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Biographie

Falling Down

Compilation regroupant différents artistes de la scène internationale.

Chroniques

IIV II I
16 / 20
1 commentaire (14/20).

IIV ( 2012 )

J'avoue n'avoir clairement jamais été déçu par un volume de Falling Down. Je trouve même qu'avec le temps, l'orientation musicale s'affine, avec des excursions de plus en plus psyché, s'orientant vers des choses moins faciles à aborder. Et ce n'est pas IIV qui me contredira avec le titre d'ouverture, "This Is This" de Hopewell.

Parce que l'on naviguera entre le PostRock/Core/Hardcore, le Rock Prog typé 70's, le Psyché, le Rock Noisy, …, tout cela avec assurance. Quand les effluves d'Ocoai (une des grosses révélations de ce volume) ou The Flying Eyes virevoltent entre deux compos abyssales (Monarch, Rorcal ou Julie Christmas), les esprits se perdent.
Il n'y a pourtant rien de véritablement indélicat : chacun y trouvera son bonheur tant que l'on soit un minimum ouvert d'esprit. Il s'agit en effet de la première qualité à avoir pour écouter IIV : ne pas s'encombrer de limites mais se laisser bercer par des titres comme "Tra I Ghiaci" de Dyskinesia ou "Now and Forever" de Syndrome. On a même droit à un zeste d'oriental avec Ayahuasca Dark Trip et son "Manatia", tribal et hypnotisant ou à quelque chose de plus spirituel pour Ethereal Riffian et "March of Spiritu (Rise of Sheol)".

Abordons rapidement le Endless CD, disponible avec l'édition limitée, ou se côtoient groupes plus ou moins connus : ZatokrevHexis, Across Tundras ou Pelican. La véritable fureur est réservée pour Hexis (Black Hardcorisé) et The Great Old Ones, tandis que les 13 autres combos distillent leur passion dans des morceaux dont les montées en puissance se font crescendo (le sublime "I'm Stuck" de Lost In Kiev ou le fantomatiquement éthéré "Spirit of a Hungrey Beast" de Magdalena Solies&Robert Krieger).

Pas de regrets, pas de lassitude : IIV est une étape dans un voyage initiatique toujours plus osé et on sent que les artistes rassemblés ont été sélectionnés avec cette même volonté d'emporter au travers d'une vague de notes. Ici, plus encore que sur I et II, le ressenti est le maître mot et tout se joue sur l'immersion jusqu'au dernier souffle ("How This Will End" de Mouth of the Architect).
Chacun y retrouvera un torrent d'émotions, selon les conditions d'écoutes, l'état d'esprit de l'instant ou l'atmosphère. Il n'est même pas question d'en chercher le meilleur, d'en pointer du doigt ceux qui jouent la facilité : IIV est un tout, cohérent et pourtant très hétérogène.

Il est toujours très délicat d'évaluer une compilation, surtout lorsqu'on se retrouve face à un grand nombre d'artistes. Ici, quasiment que des inédits avec des sphères musicales assez diverses mais avec un même but : le voyage. Vous repartirez bien un nouvelle fois !

La note n'est présente qu'à titre indicatif, tout comme pour les volumes précédents. Il me semble totalement déplacé de qualifier cette compilation. Ecoutez, ce sera plus intéressant et vous saisirez l'ampleur de l'objet.

A écouter : J'ai besoin de le préciser ?
16 / 20
1 commentaire (14.5/20).

II ( 2010 )

Que l'on se le dise, Falling Down a de nouveau vu les choses en grand : tenter de réunir des noms comme The Ocean et d'autres plus discrets tels Kalkh-in(Joy) Erode sur 26 morceaux quasiment tous inédits à un prix plus qu'abordable, dans un packaging classieux et sans chercher le côté Single d'une vulgaire compilation magazine à la Hard Rock One Sound Mag, ce n'est pas une mince affaire. Pourtant, une fois l'objet entre les mains, tout semble parfait, sans faute de goût ou excès de zèle. Histoire de calmer les ardeurs de suite, de faire retomber la pression ou simplement épargner la lecture d'un bloc de texte dont seule la note intéressera le chaland, autant révéler de suite le final : Falling Down II est bien à la hauteur du premier essai.

