réflexions hardcoreuses des plus profondes, comme à l'accoutumé. Chaque titre possède donc sa petite pensée philosophique qui va avec, expliquant ainsi les lyrics du jeune buffalo.
L'intro de Defeatist débute et là il est clair qu'on sait que c'est Hatebreed qui tourne dans la chaîne : son de boeuf, riffs de mammouth, chant de bison et refrain à faire circle-piter n'importe quel troupeau. A peine le temps d’avaler ce premier titre, qu’enchaîne Horrors of self et son intro pachydermique à la batterie, Mind over all (tough guy powa) et surtout un To the threshold des plus dantesques. Ce titre, présent sur la compilation MTV2 Headbanger Ball il y a quelques mois de cela, se révèle être le I will be heard de service de cet album, du très gras en somme. Il en est de même pour les titres Destroy everything ("sometimes things need to be destroyed in order to new life to be born", Jamey Jasta.) et surtout Never let it die, qui pour une fois change un peu du Hatebreed habituel, calmez-vous on est loin d'une quelconque forme d’originalité, mais Jamey Jasta s'essaye pourtant au chant clair en backing vocals (si si) au milieu du titre et le riff récurent du morceau s'avère être plus qu’efficace. Le reste des titres, pas la peine de les décrire vous les connaissez quasiment déjà (Spitting Venom, Immortal enemies pour ne citer qu'eux...)
Bon tout est quasiment dit, ce Supremacy n'est pas original, regorge de clichés coreux, ressemble beaucoup à ses prédecesseurs, et donnerait mal à la tête aux moins avertis... Mais que peut on attendre d’un album d’Hatebreed ? Qu’il soit rentre-dedans, gras, efficace, violent. Mission accomplie donc.
A écouter : To the threshold, Never let it die.
De retour un peu plus d’un an après le très bon « Perseverance », Hatebreed revient sur le devant de la scène avec « The rise of brutality ». Loin de privilégier l’originalité, le groupe réutilise les ingrédients qui ont fait le succès de « Perseverance », pour un cocktail tout aussi détonnant : les riffs lourds, le chant monocorde et guttural de Jamey Jasta, un jeu de batterie énergique, pièce maîtresse de la musique de Hatebreed à travers une double pédale omniprésente en parfaite entente avec le guitariste Sean Martin. Les mosh-parts sont toujours au rendez-vous, plutôt bien servies par une production irréprochable, caractérisée par un son plus gras et lourd que sur le précédent album. La ressemblance entre « Perseverance » et ce nouvel opus est telle que l’on pourrait croire au foutage de gueule pur et simple. Mais pourtant la magie opère et l’on se surprendra vite à enchaîner d’une traite les 34min de cet album et à en redemander, car Hatebreed assène son metal/hardcore avec une étonnante maîtrise. Histoire de renier complétement toute forme d’évolution, la première chanson n’est rien d’autre que l’outro de « Perseverance » remaniée et constitue une entrée en matière de fort bonne facture. Les morceaux s’enchaînent avec une simplicité déconcertante, ponctués fréquemment de mosh-parts d’une efficacité redoutable (« Straight to your face », « Doomsayer »…). Jamey Jasta se permettra un petit clin d’œil aux grands groupes de la scène hardcore avec « Another day, another vendetta », en reprenant les lyrics de « Just look around » de Sick of it all. En bref, cet album ne déroutera pas les fans de « Perseverance » mais fera toujours autant enrager les fans de la première heure qui ne supportent pas la lente dérive du groupe vers des contrées beaucoup plus metal. Grâce à son talent, le groupe s’en tire avec les honneurs mais se met dans une situation périlleuse vis-à-vis de son public qui risque de se montrer plus exigeant en matière de renouvellement.
A écouter : Straight to your face, This is now, Confide in no one.
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