logo Between The Buried And Me

Biographie

Between The Buried And Me

Formé en 2001 en Caroline du Nord, Between the Buried and me (ou BTBAM) est composé actuellement de Tommy Rogers au chant, Paul Waggoner et Dusty Waring à la guitare, Dan Briggs à la basse et Blake Richardson à la batterie. C'est en 2002 que le groupe signe avec le label Life Force Records, et sort son premier album sobrement intitulé Between the Buried and me. Le groupe s'inspire sur cet album de differents styles musicaux, passant du death metal au grindcore avec une petite touche de Jazz. Cet album attirera l'attention du Label Victory records, avec qui le groupe signera peu de temps après.
En 2003 BTBAM sort un second album, intitulé The Silent Circus. Cet album continue le cheminement de l'album précédent mais se veut plus complexe que son predecesseur. Cet album sera réédité en 2006 avec un DVD Incluant un de leur concert à Carrboro (Caroline du Nord)
En 2005, le groupe sort Alaska, un album considéré comme culte pour de nombreux fans. Le groupe continue sur sa lancée, et se rapproche d'un death metal progressif, tout en y infiltrant quelques sonorités inattendus. L'année suivante BTBAM sort The Anatomy Of, un album de reprises comprennant entre-autre des morceaux de Metallica, Queen, Pink Floyd...
Il faudra attendre la fin 2007 pour pouvoir écouter le dernier brulot du combo: Colors. L'album fait mouche, se taille un petit succès qui leur permet d'en sortir une version live, Colors Live. Pas fatigués, les américains rentrent en studio en mai 2009 pour The Great Misdirect, pour lequel ils vont jusqu'à décrire un morceau comme un mix de Coalesce, Mastodon, The Mars Volta, Queen et Megadeth. Ledit album sort en octobre de la même année.

15.5 / 20
4 commentaires (16.75/20).
logo amazon

The Parallax: Hypersleep Dialogues ( 2011 )

Avec son intro grandiloquente avant l'attaque frontale, Between The Buried and Me ne semble jamais s'être aussi bien porté que ces dernières années. En faire toujours plus, en rajouter encore et encore, sans pourtant tomber dans le mauvais gout : Pari risqué. Pourtant, au regard de la discographie des Américains, il est bon de se demander si l'on peut encore douter et parler d'expérimentations, que ce soit lors des phases les plus progressives ou les plus métallisées du combo. 
Avec The Parallax: Hypersleep Dialogues, on retrouve toujours les plans cartoonesques décadents (sur Augment Of Rebirth), les montées progressives, l'alternance des chants de Tommy Rogers (qui montre encore que non, l'utilisation de 2 timbres différents ne rend pas l'ensemble cliché au possible) et les plans purement Deathcore / Metalcore qui ne sont qu'une succession de démonstrations techniques. Les apports musicaux depuis les 2 derniers opus sont moindres, sans pour autant s'enfoncer dans une redite quelconque (mention spéciale à Specular Reflection pour la qualité globale du titre, rassemblant à peu près tout ce que le groupe est capable de composer).  
Avec 3 titres (pour quand même 30 minutes de son), Between The Buried and Me joue encore sur des compos complexes, aux multiples facettes et changements d'ambiances incessants. Néanmoins, limiter cet EP à une quelconque refonte des opus précédents serait une belle erreur : tout est prêt pour séduire, mais sans jamais devenir facile. En effet, alors que certains combos peinent à trouver l'inspiration au bout de quelques albums, d'autres mettent tout en Å“uvre pour livrer des Å“uvres impressionnantes de complexité et d'évolution et ce disque est d'ailleurs un excellent moyen de découvrir Between The Buried and Me si l'on a pas envie d'assimiler directement une galette d'une heure à la Alaska ou Colors.

C'est d'ailleurs un peu le problème de The Parallax: Hypersleep Dialogues : Se classer dans la catégorie des pièces difficiles, et pourtant ne durer "que" 30 minutes. S'il y a bien une chose que l'on pourrait parfois attendre du groupe, c'est une pièce majeure de 2 heures, agrémentés d'orchestrations multiples alors que cet EP n'est, d'un certain point de vue, qu'une simple mise en bouche frustrante (même si la 2ème partie du diptyque est annoncée). Et encore, peut-on finalement demander plus jusqu'à l'écÅ“urement, de peur de faire une overdose ou de ne pas supporter d'album plus intense qu'un Colors ?

En somme, pas de grosse nouveauté chez Between The Buried and Me : du métal technique toujours impressionnant, un brin de poésie, un soupçon de brutalité, et toujours des sonorités intéressantes. Même si The Parallax: Hypersleep Dialogues n'apporte rien d'inédit dans la disco du combo, il n'y a rien à jeter sur cet opus.

