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Biographie

Coilguns

Coilguns est né de l'esprit de Jona Nido, guitariste de The Ocean, alors que le musicien était aux Etats-Unis. Très rapidement, Jona Nido écrit 3 titres, qu'il décide d'enregistrer en Janvier 2011 avec Luc Hess et Louis Jucker, eux aussi membres de The Ocean, mais amis de longue date avant tout. Ces morceaux sortent sur un split avec Kunz, composé de Luc Hess et Louis Jucker. Rapidement, après quelques concerts, le combo sort Stadia Rods, son premier EP et enchaine les tournées en Europe.

15.5 / 20
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Stadia Rods ( 2012 )

Coilguns, l'une des hydres de The Ocean, dont nous avions précédemment parlé en ces pages, refait surface avec au menu, une légère modification du line-up (le bassiste se focalisant sur ses cordes vocales, laissant le guitariste assurer l'intégralité des riffs du EP) et un EP, Stadia Rods, avec comme idée folle celle d'en remettre une couche quelques mois plus tard.
Ici, on délaisse un peu le côté Rock'N'Roll de Every Time I Die pour se tourner vers l'aspect Chaotico-Brutal d'un The Dillinger Escape Plan ou Breach : une charge de taureaux difficile à arrêter ("Zoetropist") lorqu'elle ne piétine pas dangereusement sur place ("In The Limelights"). Pas de quoi se labourer les oreilles, mais une succession de riffs et de larsens ("The Shuftan Process") s'orientant un peu plus vers un aspect Post que purement Hardcorisé. On retrouvera presque, sans aller dans une complexité identique, des airs de Comity sur cet agencement lent et crescendo des plans (notamment sur les 2 derniers titres).
Globalement, aucun titre ne se démarque particulièrement : l'ensemble est cohérent, stable, avec quelques riffs bien placés ("Parkensine" et son solo à la Between The Buried and Me) et un jeu rythmique virevoltant ("Zoetropist") lorsque la folie ne gagne pas ("Witness The Kern Arc" et ses guitares que l'on pourrait tirer du premier Norma Jean). Stadia Rods n'est pas époustouflant, mais homogène, ce qui est déjà un gros plus car on ne passera pas de titre particulier, préférant se passer les morceaux à la suite, histoire de garder ce fil conducteur un brin malsain qui tient en haleine ("In The Limelights").
Le passage de Louis au chant (à plein temps) et l'utilisation de pédales et d'amplis par Jona n'a pas d'impacts perceptible sur les compos de Coilguns. Heureusement, car du coup un seul musicien assure l'intégralité des riffs sur les nouveaux titres.

Peut être moins foufou que le split avec KunzStadia Rods amène une légère évolution dans la musique de Coilguns. Même si l'essence même du trio est toujours là, il est plutôt ici question d'un aspect plus massif des compos qu'une furie rock'n'roll. Ca n'empêche pas de s'éclater sans se prendre la tête.

A écouter : In The Limelights - The Shuftan Process
14.5 / 20
1 commentaire (15/20).

Split avec Kunz ( 2011 )

Quand des membres de The Ocean décident de réunir leur side-project sur un Split, le résultat s'annonce bruyant. Coilguns et Kunz (soit 3 membres du combo de Post) se mélangent ici avec d'un côté un son plus orienté Hardcore'N'Roll et de l'autre une musique plus noisy. 

Côté Coilguns, ca bouge, ca groove, ca envoie du pâté. Pensez à The Dillinger Escape Plan, Every Time I Die, Converge et un soupçon de Breach, d'une part pour les rythmiques déchainées à 100 à l'heure (Kachinas) ou les riffs agonisants (Phersu) et de l'autre pour la fougue dégagée par le combo. En gros, des influences assez classiques, que l'on retrouve chez pas mal de combos du moment mais avec Coilguns, pas de temps mort, pas de regret. En 3 titres Coilguns montre les dents et s'en donne à cœur joie. Jolie et efficace prestation où l'on retiendra surtout Phersu en pièce maîtresse.

Pour Kunz, on tape plutôt dans une musique presque minimaliste (pensez à des duos comme Lightning BoltDestroy All Operating Systems ou encore aux Melvins pour le côté barré) : voix rutilante, cordes grasses et hypnotisantes à la OM (Flush) ou hardcore pur jus sur What Makes Me Sleep (où l'ancien The Ocean Mike Pilat vient en renfort), Kunz crache avec une production raw et convaincante. Alors que Coilguns mise sur des compos directes et bondissantes, Kunz rend l'ensemble plus sournois et traumatisant avec une sensation d'un Neurosis dépressif sur Flow ou à un Stoner désertique sur Flush.

Pas prétentieux pour un sou, ce split contient pourtant de très bons titres (Phersu, Flush) qui montrent une autre facette de musiciens noyés dans The Ocean. Ensemble classique, de facture agréable, et en plus d'être rythmé.