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Biographie

Children Of Bodom

L'histoire commence en 1993 dans la ville d'Espoo en Finlande avec la création du groupe Inearthed qui sort plusieurs demos. En 1996, ils changent de nom pour Children Of Bodom. Nom tiré d'une des affaires de meurtre les plus mystérieuses de Finlande : les meurtres du lac Bodom. Quatre jeune campeurs à la nuit tombée, trois décèdent, poignardés, et le dernier est interné, assurant que c'est l'oeuvre du Grim Reaper, devenu mascotte du groupe. L'année suivante, le groupe signe chez Nuclear Blast et sort Something Wild, album excellent, mais discret dans le milieu du Metal nordique. Le groupe tourne notamment avec Dimmu Borgir. En 1999, les finlandais sortent leur deuxième album intitulé Hatebreeder qui les révèle au monde entier. Le son du groupe prend une tournure beaucoup plus agressive et bien plus rapide. Ils profitent de ce succès pour tourner au japon au mois de juin et enregistrer leur premier live : Tokyo Warhearts. L'automne 2000 voit l'arrivée de Follow The Reaper qui reste dans la veine de son prédécesseur tout en marquant l'évolution continuelle du groupe.

Après un petit creux, le groupe reprend les compositions et nous livre en 2003 Hate Crew Deathroll, album marquant un tournant du groupe vers des compositions plus lourdes. Durant la tournée qui s'ensuit, Alexander Kuoppala quitte le groupe pour être remplacé par Roope Latvala (Stone, Sinergy). Finalement, en 2005, l'album Are You Dead Yet voit le jour. Ce dernier est sûrement celui qui a fait le plus de remous au sein des amateurs du combo finlandais : tempo lent, guitares lourdes, Children Of Bodom n'a pas fini de surprendre !

8.5 / 20
13 commentaires (12.54/20).
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I Worship Chaos ( 2015 )

Les albums de Children Of Bodom se suivent et ne se ressemblent pas. Après une évolution, au début des années 2000, vers un son moins technique et plus rentre-dedans (pour des résultats pas toujours à la hauteur des attentes des fans), les Finlandais ont précédemment proposé avec Halo Of Blood une tentative d'hypothétique début de retour éventuel et timide vers leurs origines death-mélodique. Des espoirs qui n'auront pas fait long feu à l'écoute de I Worship Chaos...

Pour être honnête envers ce disque, il faut lui reconnaître ses qualités. Car il en a, certes peu, mais il en a.
Certains morceaux ou quelques passages arrivent à renouer avec une qualité d’écriture ou une efficacité. A défaut de revenir sur les autres titres, on écoutera plusieurs fois la courte et rapide Horns, sans compromis, à l'image de son intro "black-métalisée". Citons aussi la seconde moitié de All For Nothing, longue bataille de questions-réponses entre des leads de guitare et de clavier. D'autres pistes ne brilleront que pour leur riff d'intro original (I Hurt) ou pour un pont mélodique, précisément celui entre les deux premiers couplets de Suicide Bomber, que l'on regrettera ne pas entendre pour le refrain.

C'est d'ailleurs le triste exemple de ce qui caractérise I Worship Chaos. La galette est une compilation de bonnes idées mal abouties, mal tournées et d'intentions honorables qui finissent en queue de poisson.
Le riffing est moins présent que dans l'album précédent, et ne comparons même pas avec la période pré-Hatecrew Deathroll. Les thèmes mélodiques sont remplacés par des parties rythmiques d'un goût incertain : moins dynamiques que des mosh-parts typées "core", plus molles que des galopades de guitares thrash... Elles se situent quelque part entre les deux et ne font jamais mouche. Des riffs subsistent mais beaucoup semblent recyclés, en moins bon (les intros de Morrigan ou de Hold Your Tongue...).
La lourdeur, poussive, est le maître mot de cet effort. Les couplets et les ponts sont massifs, directs, à l'image de la transition après le second refrain de My Bodom ou les couplets de Suicide Bomber. Les quelques harmonies qui pourrait venir alléger l'ensemble sont souvent maladroites et n'arrangent rien. Beaucoup de refrains n'ont plus cet effet percutant que le groupe savait distiller par le passé (I Hurt, Widdershins...), et la construction même des morceaux sent la redite (Prayer For The Afflicted semble être une pâle copie de Angels Don't Kill).
Il reste les solos... Bien qu'ils soient toujours représentatifs du groupe, même eux sonnent moins inspirés. Néanmoins, ceux de All For Nothing et de Widdershins sortent un peu du lot.

