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Biographie

GosT

GosT est un artiste Synthwave issu du Michigan. Autant attiré par John Carpenter et la musique des années 80 que le Metal, l'homme derrière le projet sort quelques titres en indépendant ainsi que plusieurs EP avant d'être signé chez Blood Music avec son premier opus Behemoth en 2015. L'album rencontre un franc succès et est suivi de Non Paradisi sorti l'année suivante, toujours sur le label finlandais.  

Chronique

Non Paradisi ( 2016 )

Depuis quelques temps, la Synthwave est officiellement devenue LA musique qui fait danser les metalheads. Par son imagerie forte et sa facilité à rappeler des oeuvres marquantes (Hotline Miami en tête, mais aussi Drive ou Blade Runner), la vague d'Electro revival a fait son trou dans les esprits. Aujourd'hui les vestes de baseball et autres bombers se mêlent aisément aux perfectos et vestes à patch pour venir se coller aux enceintes. 

Cela, GosT l'a bien compris en se détachant de ses frères de platines par des sonorités plus proches des dancefloors de Lucifer que des nuits des mégalopoles Américaines. Porté aux nus (ou au top ventes de Bandcamp) avec son premier méfait Behemoth, l'homme derrière le masque poursuit dans sa brèche vers l'au-delà, aidé de ses machines et de sa production massive. Commencement suffit pour comprendre où l'on met les pieds, nous ne sommes pas en terres fluorescentes et nostalgiques mais davantage plongé dans un film d'horreur grandiloquent. Les claviers en sont les fantômes, la batterie notre rythme cardiaque tandis que les cuivres se faufilent comme les ombres, une menace omniprésente pèse sur nos frêles épaules. Non Paradisi se complaît dans cette aura inquiétante, invitant par moment des prêtresses à quelques incantations comme sur Aggrandizement où Bitchcraft nous gratifie d'une voix traînante, hypnotique, soutenue par un beat tout aussi lent (Doom ?). Dans le même registre, Arise (feat. Kriistal Ann) envahit la nuit de ses basses analogiques habillées par un chant évoquant Diamanda Galas ou Siouxsie And The Banshees. Les années 80 sont à l'honneur, celles des synthés gonflés à bloc oui, mais aussi des eighties plus souterraines du Post-Punk ou du Goth Rock.

Et les metalheads dans tout ça ? Ils trouveront leur dose de violence plutôt en fin d'album, dans les coups de matraque prodigués par Maleficarum. Intro façon alarme militaire, une demie-seconde de silence et voilà le train de l'enfer lancé, toutes basses dehors pour une course-poursuite horrifique (rappelant presque les Bloody Beetroots). Une légère pause avec un Unum Infernum plus axé sur l'ambiance puis voilà que I Am Abaddon déboule pour un dernier voyage au cœur des flammes et des néons, diablement groovy et gras tout en restant menaçant par ses gammes mineures. Une sorte de boss final qui ferait passer ses prédécesseurs pour une partie de plaisir. 
Non Paradisi porte son nom à merveille à n'en pas douter et représentera une transition fort bien trouvée du Metal vers la Synthwave. Mais en dépit des atmosphères et thèmes développés, il faudra passer assez vite à autre chose. En effet GosT pêche par sa tendance à la répétition et un manque de richesse de composition par rapport à des Carpenter Brut ou Perturbator. Nascency ou Lake Of Fire sont les premiers concernés et malheureusement lassent assez vite par leur manque de surprise. Un opus sympa à passer en fond sonore sur la route ou devant un jeu retro donc, mais pas de quoi s'en relever la nuit. 

GosT comme d'autres a bien compris que Kavinsky avait eu du flair sans être allé assez loin. Avec sa production ultra punchy posée sur des sons old school et ses moments de bravoures assez bourrins pour être jouissifs, Non Paradisi s'apprivoise très vite mais n'atteint pas le degré de qualité et probablement de longévité de ses congénères.

L'album est en écoute et en téléchargement à prix libre sur Bandcamp.

A écouter : Maleficarum, I Am Abbadon, Aggrandizement
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Style : Synthwave
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Origine : USA
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