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Biographie

Finisterre

Hütte - Guitare
Lukas - Basse
Manuela - Chant
Philipp - Guitare
Robin - Batterie


Formé en avril/mai 2007 à Cologne, Finisterre effectue son premier concert en décembre 2007. Le groupe prévoit ensuite d'enregistrer une démo qui verra le jour sous la forme d'un split ep avec leurs compatriotes d'Alpinist en juin 2008, via les labels Sengaja Records, Contrazt! Records, Bad Pingue, Threat Of Today, Humilidad Y Honestidad, Phobiac Records et Subversive Ways. La sortie de cette réalisation est suivie de deux tournées en Europe (France/Espagne puis Autriche/Croatie/Slovénie). Till, le second chanteur quitte alors le groupe, qui poursuit sa route jusqu'en Israël (janvier 2010) sous la forme d'un quintet.
Finisterre enregistre son premier album à Eisenberg (Tonkeller) en compagnie de Zett. Mixé et masterisé par Robin Völkert (Now Denial, Dean Dirg), Bitter Songs sort en juin 2010 via Contrazt! Records, Rindenherz et Halo Of Flies. S'ensuit une tournée au Mexique et aux U.S.A. en juillet.

Finisterre ( 2017 )

Malgré les retours de la chronique de Bitter Songs, j’ai toujours trouvé un plaisir certain à l’écoute de cet opus. Alors quand un nouvel album de Finisterre déboule, c’est avec envie que la galette est lancée, surtout que le split avec Géranium et Hexis avait fait poindre une certaine attente auprès des Allemands.

Changement d’aspect visuel donc depuis Bitter Songs, du paysage décharné à un assemblage de formes colorées, marquant on l’espère une affirmation dans la musique du combo. Il faut dire que l’entrée en matière sur « Never Stop Your Anger » et ses derniers mots (« I disagree - I will not accept - I disagree - I do not accept ! ») amène un son lourd, sombre que la voix de Manuela complète parfaitement. Le rendu sera proche de certaines parties de Géranium, ou encore d’Anopheli et Bacchus, mais avec des durées parfois mal ajustées (et pourtant, la longueur de Bitter Songs ne se ressent plus, amorcée sur Hexis) et une production plus lourde que le split avec Alpinist.

Mais c’est avec « A Wasting Disease » que l’on apprécie Finisterre. Ce tempo accéléré, cette hargne au travers des différentes parties vocales et des paroles directes font mouche, surtout face à un « Hungry Heart » fade, sans autre chose qu’un classicisme efficace, ou un « No Love Left Behind » ou plane encore l’ombre de Fall Of Efrafa. Le Crust de Finisterre n’est pas inintéressant, mais il apporte sur quelques morceaux ce que l’on aurait apprécié sur tous, de la même manière que l’album précédent. « Twist&Turn » s’y essaie justement, plus dans le registre de ce que l’on a pu apprécier avec Ansïa, mais se retrouve à trébucher à sa moitié pour revenir à quelque chose des plus classique, pour au final révéler un morceau dont la structure ne surprend plus.

J’aurais une tendance à apprécier Bitter Songs plus que cet éponyme, mais le nouvel album apporte quand même quelques solides titres (« A Wasting Disease » ou « Heaven Is Wasted on the Dead »). Le disque n’aura pas eu l’effet escompté, mais se révèle toutefois agréable.
« I am angry, when I think about you oppressing me. your ideology – the racist and sexist piece of shit you are »

A écouter : A Wasting Disease
14.5 / 20
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Bitter Songs ( 2010 )

Un manège abandonné avec, à l'arrière plan, une ville noire, et des hordes de corbeaux, symbole du naufrage de l'innocence, du renoncement aux rêves de l'enfance défaits par l'amère réalité ; tel est le très bel artwork de Bitter Songs, premier album de Finisterre, formation révélée il y a deux ans sur un excellent split avec leurs compatriotes d'Alpinist (voir chronique). Groupe prometteur et déjà mature, il avait éveillé l'intérêt grâce à un crust frontal et sombre mais toujours baigné de mélodies mélancoliques, dans la lignée de Fall Of Efrafa ou Lies Feed The Machine.

Bitter Songs bénéficie d'une production impeccable et soignée, tout comme les titres où se perçoit une nette volonté d'application et de sérieux. Le chant assuré par un nouveau duo masculin/féminin est toujours aussi efficace et la voix de Manuela, au timbre proche de Kate de Schifosi, est réellement impérieuse. Tout est extrêmement bien fait et propre sur cette réalisation, mais malgrè de belles mélodies et des passages intéressants, Bitter Songs pèche par un manque d'originalité, tout y est trop convenu jusqu'à l'utilisation de l'éternel violoncelle tant et tant de fois entendu dans le crust mélodique ("Me, On Wire"). "Orwell Nation", par ailleurs un titre de très bonne facture, ne peut s'écouter sans qu'immédiatement s'impose le spectre de Fall Of Efrafa, tout comme sur l'introduction de "The Unspeakable". D'autre part, les tempos ont nettement ralenti, entraînant une perte d'énergie et d'explosivité. De ce fait, la mise en valeur des mid-tempos est moindre et les titres moins nuancés. La fougue qui emportait jadis Finisterre est retombée. La faute peut-être également au format des titres qui s'avèrent beaucoup plus longs que sur le split. Au final, les morceaux sont beaucoup moins bruts et spontanés, ont parfois du mal à s'élever, comme si à trop vouloir bien faire Finisterre avait perdu de son intensité et de sa force, peut-être de son âme.

Mais Bitter Songs est clairement un album plus qu'honorable et il faut mettre l'accent sur "The Unspeakable", titre inspiré, révélateur des capacités du groupe, résonnant avec justesse, empreint d'une émotion poignante et profonde, dégageant une véritable souffrance. Il reste également des passages enlevés ("Drama In 3 Akten", "No Matter How Hard") où l'on retrouve la flamme qui crépitait sur le split.

Légère déception à l'écoute de cet album, mais peut-être les attentes étaient-elles trop excessives au vu de la première réalisation de ce groupe somme toute bien jeune. Finisterre possède un fort potentiel et finira sans aucun doute par trouver ses marques.

Track list : 01. Orwell Nation ; 02.No Matter How Hard ; 03. The Unspeakable ; 04. Forever, The End! ; 05. Nights Of Fear ; 06. Drama In 3 Akten ; 07. Me, On Wire.

Disponible chez Rinderherz Records.

A écouter : The Unspeakable, No Matter How Hard, Drama In 3 Akten, Me On Wire
Finisterre

Style : Emo Crust
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Origine : Allemagne
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Amateurs : 4 amateurs Facebook :