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Biographie

Circle Takes The Square

L'aventure Circle Takes The Square débute en 2000 sous la forme d'un trio, avant de devenir un quatuor. Le groupe joue un hardcore décomplexé, influencé par une multitude de genres comme l'indie rock, le hip-hop, le screamo et même l'électro. Après une démo et un split, la formation sort son premier véritable album en 2004, As The Roots Undo. Le succès étant au rendez vous, le groupe part en tournée en 2005 avec notamment Thursday, The Blood Brothers, Hot Cross et A Day In Black And White. Un deuxième album, devait voir le jour en 2009. Pourtant, sans cesse repoussé, le groupe continue d'annoncer son album qui, finalement, est attendu pour 2012 tandis qu'un EP, Decompositions: Volume I, Chapiter 1 : Rites Of Initiation, sort fin 2011.

16 / 20
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Decompositions: Volume I, Chapiter 1 : Rites Of Initiation ( 2011 )

Une saloperie. Visqueuse et rampante. Par-dessus tout addictive. Voilà ce qu’était As the roots undo. Une obsession glauque, que rien n’altérait.

Une hype aussi. Pour les initiés. Les élites. Une screamo d’intello. Hispter avant l’heure. Qui plaisait à tous les amateurs de musique sombre. Avant June Paik. Avant Celeste. Et des innombrables fausses annonces de retour. Une attente comme on  n’en connait pas dans l’underground. 8 ans dans le mutisme. Puis ce mois d’août 2011. Les mots gravés : Decompositions Vol I. Chapter 1. Rites of Initiation. Les premières notes. Le remake en musique du trip sous acide d’Easy Rider dans le cimetière de la Nouvelle Orléans. La chaîne n’était pas rompue. L’anneau toujours serti d’un fer rutilant. Avec ce même désir intarissable de connecter les chemins qui séparent la vie de la mort. Alors les images défilent, les mânes s’agglutinent, l’espace se fissure. "Enter by the narrow gates". Entre les cris et les incantations maléfiques.

La suite reprend les choses là où les américains les avaient laissées. Avec son allure de procession macabre. Violent, aliéné, fracturé. Le long de vastes morceaux, astreignants, évolués et tortueux. Comme un charivari ressuscité. Un opéra joué pour Hadès. Tendus constamment entre l’alternance de voix masculine/féminine, entre les cordes nouées en mémoire des pendus et les accalmies dévoués aux oraisons ("The ancestral other side"). Thursday et 1905 apparaissent là ("Way of ever-branching path") Éphémère. Comme une étincelle. La lumière ici bas est phtisique. Et Circle Takes The Square reste inclassable. Reste plus que jamais possédé. Reste... par-delà.

En écoute et en achat ici.

A écouter : "Enter by the narrow gates"
18 / 20
8 commentaires (18.38/20).
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As The Roots Undo ( 2004 )

2003, Orchid n'est plus et bon nombre de groupes screamo s'orientent vers des escapades post rock, où tout finit par inéxorablement exploser. Bien ou pas ? Là n'est pas la question. Circle Takes The Square est le screamo moderne, l'incarnation d'une extension des frontieres tout en usant des fondamentaux. As The Roots Undo rassemble des influences multiples, empruntées à la scène hardcore (Converge pour les riffs chaotiques et Orchid pour le feeling mélodique), au DC Sound de Washington (Fugazi pour le côté dissonant) ou à la scène metal extrême (voix hurlées typiquement black metal, enchevêtrements d'arpèges qui rapellent le travail de Bethlehem sur Dictus Te Necare).

Ces influences (digérées) confèrent une aura terriblement obscure et totalement unique à As The Roots Undo, mélange de nihilisme et de désespoir sur une toile haineuse et surtout chaotique. Lorsque la bourrasque "Interview At The Ruins" se morphe en ballade mélancolique s'achevant sur un A Capella à fleur de peau, ou lors de la terminaison épique et écorchée de "Crowquill", on perd (à jamais) le fil et le sens de l'organisation. Circle Takes The Square ne se formalise pas, déconstruit et reconstruit, brise et répare des structures passant de l'état de ruines sonores vers des monuments taillés à la perfection ("In The Nervous Light Of Sunday", "Non Objective Portrait of Karma"). Et ceci, toujours avec ce feeling agressif malsain et carnassier qui n'est à aucun moment rompu par la relative propreté de la production. A la manière de Envy, on distingue chaque nuance, chaque éclat de cymbale, chaque changement de ton vocal, sans etouffement claustrophobique. Circle Takes The Square ne vise que le contenu et le fond des choses, entre romantisme et atmopshères glaciales.

Déjanté ("Same Shade As Concrete"), agressif, haineux, mélancolique, progressif sans vraiment l'être , As The Roots Undo ouvre la voie d'un post screamo, travaillé et profond.

A écouter : Bien sur