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Biographie

Gasmask Terror

Composé de membres provenant de groupes divers tels que Police ChargedFace Up To It ou Monarch, Gasmask Terror commence à faire parler de lui en 2004 avec la sortie d'une première démo intitulée Ruins...and Then ? Après avoir écumé tout le sud-ouest en compagnie de formations aussi reconnues que Disfear, Cop On Fire et Facedowninshit, les bordelais se lancent dans une mini tournée dans la péninsule ibérique aux côtés de Ballast et enregistrent leur premier EP éponyme.

En 2007 sort le premier LP chez Ratbone Records et le groupe s'embarque pour une tournée européenne.
Un an plus tard Gasmask Terror sort un EP intitulé Architects of Death et parvient à monter une virée US d'une vingtaine de dates avec leurs homologues de Black Dove.
Il faut attendre 2010 pour que les bordelais sortent leur nouvel album, Black Sun/Fake Gold. Ce dernier est rapidement suivi par le EP Like Daggers en 2011, puis 17101961 en 2013. Sans jamais relâcher le pied de l'accélérateur, le combo annonce Chape de Plomb pour décembre 2015 via Destructure Records.

14.5 / 20
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Chape de Plomb ( 2015 )

Après un Black Sun / Fake Gold au final assez varié, c’est sans prévenir que Gasmask Terror reprend le chemin des bacs. Il va sans dire que Chape de Plomb n’est pas une grosse surprise dans la suite d’opus enregistrés par le combo, à la fois grâce aux deux premiers titres dévoilés par le label en guise de mise en bouche, mais aussi parce qu’on voyait difficilement les Bordelais changer radicalement la teneur de leurs compos, elles-mêmes déjà radicales.

En effet, entre les lyrics directes et laissant peu part à l’interprétation (« Tension! Terreur! Tension! » ou « Diktat ») et l’urgence emportée par le rythme des peaux, Gäsmask Terror va encore plus à l’essentiel que Black Sun / Fake Gold qui s’offrait d’agréables variations (« The Cult » ou « Payday »). Ici, il n’en est rien : les titres excèdent rarement les deux minutes, les mots sont crachés sans chercher l’harmonie et les cordes rappellent l’urgence du Hardcore des 80’s (« L’échec »).
Heureusement, on notera quelques aspects un peu moins redondant : le jeu de guitare sur « En Opposition », les dernières lignes vocales de « Le Temps des Charniers » ou simplement le fait que tout l’album soit écrit en français. Si vous connaissez un peu la discographie du groupe (notamment 17019161 EP et le second opus), il n’y aura aucune surprise, juste un brûlot Crust avec une prod brute de fonderie qui ne fera aucune concession.

Alors s’il va sans dire que Chape de Plomb peut s’avérer, au premier abord, être un bloc redondant avec son prédécesseur, le disque révèle au final une véritable subtilité artistique bien au-delà d’un « poum-tchak-poum-tchak » à 200 km/h de l’entrée en matière de « L’Ordre et ses Chiens ».

A écouter : Diktat - Le Temps des Charniers
14 / 20
1 commentaire (15/20).

Black Sun/Fake Gold ( 2010 )

Une chose est certaine : les courageux qui poseront les oreilles sur Black Sun/Fake Gold devront se le gagner. Une production lo-fi, onze titres secs comme les brignolets qu'on refile aux poules, n'était l'artwork vraiment bien foutu dans son esthétique sinistre, Gasmask Terrör n'aura strictement rien fait pour attirer le chaland. Paradoxalement ou pas, il faudra pas mal d'écoutes pour se laisser convaincre, s'habituer à l'ambiance rock n' roll ("The Cult") qui a désormais tendance à dominer les productions des bordelais.

Pourtant Black Sun/Fake Gold est moins passe-partout qu'il n'en a l'air. Dans la lignée de Architects of Death, Gasmask Terrör continue à gommer le superflu, pour ne conserver que l'organiquement viable,le strict nécessaire à l'expression d'une colère en apparence de moins en moins contenue, effective dans le chant d'Olivier agissant comme un lance-flammes, mais pouvant prendre une forme plus inattendue notamment sur "Negatif", l'un des deux textes écrits en français, une première chez Gasmask Terrör ("...chaque fois que je veux voir la beauté, un voile de laideur recouvre mon coeur.").

Toujours pas de répit donc. Chez les bordelais l'alerte est permanente et, comme en témoigne le final en boucle du puissant "Payday", il y a peu de chance que çà change.  

A écouter : Negatif, The Cult
14.5 / 20
1 commentaire (16/20).