Un rapide premier coup d'œil à la tracklist donnera des sueurs froides : Même si l'on est loin de noms comme Pelican, Dirge, Zatokrev ou Kylesa, ce second opus offre son lot de pépites. Pensez donc, Jucifer, Time To Burn (déjà présent sur le premier volet), Across Tundras, The Ocean, Taint, Ufomammut, Mumakil ou God Is An Astronaut réunis en ces lieux, rien de moins. Le tout caché derrière ce puits de Magma laissant présager certaines secousses qui vont vite se concrétiser...
En effet, Falling Down II est sismique. Entre Time To Burn et son Elena Djinn aussi virulent mais moins écrasant, plus nuancé que sur Is.Land, Mumakil au meilleur de sa forme -même si le grouink manque encore à l'appel- ou Kehlvin qui, armé d'un double chant, décide de jouer sur sa corde sensible et presque psyché sur une reprise de Leonard Cohen, personne ne sera délaissé. Postcore, PostRock, Sludge ou simplement Rock se côtoient selon les affinités sans jamais ralentir la cadence. Certains titres arrivent pourtant à se démarquer, à la manière de The Poisoned Glass qui s'oriente vers un Drone Sunnien de qualité au chant industriel ou Farflung qui flirte avec le Rock un brin Noisy. La liste pourrait être longue tant les atmosphères diffèrent selon les artistes, avec peut être un léger bémol pour Black Rain de Taint en Live (l'ensemble manque de pêche et d'une ligne vocale stable) ou le chant clair de The Ocean. On est au final heureusement bien loin d'une vulgaire compilation vendue en marge d'un magazine surfant sur une quelconque vague pour teenagers. Ici, la qualité prime, peut être pas via une musique forcément abordable (Ufomammut qui ralentit encore le tempo, Gnaw Their Tongues qui se la joue BAN période Mort ou la reprise épurée de Leonard Cohen par Kehlvin) mais via une richesse qui n'a comme défaut que d'être trop éphémère...

Les goûts étant ce qu'ils sont, j'aurais personnellement tendance à préférer de loin des compos de Gnaw Their Tongues, Farflung, Time To Burn ou Across Tundras face à un très convenu mais efficace God Is An Astronaut ou au Cult of Lunien СОЛЯРИС. Chacun aura ses favoris, parfois au gré des écoutes, parfois par pur rejet d'un genre, sans pour autant renier la qualité du reste de la compilation. Falling Down propose en effet une pléthore de styles à (re)découvrir ou approfondir tout au long de ses 26 morceaux.

Les promesses sont toujours tenues, Falling Down a réussi à réunir des groupes plus ou moins confirmés pour un résultat aussi riche et varié que précédemment. Les préférences iront ici et là selon si l'on est amateurs de sensations fortes (The Ocean, Mumakil, Gnaw Their Tongues) ou de dimensions plus poétiques (l'excellent Kehlvin, le groovy Ocoai). Les découvertes seront nombreuses et si la chute est aussi terrible, autant qu'elle soit sans fin...

Liste des artistes présents : Kalvria, Impure Wilhelmina, Time To Burn, Monachus, Across Tundras, White Hills, Ocoai, U.S. Christmas, Farflung, Kingdom, The Poisoned Glass, Gnaw Their Tongues, Kalkh-In(joy) Erode, Kongh, Tesa, Omega Massif, Kodiak, When Icarus Falls, The Ocean, Kehlvin, Jucifer, Ufomammut, God Is An Astronaut, Taint, Mumakil et ???????.

A écouter : Spécialement Kongh, The Poisoned Glass, Kehlvin, Time To Burn, Jucifer, Across Tundras et Gnaw Their Tongues
16 / 20
2 commentaires (17.75/20).

I ( 2008 )

Quand une compilation réunissant 40 artistes, leaders ou jeunes espoirs, est annoncée, on ne peut que frémir d'impatience. Falling Down propose donc 3 heures 40 de musique principalement orientée vers le postcore / post-hardcore. Les "grands" noms (Amen Ra, Pelican, Overmars ou Rosetta) flirtent avec les récentes découvertes (Errata, Sullivan14 ou encore Einna) avec principalement des inédits ou avant-premières...

