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Biographie

Daria

Camille : Guitare/Chant
Etienne : Guitare
Germain : Basse
Arnaud : Batterie

Originaire d'Angers, Daria se revendique clairement d'influences anglo-saxonnes, d'où le chant en anglais. Sont cités les Beatles, Leatherface, Pixies, ou bien encore The Jesus Lizard. Le quatuor sort un premier EP 5 titres en 2001, avant d'enregistrer un 7 titres, Tubes Are Warming Up, deux ans plus tard. Une progression qui les amène logiquement à sortir un premier album le 05 octobre 2006, Silencer, enregistré, produit et mixé par Iain Burgess (Shellac, Jawbox) et David Odlum (The Frames,The Redneck Manifesto) au Black Box Studio, et dont le mastering fut effectué au Marcussen Mastering Studio (Foo Fighters, RATM) de Los Angeles. Histoire de bien mettre toutes les chances de leur côté.

14.5 / 20
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Red Red ( 2012 )

Et le voilà ce troisième opus de Daria. Sobrement titré Red Red, ce dernier poursuit sur la lancée de ses aînés : teigneux, acerbe, bondissant. Les ingrédients sont donc les mêmes pour un son brut, enregistré dans des conditions live par Olivier Fournier, saluons le, et qui retranscrit à merveille la vigueur du groupe. Il n'y a qu'à écouter "Prove Me Wrong" ou "Parade", résolument punk dans l'exécution, tabassage de mesures, trop court mais très bon . Il en va de même avec "The Sinner" qui n'a rien à envier au déchainement que fut "We Came, We Saw And We Blew..." (Silencer). Rugueux, virulent. Ah nostalgie. c'est vraiment là les domaines où le quatuor excelle, et on en redemande; d'ailleurs plus que lorsque Daria lève modérément le pied, pataugeant un peu, à l'instar de "Defeaning Times". Non Daria n'est pas fait(e) pour être contenu(e), mais c'est ici surtout une affaire de goût.

Red Red est un digne successeur de Silencer et Open Fire, c'est certain. Les morceaux sont là, concis, efficaces, c'est l'expérience qui parle. Une expérience qui n'a pas à rougir de ces modèles que sont les Foo Fighters, Rival Schools, Small Brown Bike, ou encore et toujours Slowride et Lock And Key pour taper chez Deep ELM. Bref, plus généralement, le rock US des 90s. Au passage, le chant a encore pris en assurance, et même davantage en nuance avec un soupçon de désespoir par instant. Est ce là l'influence de Dan Coutant (Joshua), qui a masterisé Red Red, qui transparaitrait ? Peut être, peut être pas, mais c'est toujours bon à mentionner pour qui hésiterait à donner une chance à cette nouvelle sortie.

A écouter : "Parade"; "Prove Me Wrong; "The Sinner""

Open Fire ( 2009 )

En 2006, Daria se "cherchait"...si l'on peut dire; Silencer était alors un album à deux visages, un côté lissé, comprendre poppy et à ne pas prendre au sens péjoratif, et un autre plus rugueux avec des titres assez monstrueux comme l'ouverture "We Came, We Saw and We Blew the Fucking Shit Out of the Speakers". Bien évidemment, selon les affinités musicales, chacun trouvera plus ou moins son compte dans l'une de ces deux facettes.

A l'époque, ce premier opus à peine sorti, Daria se penchait déjà très sérieusement sur son successeur ainsi qu'ils nous le confiait dans une interview. Et en 3 ans, il faut bien avouer que Daria est parvenu à asseoir son identité, ou plutôt ses identités, au travers d'un seul et même regard. Un regard qui lorgne vers un rock définitivement nerveux, aux très rares relents "pop" ("An Echo") mais qui nous fait malgré tout de l'oeil grâce à cette capacité dont le groupe dispose à nous claquer de furieux refrains. Refrains, couplets, ponts systématiquement martelés par une basse en acier trempé, véritable réceptacle de l'énergie du combo; le chant n'a d'ailleurs pas grand chose à lui envier, surtout quand il donne dans l'émotion pure ("Life Proof Vest").

Sans prétention, Daria a donc trouvé sa voie, en sachant fusionner les éléments qui lui sont chers, proposant au passage un disque plus homogène que son prédécesseur. Malheureusement, celui-ci semble souffrir d'un même mal, un second souffle qui ne vient pas passer la seconde moitié ("Barcelona"), là où justement la voix change et ses refrains se font moins...entraînants/présents. Dommage, mais la troisième sera la bonne, à n'en pas douter.

A écouter : "Life Proof Vest"; "I Don't Forget"; "The Mistake"; "Innonsense" ...
14.5 / 20
1 commentaire (15/20).
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Silencer ( 2006 )

Con Safos. Une façon de résumer en deux mots ce premier full-length de Daria. Encore faut-il avoir pu jeter une oreille à ce C/S, diminutif du troisième album des Texans de Slowride paru en février dernier chez Deep ELM.

Les deux formations sont à l’origine d’une démarche musicale similaire, qui a vraiment le mérite de…changer. Les Angevins, à l’instar des Texans, jouent plus ou moins habilement d'une power pop rendant clairement hommage aux jeunes années de Weezer ("The Rythm", "Kaspar Hauser", "The Great Man of the Past"…on parle de Sharp là?), tout en y amplifiant très largement le son désertique, très timide, de ces derniers. Allant même jusqu’à effacer ce côté poppy de certains titres, à l’image de l’ouverture tonitruante de Silencer et que l’on doit à ce brûlot poussiéreux qu’est "We Came, We Saw and We Blew the Fucking Shit Out of the Speakers". Sans conteste le meilleur titre de l’album, qui tire finalement plus vers le stoner des QOTSA que vers la power pop de Weezer.

Daria, tout comme Slowride, a donc un peu le cul entre deux chaises, et force est de constater que même en tant qu’adepte de la Weez', on lui préfèrera malgré tout le côté rêche et dur des compos de Lanegan (QOTSA, Kyuss). Il n’y a qu’à écouter cette basse en acier, omniprésente, et donnant ce groove imparable aux morceaux. Recommandée chaudement aux auditeurs de feu-Death From Above 1979. Quatre cordes complétées, excusez du peu, à merveille par le chant de Camille, et c’est là que se marque clairement la différence  avec les poulains de l’écurie Deep ELM. Loin de toute monotonie, Camille y met du cœur, de la douceur, de l’émotion, et surtout de la hargne, et là où l’on sent que c’est réussi, c’est que c’est foutrement contagieux.

Mais malgré ces qualités, et même si l’album n’avoisine que la grosse demi-heure, sa seconde moitié faiblit au fil des pistes, donnant plus dans une power pop/pop punk normée, que dans ce stoner rock ravagé et aliéné qui fait le charme de l’adaptation d’un poème de Verlaine : "Ecoutez la chanson bien douce".
Au final, le combo est fasse à un choix cornélien, une décision inéluctable. Vers où se tourner : le passé, l’avenir…et lequel pour le successeur à Silencer ?
On verra plus tard ! En tout cas, muchas gracias pour cette petite bouffée de fraîcheur.

Ecouter sur MySpace.

A écouter : We Came, We Saw and We Blew the Fucking Shit Out of the Speakers; El Burino; The Great Man of the Past; Ecoutez la chanson bien douce