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Biographie

Fleshdoll

Fleshdoll est né en 2001 à Toulouse dans l'idée de jouer un Death Metal nerveux mais accrocheur. Influencé par Cannibal Corpse, Nile, Morbid Angel, Vomitory ou Bolt Thrower, le groupe prend son temps pour composer leur premier album, [W.O.A.R.G], qui sort en 2005. Pendant ce temps, les toulousains tournent avec Eryn Non Dae., Svart Crown, Zubrowska ou Blockheads. Il faut trois ans pour donner une suite avec Animal Factory qui sort chez Manitou Music. En 2011, Samuel Santiago (Carnival In Coal, Gorod, Loudblast) rejoint le combo derrière les fûts. Après les albums [w.o.a.r.g] (2005) et Animal Factory (2010), Fleshdoll balance le très brutal Feeding The Pigs en décembre 2013. Produit au Conkrete Studio (Otargos, The Great Old Ones, Gorod, Jenx, …) le groupe entreprend des tournées en compagnie de Vomitory, Beyond Creation, au Japon (Tokyo, Sendai, Osaka, Shizuoka, Fukouka, Hiroshima), Ressurection et Cremation en Europe (Berlin, Hambourg, Möst, Deinze, Amsterdam, Weissenfels, Chemnitz, Katowice, Poznan, Aalen, Munich…) et bien sûr des dates françaises avec notamment Loudblast et Benighted à Paris, Nantes et Toulouse. Feeding The Pigs reçoit des chroniques internationales et profitant de cet enthousiasme Fleshdoll sort une édition limitée en vinyle en plus du digipack qui parait chez Great Dane Records. Le groupe continue de tourner et ne perd pas de temps, en juin 2015 les Toulousains sortent le sombre Blood Red District. A partir de l’été 2015 et jusqu’en 2016 le groupe enchaine les concerts et les festivals en France et à l’étranger (Espagne, Slovénie, etc..). Avec Hearts Of Darkness, le 5ème album sorti en mars 2017, c’est l'heure de l'apogée, le Death Fraggin’ Metal est arrivé à maturité et le groupe n’a jamais été aussi efficace sur scène.

Hearts Of Darkness ( 2017 )

Décidément, on n'arrête plus les Fleshdoll, moins de deux ans après un Blood Red District plus que convaincant, les Toulousains remettent le couvert avec un nouvel album, Hearts of Darkness. Être hyperactif c'est bien (4 opus en 7 ans), mais au bout d'un moment on peut légitimement imaginer que les gaillards vont tomber en panne d'inspiration. #AlertSpoiler : ce n'est pas pour cette fois-ci. 

Hearts of Darkness c'est du lourd, du costaud, du Death Metal haute qualité, ni plus, ni moins. Une nouvelle fois Fleshdoll est parvenu à monter d'un cran dans l'intensité pour créer un album solide comme la pierre qui transpire le travail bien fait. Là où certaines formations stagnent et se repentent, les Toulousains réussissent encore et toujours à gagner en maturité et crédibilité. Cette galette c'est 11 titres de Death qui décapent et vous percutent tel un train lancé à pleine vitesse, on est littéralement soufflé par la puissance d'un morceau comme Tanka qui démontre le talent dont font preuve les Français, gros riffs, blasts furieux, chant guttural, soli, un vrai récital de Metal Extreme. On prend également une bonne claque avec Ophidian Slough, qui propose un break ultra lourd où la basse s'exprime parfaitement avant de repartir de plus belle à grands coups de doubles-pédales. En parlant de lourdeur, impossible de ne pas évoquer Into The Abyss (qui porte bien son nom) et son intro dantesque, suivi de quelques riffs tendances Thrash. Hearts of Darkness ne connait aucun moment de calme, durant 43 minutes c'est la démonstration d'un groupe qui s'est fait lui-même, qui au long des années s'est remis en question, a su passer outre les problèmes, et n'a eu de cesse de bosser encore, encore et encore pour perfectionner son style et imposer sa signature. Il ne faut pas être un spécialiste du Death Metal pour l'entendre d'ailleurs, chacun des musiciens a aujourd'hui atteint un niveau incroyable et la combinaison de leur talent fait de Hearts of Darkness un album remarquable en tout point. Ajoutez à cela une production en béton (légèrement Old School), un mixage excellent qui fait de la place à tous les instruments, une ambiance étouffante et vous obtenez un disque d'une qualité rare pour un groupe dit "underground". 

Hearts of Darkness prouve que les Fleshdoll n'ont rien à envier aux grosses formations de Death actuelles, si ce n'est la reconnaissance de la scène et la mise en avant. Toujours est-il que ce disque est une pure tuerie, il est vivement conseillé de jeter une oreille dessus. 

A écouter : Tanka, Silent faces of Stone, Into The Abyss
15.5 / 20
1 commentaire (20/20).

Blood Red District ( 2015 )

Deux ans après le convaincant Feeding The Pigs, les Fleshdoll sont de retour. Ce précédent opus montrait que les Toulousains étaient sur la pente ascendante et que leur Death Metal devenait de plus en plus solide. Il est intéressant de voir où se situe le groupe désormais, entre stagnation et progression la marge est parfois infime. 

