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Biographie

Black Sabbath

Black Sabbath est certainement l’un des groupes les plus marquant pour tout ce qui concerne le métal, déjà inscrit au panthéon du rock ce groupe a révolutionné la musique et a lancé au début des années 70 plusieurs bombes dont on ressent encore les secousses 35 ans après.
Fin des années 60, la vague hippie vient de passer son apogée et de nouvelles formations inspirés des tonalités blues et rock viennent alourdir le son, saturé les guitares et changent de registre niveau message.
Led Zeppelin, Deep Purple et bien d’autres tracent la ligne directrice des années rock à venir, Black Sabbath emprunte le chemin le plus noir et le plus malsain de tous. Là où Led Zeppelin choisis le coté sexe, drogue et rock’n roll et des envolés psychés  Black Sabbath plonge dans le dépressif et le macabre.
Les membres, des amis d’enfance, débutent sous le nom Polka Tulk puis Earth et enfin début 1969 après plusieurs concerts en Europe décident d’opter pour Black Sabbath (titre d’une nouvelle de Dennis Wheatley), nom qui marquera l’histoire du rock…

Le groupe se fait remarquer lors de concert et signe en 1969 chez Philips Records, en 1970 parait le premier album de Black Sabbath, un éponyme qui va devenir culte. Sorti tout d’abord en Angleterre ce disque arrive à entrer dans le top 10 anglais mais va exploser dans les charts américains quelques mois plus tard et y rester pendant plus d’un an (année durant laquelle plus d’un million de disque seront vendus aux USA) alors que la critique fustige le groupe. La même année le groupe sort Paranoïd, l’album sort quasiment en même temps que le premier aux USA mais cela n’empêche pas les ventes et l’album devient numéro 1 et s’écoule à 4 millions d’exemplaires (encore aux USA) et reste l’album le plus vendu du groupe. La machine Black Sabbath en un an a ébranlé le rock, les titres comme Iron Man, Paranoid, NIB, Evil Woman marquent une génération entière et reste encore maintenant des morceaux incroyablement actuels.

Le groupe enchaîne alors les sorties d’albums à une cadence incroyable, 8 albums sortiront en effet entre 1970 et 1978 ; après Black Sabbath, Paranoid suivent Master Of Reality (1971), Black Sabbath, vol 4 (1972), Sabbath Bloody Sabbath (1973, premier album où le clavier est officiellement présent avec Rick Wakeman de Yes), Sabotage (1975, après une année un peu à blanc le groupe revient avec un album qui ne marche plus autant aux USA où le paysage musicale à changé), We Sold Our Soul for Rock 'n' Roll (où le groupe commence à opérer des changements de plus en plus marquant sur ses compositions sous l’influence de Iommi (guitare) alors que Ozzy Osbourne s’y oppose), Technical Ecstasy (1976, qui va plus loin dans les innovations voulues par Iommi se vend bien mais moins que les précédents, Ozzy Osbourne décide alors de quitter le groupe qui est alors remplacé quelque temps par Dave Walker de Savoy Brown), Never Say Die! (1978, avec Ozzy Osbourne au chant, le dernier avant son retour dans les années 90 ; Never Say Die ! n’est pas une réussite commercial et Osbourne quitte le groupe (problème personnel, drogue, divergence musicale, … les raisons sont grandes). Pour certains l’histoire Black Sabbath s’arrête en 1979 avec le départ de Ozzy Osbourne qui va alors continuer une carrière solo.
Les années à venir sont un véritable feuilleton télé pour Black Sabbath, les membres se succèdent, au total dans l’histoire de Black Sabbath plus d’une trentaine de changement, réunion de line up seront effectués (parfois pour une seule soirée), on ne se focalisera que sur les changements les plus notables (une liste complète est disponible black-sabbath.com). Le groupe après le départ de Ozzy Osbourne engage Ronnie James Dio (Rainbow) et prend son temps avant de sortir en 1980 Heaven And Hell, le groupe renoue alors avec le succès, un live (enregistré avec Ozzy) sort en même temps : Black Sabbath Live at Last. Bill Ward (batterie) quitte alors Black Sabbath à cause de problème de santé et est remplacé par Vinnie Appice. En 1981 le groupe avec plus que deux membres originels enregistre Mob Rules lui aussi un succès.