I Worship Chaos est donc un album en demi-teinte, décevant au vu des capacités très largement sous-exploitées du compositeur et des musiciens. Quand on sait ce dont ils ont été capables, on a du mal à les pardonner. En fait, on a même du mal à continuer d'espérer...

A écouter : une seule fois, pour vous donner envie de ressortir Hatebreeder ou Follow The Reaper...
13 / 20
9 commentaires (15.94/20).
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Halo Of Blood ( 2013 )

Les déclarations de Children Of Bodom à l'égard de ce huitième album laissaient supposer un retour aux sources période Something Wild / Hatebreed. Ce genre d'allégation est bien évidemment à prendre avec des pincettes car elles se révèlent souvent trompeuses voire décevantes en dehors de rares exceptions. Reste donc à voir ce que propose réellement Halo Of Blood et surtout s'il est de qualité.

Donc oui, on peut effectivement voir Halo Of Blood comme un retour aux sources. Même si Children Of Bodom a toujours gardé un lien avec ses anciennes productions (ce son reconnaissable entre mille, les soli claviers / guitares...), il s'était dirigé vers un Metal moderne, puisant ses forces dans un Thrash Metal acéré avec un soupçon de mélodies épiques, mais y préférait l'efficacité immédiate aux ambiances d'antan. Les finlandais semblent avoir rembobiné la cassette sur cet opus, retrouvé leurs influences Black Metal et souffle le froid dès l'ouverture glaciale de Waste Of Skin et sa suite Halo Of Blood. De même, Scream For Silence ou Damaged Beyond Repair sont nettement de bons titres, variés, avec des mélodies épiques à l'ancienne, alors que The Days Are Numbered, petit brûlot propulsé à toute vitesse entrecoupé d'harmonie ensorcelantes aux claviers est aussi une réussite. Children Of Bodom gratifie toujours ses albums d'un titre plus lent, mais Dead Man's Hand On You marque une nouvelle étape dans l'écriture du groupe qui y développe des influences Doom Metal plutôt bien foutues renforçant l'aspect plus sombre de cet opus avec ses arrangements au duo guitare / piano clean et ses voix qui alternent chuchotements et hurlements. Donc oui, on a envie d'y croire, sauf que...

Halo Of Blood est plutôt un bon disque, mais hélas, il ne permet pas de se positionner au niveau de ses précurseurs. Il en a pourtant l'apparence, la forme, la couleur, l'odeur presque, mais il manque le principal : la saveur. Parce qu'il faut bien comprendre qu'il lui manque un songwriting qui fasse perdurer l'écoute sur la longueur. Le genre de disque vite composé (à force de sortir un album tous les deux ans, c'est évident que le processus créatif en prend un coup sur le crâne) qui en pâtit sur l'émotion, sur l'âme même. Donc oui, il y a de bons riffs, des entrelacs mélodiques, les morceaux sont cohérents, la rage est là, certaines ambiances sont réjouissantes, mais la magie n'opère plus autant qu'avant. On notera néanmoins que la production de Peter Tatgtren, rend honneur à l'ancien son de Children Of Bodom (c'est lui qui avait produit Follow The Reaper, rappelez-vous), mais pas de quoi propulser cet album vers les cimes magiques d'autrefois.

