Ben tiens, encore une sortie chez Throatruiner ! Avec ses offres de la rentrée (Bone Dance, Ken Mode et le split Plebeian Grandstand / Cortez), le label met les petits plats dans les grands. Très discret avant ce Me From Myself, To Banish, Direwolves reste dans les sentiers déjà maitrisés par Throatruiner avec ses compères de Birds In Row.
Et il faut 16 petites minutes aux Lorientais pour dévoiler leurs secrets. A grands coups de Rockin' Hardcore, le quintet fournit, comme son grand frère, un son très américain. Le rapport entre les deux combos peut sembler facile mais dès les premières notes de "Growling Defeat", les affinités se dévoilent. Ce chant éraillé, emporté, avec un riffing granuleux, ça fait mouche quasiment à chaque fois. Le joli papier parle de Killing The Dream, Alpinist ou Lewd Acts : les noms forniquent, avec toute la plus belle poésie que l'on peut imaginer.
Pourquoi "quasiment à chaque fois" ? Parce que d'autres sont déjà passés par là. Disfear, Birds in Row, Lewd Acts justement… Là, c'est aussi la passion ("Dialogue Of No Light") qui tire l'ensemble vers l'avant. Et un petit quelque chose qui permet aux six itres de tenir la route et d'y revenir. C'est efficace, rentre-dedans, un brin sombre et entraînant.
Avec ce 12", Direwolves s'inscrit dans le girond de Birds In Row. Il ne reste qu'à espérer que le combo rencontre le même succès dans les mois à venir, tout en maintenant cette direction musicale, même si on se doute que cela semble bien parti pour.
A écouter : Dialogue Of No Light