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Biographie

Cavalera Conspiracy

Cavalera Conspiracy est le fruit de la réconciliation des deux frères Cavalera, Max et Iggor (et non plus Igor), brouillés depuis 1996 et l'important succès rencontré alors par Sepultura. Après plus de 10 années sans se parler, les deux frangins Brésiliens reprennent contact et décident très rapidement de refaire de la musique ensemble: Cavalera Conspiracy nait alors. Le groupe se voulant international, l'Américain Marc Rizzo, guitariste de Soulfly, et le Français Joe Duplantier, guitariste/chanteur dans Gojira mais bassiste dans Cavalera Conspiracy, sont recrutés. Le groupe compose aussitôt un premier album, Inflikted, qui sort en 2008 chez Roadrunner Records, fidèle maison de disques des Cavalera. Blunt Force Trauma leur second opus, parait en 2011, suivi de Pandemonium en 2014 et Psychosis en 2017. 

8 / 20
20 commentaires (9.78/20).
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Blunt Force Trauma ( 2011 )

Qu’il est douloureux de se souvenir des premiers opus de Sepultura, voire de Soulfly, quand on écoute les dernières productions de Max Cavalera. Sans renier l’héritage de qualité qu’il a légué à tous les aficionados de musique extrême, c’est peu dire que le Brésilien a perdu de son aura. On voit les disques de Soulfly paraître tous les six mois sans que ça nous fasse ni chaud ni froid, parce que, et c’est triste à dire, la lassitude a pris le dessus. 
Cette fois-ci, Max a décidé de relancer la machine Cavalera Conspiracy, qui pour beaucoup rime avec "machine à faire des billets verts". Et quand on écoute la dernière galette des frangins Cavalera, on se dit que se faire prendre pour des vaches à lait, ça va deux secondes.

« Ca tourne en rond », « ça se mord la queue », « tout le temps la même chose », autant d’expressions qui viennent à l’esprit quand on lance le disque. Blunt Force Trauma, tu parles. Même si c’est toujours un plaisir de retrouver le timbre légendaire de Max (pour les intimes), les compos sont clairement à la ramasse en termes d’inspiration. Certains titres sont carrément incohérents, comme l’ouverture Warlord qui propose une outro placée là parce que le tapping c’est cool, ou les arrêts brutaux de Lynch Mob ou Thrasher qui surviennent alors qu’on était sur le point de se dire qu'ils étaient bien partis. Les riffs sont fades, sans saveur, déjà entendus mille fois sur Soulfly. Les paroles ? Les mêmes. L’invité qui apporte sa dose de chant rap / hardcore ? Présent. Aucune surprise, aucune prise de risque, rien que de l’air brassé. Certes ça tape fort, mais ça tape dans le vide, ça sonne creux.
Qu’a-t-il bien pu se passer ? Fainéantise ? Assurance que de toutes façons quoiqu’on fasse, on est sûr de s’en sortir parce que l’on s’appelle Cavalera ? Ou est-ce réellement le manque d’inspiration qui nous insuffle cette sensation d’être pris pour un c.o.n pendant les onze morceaux du disque ?
Quelques passages peuvent passablement vous faire taper du pied car bien sentis et entraînants, comme le pont de Killing Inside ou le break de I Speak Hate. Les percu tribales de Burn Waco font leur petit effet, tout comme le mid-tempo de Genghis Khan, rappelant furieusement certains titres de Chaos A.D de Sepultura

Le jeu des musiciens vous laissera perplexe, c’est sûr. Alors qu’Igor Cavalera, le batteur et frère de Max, semble tout faire pour être le moins inventif possible sur l’ensemble des pistes, le lead guitariste Marc Rizzo s’en donne à cœur joie en nous livrant des solo improbables au milieu de cette bouillie thrash / death de bas étage. Plus que de shredder comme un dément, on se rend compte que son rôle est de sauver les meubles tant on dirait que le groupe s’est efforcé d’exploiter un maximum son potentiel technique sur CHAQUE morceau. Et je ne parlerai de la basse que pour préciser que ce n’est plus Joe Duplantier qui la tient (pas folle la guêpe). Niveau mixage, Logan Mader oblige, le son est nickel. Les guitares s’en sortent avec un grain plutôt agréable à l’oreille. Mais bon, encore une fois, c’est la moindre des choses quand un tel pognon est en jeu. 

Que dire d’autre à part que ce que l’on redoutait le plus s’est produit. Cavalera Conspiracy, la blague de l’année, le mythe réduit en miettes microscopiques que le vent aura fini de balayer dans deux mois, le CD que le monde entier aura catalogué comme un autre truc qu’a fait Cavalera. Autant Inflikted valait à peu près le coup, autant Blunt Force Trauma est un doigt d’honneur bien tendu à tous les fans qui attendaient le retour de Max. Peut-être la prochaine fois, ne perdons pas espoir...

A écouter : pour mieux savourer les premiers Sepultura
14 / 20
52 commentaires (13.33/20).
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Inflikted ( 2008 )

Pour beaucoup, ce premier opus de Cavalera Conspiracy comporte un côté historique. En effet, il s’agit du premier disque sur lequel les frères Cavalera, fondateurs d’un monstre du metal moderne Sepultura, joue ensemble depuis Roots en 1996. La pression autour de ce disque est donc considérable : le résultat allait-il être à la hauteur de l’attente suscitée par ce allstar-band ?

Le disque commence par Inflikted : efficacité, énergie, feeling à la Soulfly : bref on navigue en terrain connu. De manière générale, il est évident que l’ombre de Soulfly plane beaucoup plus sur ce disque que celle de Sepultura même si le style de composition de Max et sa voix sont immédiatement reconnaissables.
Sanctuary, le deuxième titre est également très réussi, oscillant entre le groove si caractéristique de Max Cavalera (l’excellent break du morceau) et un hardcore très old school. Cette vibe hardcore est d’ailleurs assez présente (Hex, Nevertrust) et confirme, si besoin en était, que les deux frangins brésiliens n’ont pas oublié d’où ils venaient et qu’ils avaient toujours la hargne.

Le morceau Black Ark voit Ritchie Cavalera, beau-fils de Max, venir pousser la chansonnette (comme il l’avait déjà fait avec Soulfly, sur scène et sur disque). Son chant éraillé apporte un vrai plus au morceau qui constitue un des meilleurs moments de ce disque.

Si le plus de Joe Duplantier de Gojira à la basse apparaît somme toute assez discrète, son apport dans la composition ainsi que sur les backing vocaux de certains titres (Black Ark, Ultra-Violent) est non négligeable. Quant à Marc Rizzo, si son toucher de guitare s’avère différent de celui d’Andreas Kisser (de Sepultura), son jeu est aussi bon que dans Soulfly et apporte toujours cette petite touche flamenco (Bloodbrawl).
Le disque se termine comme il avait commencé : sur une rythmique rentre dedans avec Must Kill. Histoire de terminer le boulot…

Au final, ce disque est plutôt bon. Le plaisir de retrouver Max et Iggor Cavalera sur un même disque est indéniable. Mais le disque a dû mal à assurer toute la pression pesant sur ses épaules et peine à combler les énormes attentes fondées en lui. Gageons que le prochain disque, celui d’un groupe plus soudé, comblera toutes les attentes. A moins que de nouvelles rumeurs spéculant sur une reformation de Sepultura sous son line up légendaire ne (re)fassent leur apparition… 

 

A écouter : Sanctuary, Inflikted, Black Ark, Bloodbrawl