Le prochain album sera un live, mais Dio et Iommi ne s’entende pas sur le mixage et Dio quitte alors Black Sabbath mais Live Evil sort tout de même en 1983.
Bill Ward retourne alors dans le groupe pour un petit moment et Dio est remplacé par Ian Gillian, ex chanteur de Deep Purple. Ce line up enregistre Born Again en 1983 qui serra un succès mitigé, Ian Gillian quitte alors le groupe.
En 1985 pour un concert unique (Live Aid) Ozzy Osbourne revient au chant. Geezer Butler quitte a son tour le groupe en 1985, ne reste plus que Tony Iommi qui sort en 1986 un album « solo » mais sous le nom Black Sabbath featuring Tony Iommi : Seventh Star. Le line up pour cette sortie est alors : Glenn Hughes (un autre chanteur de Deep Purple), David Spitz (basse), Geoff Nichols (clavier), Eric Singer (batteur, pourtant avec un nom pareil…) et bien évidemment Iommi. L’album est un semi échec et le groupe ne durera pas bien longtemps. Iommi seul au commande de Black Sabbath sort un nouvel album : The Eternal Idol en 1987 qui continue la descente dans les charts de Black Sabbath, au chant on trouve Tony Martin, la basse  et la batterie sont alors tenues par Bob Daisley et Bev Bevan. Après encore quelques changements de line up le groupe sort  Headless Cross (1989) puis  Tyr (1990).
En 1992 sort Dehumanizer, un album réunissant le line up de 1978 à 1983 (Geezer Butler, Ronnie James Dio, Vinnie Appice et Iommi) qui renoue avec le succès. Ozzy Osbourne doit alors rejoindre le groupe mais ça ne sera qu’un effet d’annonce.
Les albums suivant réuniront certains membres des différents line up, Cross Purpose en 1994 (avec Martin au chant), Forbidden (1995 avec encore Martin au chant) mais Black Sabbath est alors un piètre vendeur… En 1996 le premier best of du groupe sort (The Sabbath Stones), 26 ans après leur début ça change des best of sortis après 5 albums…

Le line up de 1970 se réunie pour un album live nommé Reunion qui dépasse le million d’exemplaires vendus. Le groupe prévoit alors de sortir un nouvel album avec le line up de 1970 mais rien ne sortira des sessions avec Rick Rubin, le groupe tourne et fait l’Ozzfest, mais mis a part quelques live ou best of rien de nouveau n’est sortis depuis 1995, cependant on reparle encore d’un possible album…
Pour les amateurs de la première période de Black Sabbath un coffret regroupant les 8 premiers albums, remasterisés et en pochette miniaturisée des vinyles est sortis, une aubaine pour ceux les découvrant que 30 ans plus tard. Black Sabbath fait son grand retour en 2013 avec...13, réunissant les trois pilliers Ozzy, Iommi et Butler, augmentés de Brad Wilk (RATM) derrière les fûts. 13 est dans l'ensemble bien accueilli par la presse et les fans, sans être un total retour aux sources l'album bénéficie d'une production solide et dans l'air du temps. Les vétérans partent faire le tour du monde pour défendre 13 et remplissent toutes les salles et stades dans lesquels ils passent. En 2015 il sera évoqué un temps une nouvelle réalisation du groupe, mais au final ce sera un EP qui verra le jour début 2016. The End contient 4 titres issus des sessions de 13 ainsi que 4 titres live. Cet enregistrement est un testament puisque Black Sabbath annonce sa ferme intention de raccrocher définitivement après une nouvelle tournée mondiale. Celle-ci passera par notre bon vieux pays avec une prestation au Hellfest 2016. 