Halo Of Blood est visiblement un album qui veut se réconcilier avec les fans des débuts. Si les moyens sont mis en œuvre pour y arriver (production, retours aux fondamentaux stylistiques...), il manque le truc supplémentaire qui en fasse un disque marquant. Ce n'est pas encore cette fois qu'on pourra dire le grand Children Of Bodom est de retour.

14.5 / 20
20 commentaires (14.33/20).
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Relentless Reckless Forever ( 2011 )

De l'avis de beaucoup, Children Of Bodom n'a pas sorti de bon album depuis... huit ans déjà, c'est à dire avec son dernier coup de maitre en 2003 : Hate Crew DeathrollAre You Dead Yet? marquant une nette évolution dans le son, les compositions du groupe ne plaisant pas aux fans de la première heure et Blooddrunk étant largement moins inspiré que ses prédécesseurs, il était temps pour les enfants de Bodom de sortir la tête de l'eau.

C'est en partie chose faite avec Relentless Reckless Forever, qui, s'il ne renoue pas avec les débuts, possède au moins le mérite de faire avancer les finlandais dans la bonne direction. Pas de vraie surprise pour autant car Children Of Bodom a gardé les éléments qui alimentent sa musique depuis cinq/six ans au grand dam de certains. Les riffs sont donc toujours orientés Thrash avec son un poil plus lourd et des morceaux direct, ''in your face'', moins alambiqués donc, en dépit des entrelacs mélodiques et épiques qui faisaient notre bonheur sur Follow The Reaper par exemple. On a finalement un peu l'impression d'entendre un disque qui ferait la synthèse d'Hate Crew Deathroll et de Are You Dead Yet?.

Mais l'on conviendra aussi que la bande à Laiho nous offre des morceaux plus inspirés comme le très bon Not My Funeral en ouverture et ses guitares imparables ou l'entrainant mid-tempo Roundtrip To Hell And Back. Tout en gardant ses procédés, sa virtuosité dans les guitares ou les claviers (Alexi Laiho et Janne Wirman sont encore une fois sur le devant de la scène), Children Of Bodom retrouve une partie de son feeling perdu comme sur Was It Worth It?. Les bons riffs et les mélodies travaillées sont de retour comme sur les très rapides Shovel Knockout ou Ugly conférant aux titres un aspect catchy non négligeable.

Tout n'est pas impeccable sur Relentless Reckless Forever, car en favorisant leur côté plus agressif, Children Of Bodom perd aussi en morceaux plus progressifs et en ambiances épiques qui faisaient leur charme. Ainsi, certains titres comme le moyen Pussyfoot Miss Suicide ou le très Thrash Northpole Throwdown s'écoutent sans qu'on en retienne quelque chose de particulièrement remarquable. C'est aussi le défaut du disque, d'un format plutôt court de 35min (on en revient au fait que Children Of Bodom souhaite garder un côté très efficace, frontal à ses compositions), il s'écoute d'une traite mais manque de matière pour nous faire vibrer et réitérer les écoutes comme au bon vieux temps. 

Si l'on ne retrouvera probablement jamais le Children Of Bodom des débuts, il faut quand même reconnaitre qu'il y a un mieux sur cette nouvelle offrande des finlandais. Ils ont repris du poil de la bête, sont toujours aussi doués dans ce qu'ils savent faire et si ce n'est ni la grosse claque, ni la grosse bouse espérée par plusieurs, peut-être que Relentless Reckless Forever pourra renouer avec certains fans.