Architects of Death ep ( 2008 )

2008. Le monde poursuit son processus d'autodestruction persuadé qu'il sera toujours temps de faire demi-tour lorsque la situation l'exigera. Loin de se lamenter, Gasmask Terror danse sur ses débris fumants tout en pointant du doigt les responsables, ces architectes de la mort à l'honneur sur cette nouvelle production. Toujours plus sale, toujours plus acerbe, le message et la détermination des bordelais n'en sont que plus clairs.
Attisant les plaies, déversant leur fiel pour un rendu redoutablement abrasif, Gasmask Terror maintient la tension à son maximum, comptant sur ses salves éruptives essouflantes dans la droite lignée de l'album éponyme pour parvenir à ses fins. Ca swingue, çà dépote à fond la caisse sur fond de raw punk aussi gras qu'une chaîne de moto. Bref, çà suinte le swedish crust à plein nez - le côté metal en moins toutefois - avec cette basse tranchante comme une machette imprimant de cinglantes lacérations sur le terrifiant "Burdened at Death", le sulfureux "Architects of Death" ou "Blut und Krieg", même si sur ce dernier le groupe ne donne pas l'impression de s'être tellement foulé. Peu importe, même moins inspiré, Gasmask Terror conserve ce caractère sans concession, quasi émeutier, prenant racine dans le terreau dischargien du début des Eighties ("To Die Alone"), mais sur lequel cette fois souffle curieusement un petit zéphyr sorti tout droit des entrailles d'Hadès, un chant arraché démoniaque sur lequel planerait presque le souvenir lointain de Bathory.

Avec Architects of Death, les bordelais rendent une sentence totalement raw as fuck dont les effets live devraient être encore plus dévastateurs, d'autant plus qu'un second guitariste vient d'intégrer le squad.

Tracklist : 1. Burdened at Birth; 2. Architects of Death; 3. Coldbringer; 4. For Goats Sake; 5. To Die Alone; 6. Blut und Krieg*

A écouter : Burdened at Birth, To Die Alone, Coldbringer
14.5 / 20
1 commentaire (16/20).

s/t - ( 2007 )

Bien qu'actif depuis seulement trois années Gasmask Terrör n' aura pas chômé pour autant. De Setubal à Copenhague en passant par Modène et Ziar Nad Hronom, la formation bordelaise n'a eu de cesse d'occuper le terrain, distillant son hardcore aux quatre coins de l'Europe. Après un premier ep prometteur, le groupe revenait avec un 12 pouces éponyme sorti en début d'année chez Ratbone Records.

Opérant à la frontière entre raw punk et d-beat, les bordelais ne s'embarassent pas de fioritures. "Lifetime" donne le ton d'un album à la tendance lapidaire et volontairement rentre-dedans. Bien dans l'esprit des premières prods de Discharge (Realities of War, Decontrol, Fight Back, Why) ou d' Anti Cimex (Raped Ass, Victims of a Bombraid), l'attaque est frontale, rageuse et ravageuse, ne laissant aucun espace à la méditation. Par l'intermédiaire de rythmiques courtes, intenses et véritablement acérées, Gasmask Terrör ne ménage pas son wagonnet, exploitant à fond un filon que l'on pouvait penser épuisé mais qui, apparemment, fournit toujours autant de minerai de bonne qualité ("Ruined...and Then ?", "Wash off the Bloodstains"), et apparaît, par-delà les années, comme le conducteur le plus efficace en matière de colère, qu'elle soit exprimée de manière directe ("Life Fucker", "Fair Trade") ou plus cynique ("Breaking their Law", "Traditions must Die").
Toutefois là où bon nombre de formations du genre lassent quelque peu par cette approche par trop radicale, Gasmask Terrör parvient toujours à se ménager une voie de secours. Empruntant des chemins plus rock n' roll à la manière de Totalitar, Severed Head Of State ou même Motörhead, les bordelais réussissent à varier les genres, tout en conservant un côté abrasif qui constitue le point fort de cet opus ("Traditions Must Die", "Doomed", "Fair Trade").

Peu de déchets dans cet album dont le côté roots, même s'il traduit une volonté manifeste de revenir à une certaine authenticité, n'en comporte pas moins toute la spontanéité, le dynamisme, la fraîcheur bref, tout le carburant nécessaire à Gasmask Terrör pour ne pas tomber dans le recyclage pur et simple. De très bon augure pour la suite.

Télécharger : "Doomed", "Breaking their Law"

 

Album disponible chez Ratbone.

A écouter : Doomed, Traditions must Die, Lifetime.
Gasmask Terror

Style : Raw Punk/D-Beat
Tags :
Origine : France
Site Officiel : gasmaskterror.free.fr
Bandcamp :
Amateurs : 4 amateurs Facebook :