Sur Falling Down donc, du bon, avec par exemple Amen Ra et son Terziele Tottedood qui retrouve la puissance qui lui fait défaut sur Mass IIII, avec une qualité qui n'égale certes pas un Am Kreuz, mais qui n'a pas à rougir malgré tout. Idylle, l'inédit de Cortez, pourra en rassurer plus d'un si les futures compositions des suisses sont trempées dans le même acier : la production est moins crade que sur Initial, mais le morceau gagne en détresse ce qu'il a perdu en saleté, tout en gardant ce brin de folie et de fureur déjà présent précédemment. Autre exemple avec Kylesa et son sludge lourd, massif où même le chant féminin apporte une touche mystique digne d'Electric Wizard (en moins enfumé). Petit moment de furie sur Breaking The Spell de Yog, qui du haut de ses 40 secondes, offre un métal déjanté à s'arracher les cheveux. Le très longtemps attendu Aside From A Day se dévoile avec March Of The Stones torturé arrachant des lambeaux de chair avec un sourire sanglant.

Dans la série de morceaux intéressants, dans la continuité d'albums existants, sans être de véritables révélations, on notera Dirge qui continue son voyage musical initié sur Wings Of Lead Over Dormant Seas sur The Coiling, avec ce sentiment de faille terrestre dans un paysage désertique, au milieu d'une mer de solitude (avec une fin tout simplement envoûtante). Zero Absolu explore toujours les rêves à l'aide de samples et d'un chant évasif, avec Sans Ailes à double facette (une première plus éthérée et la seconde plus palpable, agonisante). Madame de Montespan et son chant éraillé fera grincer des dents aux premières écoutes, mais avec le recul et une fois accoutumé au timbre vocal, Une Minute Contre L'Eternité offre un moment agréable et soufflant une délicate brise douloureuse.

Quelques petits regrets pourtant, pour exemple Cimmeria de Year Of No Light, loin en dessous de Nord, manquant de cette froideur et fragilité au profit d'un son trop étouffant, si bien que même la fin du morceau perd en puissance malgré une envolée massive. Autre petite déception, Candle In The Wind de Time To Burn monte en puissance jusqu'au passage central, mais souffre d'une durée trop faible pour arriver à apprécier pleinement le morceau. Encore une légère déception, le Story Of A Thousand de Zatokrev, à la production nasillarde et au chant par moments irritant, plombant l'ambiance malgré une partie instrumentale vraiment prenante.

Au niveau des vraies "découvertes" de Falling Down (comprenez par de groupes pas ou peu présents médiatiquement), il est intéressant de parler d'Another Moon et son postrock qui a le mérite d'éveiller les tympans, d'Ocoai qui se pose en héritier de Godspeed You! Black Emperor et Explosions In The Sky avec des cordes langoureuses et planantes. Tephra lance son post-hardcore respirant Neurosis avec sincérité et même si on peut regretter quelques passages bancals, Rivers Eyes arrive à garder son équilibre sur 10 minutes. Kalvria fait un peu office d’être à part avec un drone funèbre très Sunn O))) écourté, sans pour autant perdre de sa superbe.

Pour ce qui est de groupes proposant des compositions issues d'albums sortis quelques temps auparavant ou même à venir lors de la sortie de Falling Down, vous pouvez vous référer aux chroniques sur le site : Pelican (qui nous ressort un vieux morceau), Impure Wilhelmina, Einna, My Own Private Alaska, Rosetta, Callisto, Overmars, Celeste, Errata ou encore Sullivan14. En effet, plutôt que de rabâcher inutilement des mots couchés sur le net par Metalorgie, autant se référer aux chroniques existantes.

Pour ceux n'étant pas familiers de cette scène ou même ceux souhaitant découvrir de nouveaux groupes, cette compilation sera une aubaine. Un large survol musical est présent, et même les adeptes pourront être intéressés vu le nombre de nouveaux morceaux présents. Certes, la qualité peut sembler inégale entre les groupes ou même au vu des différentes productions précédentes des artistes, mais au final on retiendra de Falling Down un agréable moment et un éclectisme plus qu'intéressant.

A écouter : Oui, sans conteste.
Falling Down

Style : Post Core / Post Rock / Drone / Doom / Stoner
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Discographie
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IIV
IIV

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