A écouter : Not My Funeral, Roundtrip To Hell And Back
18 / 20
60 commentaires (18.25/20).
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Follow The Reaper ( 2000 )

Pas de chronique des sales mioches du Bodom sur Metalo’ ?!! Ce groupe qui en aura tant fait frissonner de bonheur! Il est temps d’y remédier avec une tentative d’éloge où, quoi que je fasse, je ne pourrais pas, de toute façon, vous faire entrevoir ne serait-ce qu’une micro bribe des sensations et émotions qui explosent en moi à chaque écoute de ce monument du metal, et pas qu’à mes yeux seulement ! Remarque, tout n’est pas perdu d’avance tant le combo finlandais, dorénavant ultra culte, aura initié une bonne frange de metalheads de ma génération. Tentons le coup…

Nous sommes en 2001, et revoilà nos survivants du lac après deux albums où se brassait un bouillon d’influences allant du heavy/power au metal extrême. Le tout était généreusement tartiné de claviers leads et ambiants, de shreds fulgurants, et servi à une sauce néoclassique. Un  melting-pot audacieux, ficelé par des structures bien fouillées (surtout sur « Something Wild ») et des musiciens encore très jeunes pour l’époque (Warman et Laiho n’avait que 18 ans à la sortie du premier album). Tant d’éléments forgeant ce rendu très ingérable pour les néophytes et du coup, convoité par un public très large.

Si la trame principale de la musique de Bodom est complètement respectée ici, on remarque que le groupe amène déjà les prémices de sa rénovation future. Le song-writting n’exprime plus aucune hésitation à taper dans la rythmique mid-tempo, voir le breakdown qui arrachent la tête, mais tout est extrêmement bien dosé au profit d’une efficacité riche et sans faille. Les claviers sont claquants et les fameuses structures montagnes russes, bien que moins progressives que sur « SW », jouissives au possible.
Des arrangements pas trop alambiquées certes, mais le feeling Laiho est bien là et refoule d’une aisance assez déconcertante. D’ailleurs, ce petit enfoiré virtuose ne s’est jamais vraiment caché de ses affiliations punk et rock’n’roll, et elles se font quelque peu ressentir sur la musique du quinquet. Bien évidement, je ne parle pas vraiment de la composition, mais plus d’une approche, d’une attitude, ressenties par des lâchés de notes impulsifs puis surtout par ces fameux harsh vocals au flow précipité. Ce ton, paradoxalement rageur et je-m’en-foutisme et le cachet des six-cordistes, contribuent à cette sensation d’aisance dans la façon dont le groupe balance ses plans, relevant pourtant d’un certain niveau technique.
Car ne l’oublions pas, COB c’est avant tout de la virtuosité clavier/guitares (de la branlette de manche pour les zikos cancaniers) et les mélodies déversées ici collent la chair de poule ! Ce raz-de-marée de notes berce, étourdi, remue les entrailles, tout est absolument épique, brave et grandiose ! Tout s’enchaîne avec une évidence absolue et les quarante minutes s’écoulent comme du nectar sacré sur vos papilles! De plus, la galette a été produite avec une prod bien reconnaissable : le combo Jackson / EMG de Laiho n’aura jamais sonné aussi atypique et même le son général possède une reverb’ bien particulière (merci papa Tägtgren). L'immersion est totale!

Tout simplement l’apothéose du Bodom metal. On dit même que ce fut la chute progressive à partir de son successeur, « Hatecrew Dearthroll », où le groupe fit un grand pas en avant de ces influences néoclassiques pour un metal qui n’a cessé de se simplifier et de se moderniser. De biens grands mots au final, quand on sait que, malgré la décadence artistique du groupe ces dernières années (enfin surtout celle de Laiho), la qualité est plutôt de mise. Cependant, certains n’auront pas applaudi l’évolution (surtout en 2008...). Pas étonnant quand on sait que pour les puristes les plus blasés, le groupe est mort après « Hatebreeder », voir « Something Wild ». Et dépit du snobisme de chacun et de leur "c'était mieux avant", « Follow the Reaper » trônera à jamais dans le cœur de ce qu’ils l’auront suivi !

Oui, je l'’avoue ! Cette chro’ est le pur produit d’un fan aveugle. …J'’assume !

A écouter : jusqu'a la moindre note!