L’air de rien, Blood Red District est la troisième sortie des Fleshdoll en cinq ans, et chacune d’entre elle a permis à la formation de monter d’un cran dans la puissance et l’affirmation de personnalité. Sans radicalement changer de style, cette nouvelle réalisation se montre un peu différente tout de même, notamment dans l’ambiance générale, qui est bien plus sombre. Tout en restant très Death Metal les compositions ont pris une tournure lugubre, l’atmosphère qui se dégage est bien plus malsaine que par le passé, les Fleshdoll n’hésitant pas à intégrer sur certains passages de 2084 et In Articulo Moris des arpèges de guitares acoustiques par exemple. Ce petit détail qui peut passer inaperçu lors des premières écoutes, mais qui accentue l’impression de malaise. Pour autant Blood Red District reste un album de pur Death, les grosses guitares et les riffs gras sont de sorties, ça matraque sévère sur Soundtrack of Extinction ou sur le superbe Dogs on Drugs qui n’est pas très éloigné du style Cannibal Corpse. Vous prendrez également une bonne gifle avec Battle Royale dont le rythme est plus rapide, et parsemé de plusieurs soli très incisifs. Ce qui frappe également de plein fouet, c’est l’homogénéité dont fait preuve cet opus du début à la fin, les Toulousains ne s’éparpillent pas, ils restent droits dans l’idée de départ. Les vocaux sont également de grandes qualités, Bastich, sous ses airs de beau gosse avait déjà prouvé que son growl est puissant et très profond, il y ajoute maintenant de la terreur, il est sans doute l’un des meilleurs vocalistes de la scène française actuelle. Ajoutez à tout cela une production et un mixage sans faille, très brutale, carré et pro, Great Dane Records peut se targuer de posséder dans ses rangs des gaillards capables de balancer un tel parpaing, qui pour le coup, n’a rien d’indigeste. 

On pourrait simplement dire qu’avec Blood Red Disctrict les Français franchissent un cap. Ce serait réducteur et un peu facile, cet opus transpire le travail et l’expérience acquises non seulement avec les albums mais également sur scène. Ceux qui ont eu la chance de les voir live le savent, Les Fleshdoll ne jouent pas à l’économie, ils se donnent à fond, c’est ce qui transparait aussi de cette nouvelle œuvre. 

Puissant et maitrisé, Blood Red District propulse un peu plus le groupe vers le haut de l’affiche, et s’impose comme une des réussites de ce premier semestre 2015 dans le Metal Extreme made in France. Bravo les gars.

A écouter : Tout et très fort
12 / 20
4 commentaires (17.25/20).
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[W.O.A.R.G] ( 2005 )

Nous voici donc en présence du premier véritable effort de Fleshdoll, groupe semblant être perfectionniste sur les bords.
Fleshdoll nous envoie un death rentre-dedans, très accrocheur et foutrement efficace, qui m'a beaucoup rappellé les suédois de Vomitory par son côté assez simpliste et direct. Le morceau d'ouverture, Birth of the bastich, est un parfait exemple. Une batterie simpliste, loin du déluge de blasts actuel, des riffs accrocheurs et une voix gutturale mais pas trop (très proche de Vomitory justement). Le tout est aidé par une production excellente, rappellant les gros groupes européens et notamment scandinaves tels qu'Iniquity (en moins étouffé) ou encore et toujours... Vomitory. Le seul défaut de cette production au passage, est le son de batterie un peu synthétique, et la caisse claire trop peu puissante par rapport au reste des instruments. Les riffs moshisants sont aussi à rapprocher du Carcass période death metal. Ce feeling mosh est d'ailleurs présent sur tout le disque, présageant une grande efficacité live. L'album est headbangant de bout en bout (avec par exemple le morceau For Mulas, perle flirtant avec le thrash moderne). Malgré tout, le disque n'est pas indigeste, car loin d'être constamment à 200 à l'heure. Les morceaux sont ponctués de quelques mid-tempos lourds, proches de Nile, ou même d'un peu de mélodie comme la fameuse Midtro qui repose l'oreille de l'auditeur, et sa nuque par la même occasion. En résumé, Fleshdoll frappe fort et efficacement.


Les quelques défauts de ce disque se situent quelque part dans cette efficacité. Car Fleshdoll n'est qu'efficace : si les morceaux sont bien ficelés et bien exécutés, ils manquent cruellement d'originalité et d'un brin de personnalité. L'album, agréable à l'écoute, n'est malheureusement pas marquant et ne tiendra certainement pas la longueur.Si le groupe se permet des incursions du côté du thrash ou des mélodies, elles en suffisent malheureusement pas à en faire un disque personnel et original. C'est donc ceci qu'on reprochera à ce [w.o.a.r.g] : un manque malheureux d'originalité.


N'oublions quand même pas que ce disque est un premier essai. Gageons qu'avec le potentiel dont il dispose, Fleshdoll arrivera dans le futur à être un excellent groupe. Ce premier effort a cependant le mérite de faire passer un bon moment, que l'on soit fan du genre ou pas. Un autre groupe à suivre, et certainement sur scène.

A écouter : Birth of the bastich, Moshpit crescendo, midtro