13 / 20
23 commentaires (15.22/20).
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13 ( 2013 )

Le cultissime groupe qui a influencé de près comme de loin plusieurs générations de musiciens est de retour, pour de bonnes ou mauvaises raisons (pécuniaires ?). LE groupe qui a donné vie à divers courants de lourdeur plus ou moins possédés qu’on nomme stoner, doom, sludge ou plus classiquement heavy metal, le groupe sans lequel le metal - justement - tel qu’on le connaît aujourd’hui ne serait rien. On ne va pas refaire l’histoire, il y a d’excellentes biographies à lire ou à relire pour ça (cf : "La Bête Venue de Birmingham" de Guillaume Roos par ex.). Le fait est que Black Sab' est bien vivant, évidemment amputé de deux membres essentiels (Ronnie James "RIP" Dio et Bill Ward), mais un certain Brad Wilk (RATM) est venu à la rescousse derrière les fûts - bien qu’il n’ait pas le feeling jazzy de Ward - soutenir les éternels Ozzy, Tony Iommi et Geezer Butler.

13 n’est pas le titre d’album le plus inspiré mais il a le mérite d’être cohérent avec son année de sortie, tout comme sa pochette exhibant le nombre maudit enflammé comme le clou d’un spectacle rituel obscur. Les 34 ans d’inactivité créatrice de ce line-up ne laissaient rien supposer de glorieux pour ce nouveau disque. On s’attendait même à une auto-parodie. En fait, ce 13 est plutôt une agréable surprise, passé deux ou trois écoutes partisanes du contre. On retrouve le Black Sab' qui nous avait laissé avec Never Say Die. Les morceaux sont d’une longueur assez élevée, parfois un peu trop, mais on se surprend à revenir dessus, le sens de la mélodie facile étant toujours d'actualité, bien que la plupart des compos manquent d’innovation par leurs alignements de riffs vus et revus. Bien sûr, on reste en terrain archi connu, Black Sabbath préfère rester sur ses acquis, et c’est plutôt une bonne chose malgré les multiples défauts qui parsèment cette galette.

Heureusement, papa Rubin (Slayer, SOAD, RHCP, etc) veille aux manettes et redonne une seconde jeunesse au son des vieux briscards. De ce fait, End Of The Beginning ouvre puissamment l’objet par un riff massif et lancinant, et l’on (re) découvre un Prince des ténèbres assez en forme, dont le grain de voix ne semble pas avoir bougé depuis les seventies. Les soli de Iommi rugissent comme en quarante et ne servent jamais dans la démonstration crasse. La basse de Butler use de tout son espace pour exprimer la lourdeur nécessaire aux anglais. God Is Dead? confirme cette entrée en matière rassurante malgré un refrain agaçant. Iommi est alors en feu et répand tout son savoir-faire, bien aidé par le groove reconnaissable de Milk. Ce qui vient ensuite navigue entre le meilleur et le pire de Black Sabbath. Quasiment chaque titre contient son lot de réjouissances et de déceptions. La ballade de rigueur est bien présente (Zeitgeist), plutôt inspirée mais trop peu aventureuse pour être réellement intéressante. Age Of Reason montre de beaux plans rythmiques mais se fourvoie également dans le refrain niaiseux à outrance. Damaged Soul rehausse drastiquement le ton qualitatif par son harmonica joliment implanté et l’ambiance épique qui s’en dégage, un des seuls morceaux entièrement emballant. Enfin, Dear Father caresse les oreilles dans le sens du lobe sur sa première moitié, sans bousculer la mécanique hyper huilée, attaquée plus loin par la rouille, due certainement à un excès de confort musical.

Le trio de Birmingham (+ Brad Wilk), bien moins moribond et pathétique qu’on ne le pensait, a encore des atouts intéressants à faire valoir, privilégiant avec 13 un retour à la période 70/80 non négligeable. On demeure globalement dans le classique, et c’est bien là le point fort de cet album. Le reste pouvant parfois s’apparenter à un manque d’inspiration flagrant, ou bien une manière de s’attirer un succès radiophonique perdu. On attend de voir ça en concert pour le mythe, malgré tout.

