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Biographie

DDENT

DDENT émerge en 2013 à Paris et réuni Louis, Marc et Nico, trois musiciens aux horizons variés, pour produire un doom atmosphérique instrumental et hypnotique, agrémenté de plans post-rock, noise, metal ou encore indus. Un tout premier EP auto-produit voit le jour en septembre 2014, Chien Noir, édité chez Third Coming Records. DDENT commence alors à partager des dates françaises avec Philm en 2015, avant d'enregistrer un premier opus آكتئاب en 2016 au Skyhammer Studio (Conan). Le trio est alors rejoint par VinZ (ex-Thousand Codes) pour assurer la deuxième guitare.

16 / 20
3 commentaires (18.33/20).
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آكتئاب ( 2017 )

En 2014, DDENT se faisait connaitre grâce à son premier EP, le bien nommé Chien Noir. La critique avait alors salué l'oeuvre d'une formation audacieuse et inventive, dont le Doom Atmosphérique instrumental orienté Shoegaze était addictif. C'est aujourd'hui l'heure pour les Parisiens de faire le grand saut et d'offrir leur premier album. Autant le dire tout de suite, nous l'attendions de pied ferme. 

Ce premier album se nomme آكتئا (ektiheb) qui se traduit par la mélancolie ou la dépression en arabe. Il s'agit d'ailleurs d'un album concept, puisque des huit titres ressort une vraie trame, avec un fil conducteur guidé par les mots : Habouz, Arzel ou encore Houri et chacun d'eux est issu de psaumes arabes illustrant la profonde tristesse d’un poète dépeint comme un cavalier. Tout un programme diront certains, et c’est effectivement le cas puisque dans le genre sujet complexe, on tape dans le haut du panier. Si DDENT est toujours un groupe qui mise sur l’instrumental pour délivrer sa musique, aujourd’hui nous parlerons plus de Post-Rock teinté Shoegaze pour la définir. Les ambiances sont très éthérées même si régulièrement quelques salves lourdes (Kohol le démontre si merveilleusement) débarquent pour rappeler à l’auditeur que le voyage qu’il est en train de faire n’a rien d’une cure. آكتئا peut se concevoir comme étant la B.O de certains de nos rêves, ceux que l’on trouve à la fois beaux et tristes, qui sont autant porteurs d’espoir que de déprime. Incontestable titre phare de l’album, Ghazel résume à merveille le DDENT de 2017. Plus de 8 minutes pendant lesquelles la formation offre sa pleine puissance, un véritable crescendo d’émotions, lent, aérien, emmené par des sons de guitares clairs dont certains leads ont parfois des allures de lyrics. Rien ne vous percute, mais tout se bouscule dans votre âme et c’est là que le tour de force est impressionnant puisqu'à aucun moment vous ne serez percutés par une violence pure, vous serez emmenés dans des endroits encore inconnus de votre esprit. Serait-il audacieux de comparer cette œuvre à une version musicale de Twin Peaks ? Peut-être, mais certes, c’est désormais fait. 

Il y a des disques dont on a du mal à parler tellement ils vous secouent, آكتئا est de cette trempe. N’ayez pas peur, approchez et tentez l’expérience, quand vous en serez revenus, nous en discuterons. 

A écouter : Ghazel, Kohol et le reste suivra
4.5 / 5
2 commentaires (18.75/20).

Chien Noir ( 2014 )

On a beau essayer de se retenir, la rechute est inévitable, surtout lorsqu’on se retrouve à coucher des mots sur un groupe audacieux et inventif, on ne peut s’empêcher d’y accoler des terminologies plus ou moins absconses. Le cas qui nous intéresse ici est celui de Ddent et de son tout premier EP, versant dans le doom atmosphérique, ou doom-gaze pour les amateurs d’étiquettes. Un alliage stylistique 100 % instrumental rarement entreprit, en plus d’être excellemment autoproduit.

Un « sous-genre » pas commun mais déjà bien représenté dans nos sous-sols puisqu’à l’écoute de l’objet le nom des très fameux voisins de palier Chaos E.T. Sexual vient assez naturellement à l’esprit. La démarche est plutôt similaire – bien que moins électronique – Ddent préférant explorer des tunnels un peu plus éclairés. S’ajoute au faisceau de la lampe frontale celui d’une ouverture au loin, d’une issue probablement positive, malgré des premiers coups de pioche désespérés sur le torturé morceau éponyme, au bord d’un précipice post-hardcore, sans jamais s’y vautrer. Ce qui vient est une lente et vaporeuse progression à travers les méandres de cavernes laissées à l’abandon, les guitares fendent petit à petit l’obscurité, les mélodies sont de plus en plus enlevées, prennent de la hauteur sur Focusing pour mieux s’écraser en douceur sur un City lourdement aérien, marche lente et inexorable vers une délivrance certaine aux contours flous mais rassurants (le post-rock vaillant de Seagulls et son final grandiose).

Pour leur tout premier jet les parisiens font déjà preuve d’une grande assurance et nous offrent cinq titres généreux, grassouillets, et même indissociables tant l’ensemble se tient à merveille. Un disque addictif et une géniale découverte qui rend indubitablement impatient quant à la venue d’un album véritable, et d’une première expérience en direct.

Librement disponible via Bandcamp.

A écouter : tout plein de fois.
DDENT

Style : Doom Atmosphérique / Shoegaze / Post-Rock
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Origine : France
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