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Biographie

Bongzilla

Bongzilla, c'est le groupe idiot dans la forme qui creuse son chemin depuis 1995. Ils officient dans un registre sludge doomy et leur inspiration vient de l'herbe. Leur discographie évolue pourtant en délaissant le coté grindesque des débuts pour arriver a quelque chose de plus carré, de plus sabbathien finalement, en disséquant des riffs de plus en plus opressants. Aujourd'hui, Bongzilla est signé chez relapse.

Chronique

14 / 20
4 commentaires (15.75/20).
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Amerijuanican ( 2005 )

Stoner doom, doom stoner, sludge, sludge doom, doom sludge, doom tout court, pas doom du tout, un peu sludgy sur les bords, pas assez stoner dans les angles... STOP. Bongzilla fait juste partie des groupes qui aiment la grace d'un riff, cette façon ronde qu'ont ces mélodies lourdes de rebondir et ricocher. Alors oui, en effet, le son de bongzilla est quasiment sludge, avec une grosse teinte de doom.

Bongzilla fait partie de ces formations cultes, actuellement dans la mouvance southern doomy, mais qui fait son petit chemin tranquillement. Bongzilla ne revendique rien d'intellectuel. Ils fument leur herbe, et se mettent a entrevoir un monde d'une lourdeur malsaine, qui ravage nos petits cerveaux. ce boulot là, ils le font bien. On ne peut rien enlever a la qualité du travail de composition qui n'a jamais été aussi carré pour un groupe du genre. Les compos s'enchainent les unes aprés les autres et les riffs se ressemblent, donnant une unité au tout déroutante. Fait exprès ou pas, le résultat est là et nous donne grassement envie de headbanguer au rythme effréné d'une production rock n roll.

La voix criarde degueulasse se pose comme un instrument de plus, donnant le rythme et ajoutant au coté carré et métronomé de la chose. Aucune guitare trop grasse ne laisse pendre ses bourrelets d'un coté ou de l'autre de la chaise, aucun écart de batterie ne nous laisserait penser que le groupe laisse un espace de libre.
Mais finalement, c'est pour cela que Bongzilla est maître de son sujet. Cet opus est entiérement fait pour labourer les cerveaux, même les plus habitués au style. La production dantesque rajoute au côté "mur du son". Passé la surprise du début, on se laisse facilement prendre au jeu de ce disque, emballé comme il le faut pour réserver son lot de ... non surprises.

Si l'envie vous prend de vous faire mettre des coups de pieds dans vos bases musicales, écartez vous bien loin du groupe, mais aussi du genre, car ce disque est tout ce qu'il y a de plus représentatif d'un "mission accomplie". Alors oui, dans le genre, Bongzilla a fait fort, très fort, et nos oreilles et notre tête se rappellent encore du riffing. Ce n'est pas Cutdown et son interlude basse/voix des plus inquiétantes qui nous fera dire le contraire. L'album culmine même à un moment de grâce lors de Stonesphere et ses 12 minutes dignes du Dopethrone de Electric Wizard dans sa façon de laisser trainer des plans accolés a des soufflements, des toussotements, des bruits de feu, d'un bang tiré pour ensuite repartir de plus belle, coupé et recoupé par des soli faisant penser à Reverend Bizarre.

Finalement, on accroche rapidement et sans concession à ce cd, aisément touchant car allant droit au but, et ne présentant que peu de concessions. Bongzilla digére assez de moments sabbathiens de maniére plus propre que Goatsblood ou Iron Monkey pour s'imposer comme la face accessible du genre, et ce avec classe.

A écouter : Avec un B.