A écouter : End Of The Beginning, Loner, Age Of Reason, Damaged Soul.
19 / 20
42 commentaires (19.08/20).
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Paranoid ( 1970 )

Quelques mois seulement après la sortie de son premier album éponyme, qui malgré des critiques plus que circonspectes décolle dans les chartes (notamment américain où Black Sabbath effectue quasiment une double sortie, leur premier album y sort en effet avec plusieurs mois de retard), l’orage Black Sabbath gronde de nouveau en cette année 70…
Paranoïd fait partie de ces albums quasi parfait et indispensable à tout amateur de rock, avec 8 morceaux cet album fait entrer Black Sabbath au panthéon du rock et bien évidement du métal qui voit ici l’un de ses premiers soubresauts.

Les quatre premiers titres de cet album, tous devenus des classiques incontournables, des monuments du rock et en plus de 30 ans peu de groupe peuvent se targuer d’avoir réaliser un morceau les égalant.
War Pigs, Paranoïd, Planet Caravan, Iron Man sont les quatre première salves lancées par les quatre anglais. Tout commence sur les 9 minutes de War Pigs, brûlot sanglant lancé en pleine crise politique avec la guerre du Vietnam, l’album devait d’ailleurs s’appeler War Pigs, mais pour éviter d’échauffer les esprits il prendra finalement le nom de Paranoïd. A l’image des paroles la musique est lourde, pesante, chaotique avec ces changements de ton, ces breaks étranges, le tout mené par la voix hallucinée de Ozzy
Après ce monument Black Sabbath nous pond ce qui pour beaucoup est considéré comme LE morceau de Black Sabbath : Paranoïd. Musique syncopée, basse omniprésente, un rythme prenant, un morceau possédé mené par un Ozzy au sommet de son art : voix glauque au possible (voix qui changera sur les albums suivant), un morceau incroyablement lourd de par son son et ses paroles.
Abasourdi par la puissance d’un Paranoïd il semble impossible de l’être plus, pourtant l’enchaînement démentiel continue avec un Planet Caravan (repris quasiment à l’identique par Pantera plus de 20 ans plus tard) incroyable, balade mélancolique, psychédélique, onirique … Planet Caravan et Stairway To Heaven (par Led Zeppelin, qui voit le jour un an plus tard) suffisent pour marquer comme exceptionnel les années 70, la drogue y est peut être pour quelque chose…
Plus la chronique avance plus il semble impossible de dissocier en « partie » cet album, chaque morceau est exceptionnel, instaure une ambiance toujours pesante mais au tonalité bien distincte, chaque minute de l’album regorge d’idées ahurissantes, de riffs orgasmiques, … Incroyable.
On enchaîne donc le sublime Planet Caravan avec un morceau tout aussi titanesque avec le cultissime Iron Man et ses riffs mémorables, sa batterie dantesque et son intro puisant la lourdeur et l’insalubrité des séries Z de l’époque.
La première face (et oui à l’époque le CD n’existe pas, il était nécessaire de retourner son vinyle)  terminée il est déjà clair que Paranoïd est un album magistral, comme on en voit peu. Mais le groupe n’a pas dit son dernier mot, même si les morceaux de la Face B sont moins connus ils n’en sont pas moins tout aussi incroyables…
Eletric Funerl, Hand Of Doom, Rat Salad, Fairies Wear Boots son en effet des perles et leur écoute est tout aussi indispensable que les quatre prédécesseurs, paroles noires au possible, voix d’outre tombe, riff lourds et une rythmique sismique : les ingrédients sont toujours les mêmes mais agencés de différentes façon. Electric Funeral et son riff lugubre soutenu par une voix inhumaine, Hand Of Doom et ses tonalités bien différentes abordant encore une fois le thème de la guerre du vietnam. L’instrumental Rat Salad vient prouver, si besoin en était, que Iommi, Geezer et Ward maîtrisent leur sujet, morceau de 2 minutes 30 où chaque instrument peut s’exprimer il est assez court pour ne pas lasser et s’intègre parfaitement au reste de morceaux. La fin arrive bien vite avec Fairies Wear Boots, morceau sur lequel Ozzy parle d’un de ces trips (petite précision : les textes ne sont pas écrit par Ozzy mais par Geezer) au cours duquel il voit des fées danser devant sa fenêtre. Fairies Wear Boots se conclu sur  une outro démoniaque, Jack The Stripper (nom de cette outro) ; on se rapproche plus d’un son habituel pour l’époque mais la pâte Black Sabbath est toujours présente.

