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Biographie

Gallows

Originaire d'Angleterre, Gallows se forme en 2005 sur les cendres de My Dad Joe autour du guitariste Laurent Barnard et s'oriente vers un Hardcore influencé par la première vague des 80's. Après un premier album en 2006, Orchestra of Wolves, Brett Gurewitz (Bad Religion) les remarque et sort l'album aux USA avec une reprise de Black Flag en bonus. Après un Kerrang Awards, une apparition dans Guitar Hero, une reprise de The Ruts et d'Iron Maiden, le combo s'enferme en studio pour son second opus. 

Grey Britain est annoncé fin 2008 et sort en mai 2009. Après quelques dates avec Rage Against The Machine ou Gogol Bordello, des festivals et diverses tournées, Gallows décide de retourner composer, annoncant des titres "heavy". Pourtant, à la surprise générale, l'emblématique frontman Frank Carter quitte le combo du fait d'une divergence musicale (et part fonder Pure Love). Les musiciens restants recrutent alors Wade McNeil (Alexisonfire) et enquillent avec un EP Death is Birth. En Avril 2012, Gallows annonce son prochain opus, un éponyme, avec une sortie prévue pour Septembre de la même année. Un premier single, "Last June" est dévoilé, suivi par "Outsider Art".

Line Up :
Wade MacNeil
Laurent "Lags" Barnard
Steph Carter
Stuart Gili-Ross
Lee Barratt

Chronique

12.5 / 20
1 commentaire (14/20).
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Desolation Sounds ( 2015 )

Depuis les premiers émois médiatisés de Gallows, le combo a tenté, malgré plusieurs changements majeurs, de continuer sur sa lancée de Hardcore Punkisé au travers de l’éponyme et du petit nouveau, Desolation Sounds. Sous couvert d’un artwork dans la continuité du précédent, avec un line-up légèrement remanié, ce nouvel opus s’entend remettre en avant un aspect bien moins direct qu’avant.
Même si le côté massif de « Chains » et l’urgence de « 93/93 » font frémir à chaque écoute, Desolation Sounds s’encombre de titres plus fades : Le fougueux « Leather Crown » sera parfaitement adapté pour lever les foules lors d’un concert mais sonnera déjà mille fois entendu auparavant. Il en sera de même pour « Death Valley Blue » qui aura le mérite d’être dans la continuité des compos antérieures, mais s’enlisera dans un refrain manquant de poigne. Au final, Gallows perd peu à peu ce qui le caractérisait sur « Misery » ou l’excellent « Last June », comme si les frères Carter avaient emporté une partie de l’énergie et la créativité du combo (« Leviathan Rot » ou « Leather Crown »).
En dehors du manque d’originalité évoqué plus haut, Desolation Sounds se mord lui-même la queue en se révélant une redite sans saveur de l’éponyme. Ce dernier avait pour lui des morceaux emblématiques (« Last June », « Victime Culture » ou « Outsider Art ») alors qu’ici il est délicat d’aller au-delà des premiers titres sans avoir envie de revenir en arrière dans la discographie de Gallows.
Heureusement, tout n’est pas négatif lors de l’écoute de cet album : on saluera la seconde moitié de « Bonfire Season » qui s’envole légèrement ou la partie plus aérienne de « Leather Crown » qui amène une cassure intéressante. En dehors du fougueux « 93/93 » et du majestueux « Chains », seul le dernier titre, « Swan Song » captive intégralement et se révèle une belle manière de clôturer l’album, laissant un doux souvenir pour un constat global assez décevant.

Certains apprécieront sans doute l’orientation prise par Gallows : il n’y a en effet plus grand chose de commun entre les premiers et derniers opus. Il pourrait s’agir de 2 groupes totalement différents et Desolation Sounds pourrait s’apprécier sans les antécédents du combo. Il n’en serait pas meilleur, mais cette légère déception pourrait être atténuée s’il est fait fi de l’historique.

Manque d’originalité ? Pas forcément. Défaut de créativité ? Plus vraisemblablement. Qu’est-il donc advenu de Gallows ? Sur le principe, la recette de base n’a pas changé, mais il manque cette flamme vive qui embrasait Grey Britain. Même si quelques titres permettent de mettre un coup de projecteur sur Desolation Sounds, il n’empêche que la majorité du disque a vite tendance à lasser. Fort dommage, Gallows laissait entrevoir une lueur…

A écouter : 93/93 - Swan Song