Découverte
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Biographie

Crass

Steve Ignorant - chanteur
N.A. Palmer - guitare
Phil Free - guitare
Pete Wright - basse
Penny Rimbaud - batterie
Gee Vaucher - artwork
Eve Libertine - chanteuse
Joy De Vivre - chanteuse
Mick Duffield - films

Crass, collectif d'artistes d'inspiration anarcho-punk voit le jour en 1977 autour de Dial House, maison communautaire du Sussex. Penny Rimbaud (Jerry Ratter), fondateur du squat et Steve Ignorant composent des chansons sous le patronyme de Stromtrooper  mais optent rapidement pour celui de Crass, inspiré d'une chanson de Bowie. Le premier concert se déroule au festival de rue improvisé d'Huntley Street. Le groupe se produit ensuite au Roxy, prestation qui s'achève en une gigantesque saoûlerie provoquant l'éviction de la scène, situation importalisée par le titre "Banned from the Roxy" et l'essai de Rimbaud, Crass at the Roxy.
Durant l'été 1978 Pete Stennet, propriétaire de Small Wonder Records, tombe sur une démo de Crass et propose l'enregistrement d'un single de dix-huit titres, The Feeding of the 5000. Lors de sa sortie, au printemps 1979, celui-ci apparaît amputé d'un titre, "Reality Asylum" étant remplacé par deux minutes de silence baptisé "The Sound of Free Speech" en réponse aux ouvriers de l'usine qui refusèrent de presser le disque en raison du caractère blasphématoire du morceau. Ne s'avouant pas battu pour autant, Crass sort le single Reality Asylum quelques temps plus tard sur son propre label, Crass Records. Les réactions sont immédiates. Le groupe fait l'objet de plaintes de la société civile et entre dans le collimateur de Scotland Yard. C'est à cette époque que Crass enregistre pour John Peel.
Après la sortie de Stations of the Crass, Crass effectue quelques shows au bénéfice du fonds de défense des anarchistes emprisonnés, connu sous le nom de Persons Unknown. Dans la foulée est enregistré Bloody Revolutions en compagnie des Poison Girls dont les revenus permettent la construction d'un centre libertaire.
Crass s'engage fermement dans le combat féministe dès 1981 avec la sortie de Penis Envy. Le succès est immédiat mais l'album semble faire l'objet d'une cabale de la part des majors, quinzième des charts anglais la première semaine, n'apparaissant plus dans le top 100 dès la seconde. C'est également à cette période que Crass s'engage plus activement dans la mêlée politique.
Christ the Album voit le jour au moment où l'Angleterre entre en guerre contre l'Argentine pour la suprématie sur les Malouines. Résolument pacifiste, Crass affirme son opposition en sortant un flexi anti-guerre qui vaut à ses membres d'être immédiatement taxés de traîtres. Le groupe persiste dans son opposition en réalisant How Does it Feel to be the Mother of a Thousand Dead ? par lequel il s'attire les foudres de Margaret Thatcher et des conservateurs. Crass revient à la charge en 1982 avec l'album Yes Sir I Will mais des tensions internes et les conséquences judiciaires de son activisme politique, notamment le canular des Thatchergates Tapes sur lesquelles est retranscrit une fausse conversation entre Reagan et Thatcher, obligent le groupe à rendre les armes en 1984, laissant un héritage considérable dont se réclameront plus tard Conflict, Amebix ou même Napalm Death.