42 minutes auront donc suffit à Black Sabbath pour marquer le rock…


Paranoïd fait partie de ces albums quasi parfait, qui même plusieurs décennies après sa sortie fait toujours son effet, un véritable album culte (on a dorénavant tendance à sublimer tout ce qui sort du lot), Black Sabbath n’a pas encore finis sa carrière et va encore tracer les sillons du heavy métal avec Master Of Reality, Vol. 4 et Sabbath Bloody Sabbath. Paranoïd se rapprocherait plus des productions stoner, un coté gothique en plus, quoi qu’il en soit cet album est mythique, les générations de groupe métal à venir seront tous, directement ou pas, influencés par celui-ci. Vos oreilles n’attendent plus qu’une chose…

A écouter : Ne serais-ce que pour sa culture...
18.5 / 20
29 commentaires (18.53/20).
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Black Sabbath ( 1970 )

L’orage Black Sabbath gronde pour la première fois sur ces 7 titres qui vont bouleverser le monde musical sur plusieurs générations ; 7 titres dont deux reprises qui auront suffi à lancer la machine infernale menée par les 4 anglais.
Ossie Osbourne (chant - oui Ossie, c’est comme ça qu’il était nommé sur la première version de cet album),  Tony Iommi (Guitare et clavier), Geezer Butler (Basse), Bill Ward (batterie) vont en ce début de décennie tracer le sillon d’une musique sombre, lourde dont les influences se font encore sentir de nos jours.
Ce premier album et le second, à venir quelques mois plus tard, imposent le respect et c’est presque religieusement que je me lance dans cette chronique.
Premier morceau : bruit d’orage, son de cloche, batterie fantomatique, guitare et basse lourdes, tempo au minimum, voilà une entrée en matière qui bouleverse déjà les oreilles de l’époque ; vient ensuite la voix si particulière de Ozzy ; puissante et a mi chemin entre aigue et grave, pas forcément belle mais incroyablement mystérieuse et prenante. Tous les ingrédients sont là pour faire de ce groupe un mythe ; ce premier morceau (éponyme) aurait déjà pu suffire à imposer un son et une image (car tous les ingrédients du Doom sont là) mais la cavalcade qui approche, le solo (incroyable - on tient ici les éléments d’un autre genre : le heavy) et le final martial montrent que le groupe a une rage incroyable, des envies et des idées en pagaille. La suite plus bluesy se rapproche plus d’un Led Zeppelin mais toujours avec ce coté sombre en plus ; au niveau parole on aborde des thèmes également obscures (le diable, l’abandon, la pauvreté, …) ce qui ne manquera pas au groupe de se faire bouder par la critique de l’époque.
La suite est du même acabit, mélange rock, blues et la touche Black Sabbath qui avec cet album et le suivant pourrait être tenu pour géniteur du heavy, du doom, du stoner et plus généralement du métal (même si tout cela est bien discutable, l’influence Black Sabbath est indéniable).
Black Sabbath nous plonge dans des solos incroyables, impose des ambiances froides, psyché et incroyablement rock’n roll ; plus de 30 ans après cet album n’a pas pris une ride, des titres comme Black Sabbath, le lourd NIB (quel solo, mais quel solo pour le final ! Et Ozzy magistral tout simplement), le presque joyeux Evil Woman (reprise de The Crow), … touchent la perfection.
Black Sabbath, en à peine 40 minutes, chamboule la musique, entre dans l’histoire et ce n’est que le début car Paranoïd arrive dans quelques mois…

A écouter : NIB, Black Sabbath, Evil Woman