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Biographie

Freedoom

Oscar - guitare, chant
Giro - batterie
Mumia - basse

Formé à Porto à la fin de 2001, Freedoom connaît une instabilité chronique afin de se stabiliser autour d'Oscar, Giro et Mumia qui fait son retour en remplacement de Rui. Après un premier skeud éponyme en 2002, le groupe sort deux autres albums en 2004 et 2005 par l'intermédiaire de son propre label, Puta Punk Disorganisation.
En 2007, le Stop Talking to Yourself 7" sous le bras, les portugais se lancent dans une tournée européenne qui les amène à partager l'affiche avec Severed Head Of State, Wolfbrigade et même GBH.
En 2010, Freedoom sort un nouvel album intitulé Doomed Condition, toujours grâce à son propre label, en version cd. Une version vinyl suivra via Ravachol Records (Suisse), Iconoclast (Italie) et Maloka (France).

Doomed Condition ( 2010 )

Quoi que l'on puisse en penser, le lusitanien en colère est plus proche du guerrier viking que du danseur de samba. Il suffit d'écouter Freedoom pour s'en convaincre.

Doomed Condition s'inscrit dans la droite lignée du précédent 7", Stop Talking To Yourself : assénant avec rudesse un raw punk brut et rustique, Freedoom s'avance tel un rouleau compresseur implacable, lourd et massif, porté par des rythmes sauvages. L'album bénéficie d'un gros son tendant à la saturation, condensant l'oxygène en bave hargneuse. Un son qui n'est pas sans rappeler l'école suédoise des Skitsystem et autres Wolfbrigade. Freedoom lance saillies primaires sur assauts basiques avec une force imparable et une efficacité dévastatrice. Ça et là, s’immiscent des mélodies, émanations tragédyennes, aux horizons sombres et funestes. Les portugais mugissent un crust rêche et rugueux, hurlant de haine et débordant d'énergie. Il n'y a évidemment rien de très original musicalement mais Freedoom parvient à concentrer et à conserver tout au long de l'album une rage et une intensité assez incroyable. A noter tout de même, des titres chantés en portugais où l'on constate que la langue de Pessoa se conjugue parfaitement au crust.

Doomed Condition est au final un bon album qui confirme la progression de Freedoom et tout le bien que l'on pensait de ce groupe.D'autant plus, qu'avec un titre comme "Desfiladeiro De Lagrimas", on entrevoit une possible évolution vers un style plus ambitieux.

En écoute sur Myspace : Doomed Condition, Schadenfreude, No Redemption No Return.

A écouter : Desfiladeiro De Lagrimas, Diamantes Mutilados, Babylon Burns
14.5 / 20
1 commentaire (20/20).

Stop Talking to Yourself 7 ( 2007 )

Il est des moments où la colère suinte de l'épiderme telle une peur irraisonnée et où la rage submerge tout autre sentiment.
En quatre titres, Freedoom déclenche l'orage, un déluge de brutalité, nous assénant un raw punk sans concession, hormis quelques mélodies disséminées à l'ombre de la violence ("Brainfucked"). Il y a dans cette agression frontale, des stigmates "Tragedyennes" et des relents exhalant Lies Feed The Machine ("War Is On"). Avec des rythmes furieux qui ne s'apaisent que pour frapper plus fort quelques mesures plus tard, un chant hargneux, rude, aux paroles sombres quasiment hurlées, des riffs rustiques et efficaces, Freedoom déverse sa puissance et exsude sa corrosion. Terrible ouragan dans lequel on se jette avec soulagement pour obtenir une improbable remission.
Stop Talking To Yourself révèle une nette évolution du groupe qui propose ici des compositions plus matures et abouties. Ce 7" bénéficie également d'un son bien meilleur comparé aux réalisations précédentes, même s'il a parfois tendance à saturer, mais la fureur, l'énergie émanant de l'ensemble illustre parfaitement ce que dégage Freedoom en live.
De quoi réviser radicalement la vision d'un Portugal suranné et isolé dans les limbes de son passé.

A écouter sur Myspace : "Brainfucked"

A écouter : Stop Talking To Yourself, Brainfucked, War Is On