A écouter : comme le meilleur moyen de découvrir le groupe...
16 / 20
11 commentaires (16.5/20).
logo album du moment logo amazon

The Great Misdirect ( 2009 )

Colors avait laissé de nombreux corps en travers de la route, épuisés par la puissance du disque. Magnifiquement construit, riche et varié - voire trop pour certains -, l’album n'était que démonstrations techniques sur plans à s'en rompre les cervicales. The Great Misdirect prend le pas, s'aventure parfois plus loin, se veut à d'autres instants moins téméraire mais se glisse dans ce qui pourrait une redite de Colors. Du moins, à première vue...
... Car une fois la galette lancée, c'est une autre paire de manches. Toujours aussi dense et méthodique, mais moins brutal : on pourrait ainsi résumer The Great Misdirect Ã  ces quelques mots face à Colors. Le choc s'avère moins rude, Mirrors ouvrant le bal avec quelques notes délicates, suivi par diverses compos toujours survoltées, parsemées de moments apaisés (Disease, Injury, Madness) si ce n'est cartoonesques (Fossil Genera - A Feed From Cloud Mountain, dans un pur trip Pattonien). Jamais de baisse de régime, de faute de goût ou de redondance face aux précédents opus et fort heureusement, The Great Misdirect, à l'instar de Colors, reste un disque massif. En effet, Between The Buried and Me décide de parier à nouveau sur un album difficile à assimiler tant l'ensemble s'avère rédhibitoire si l’on ne porte pas suffisamment d’attention aux moindres arrangements. Et pour cause, les Américains semblent avoir mangé du lion, puisé dans des inspirations Rock prog via certaines sonorités tout en gardant une solide base métallisée. Cette orientation, que l’on pouvait parfois deviner sur Colors, prend énormément d’ampleur ici, sans pour autant devenir indigeste ou rompre avec les racines du combo.

LE pavé de Colors, c'était White Walls. The Great Misdirect, c'est Swim To The Moon, soit la même chose en différent. Cuivres, délires à la Patton, claviers, changements de rythme toutes les 2 notes, soli bien amenés, ... Si Between The Buried and Me décide de partir dans tous les sens, rien ne les en empêche si ce ne sont les limites de la physique, tout en évitant de transformer le tout en un brouhaha inaudible. Dans leur manière d'amener les notes, de rechercher à produire le maximum d'effets, les Américains présentent quelques similitudes avec The Mars Volta, mais avec un frontman nourri à la testostérone (pensez à Greg Puciato de Dillinger Escape Plan), tandis que les instruments flirtent avec Mastodon. Les 17 minutes du morceau se referment sur elles-même et piègent l’auditeur jusqu’à la dernière note, sans véritable possibilité de sortir la tête de l’eau.

Plus aéré que son prédécesseur, The Great Misdirect a le mérite de s'annoncer aussi varié que Colors. Moins rentre-dedans, le disque n’essaie pas d’égaler la pluie de coups précédemment subie mais plutôt de changer son angle d'attaque. Between The Buried and Me semble bien parti pour une série d’albums tous plus détonants les uns que les autres…

A écouter : Swin To The Moon - Fossil Genera - A Feed From Cloud Mountain
16 / 20
9 commentaires (18.83/20).
logo amazon

Colors ( 2007 )

5ème album pour Between the Buried And Me, et à l’image du nom, ce sobre Colors, le groupe offre une palette musicale aussi variée que les couleurs de l’arc en ciel… Qualifié par le groupe comme un album de « death metal progressif contemporain et adulte », Colors n’en reste pas moins un album détonnant, surprenant et coloré…

Premières notes de piano discrètes, une voix suave surgissant discrètement, … On pourrait penser se trouver sur tout sauf un album de metal frôlant l’extrême. Et pourtant, à peine moins de 2 minutes après le début de Colors, on se retrouve à un déluge de sons, une batterie martelant l’oreille de l’auditeur non averti, la voix grave résonnant tel un cri bestial, les cordes lancées dans une course folle, … Sur près d’une heure, le sextet enchaine les 8 pistes avec une aisance déconcertante, variant le tempo comme le vent soulève une feuille morte… Le clavier, loin de choquer par ces tons si artificiels, illustre parfaitement le concept de couleurs mis en place par BTBAM (qui, pour l’album, a tourné 8 vidéos illustrant chaque morceau avec des noms de couleurs : orange, jaune, blanc, rouge, …). Des passages plus mélodiques font leur apparition, à l’image du refrain de Informal Gluttony ou encore du chant sur Sun Of Nothing. Le doux Viridian ne dénote pas, Å“il du cyclone de Colors, bref instant calme au creux de la tempête. Le groupe se lâche, se faisant plaisir au moindre instant, sorte de jouissance musicale où l’extase ne serait atteinte qu’après une longue heure d’ébats endiablés.

BTBAM n’hésite pas à insérer quelques passages plus exotiques le long de ces 8 couleurs de l’arc en ciel, passage indien sur Informal Gluttony, petit coté déjanté sur Sun Of Nothing digne d’un Mike Patton précédé d’un court brulot sonore explosif, la fin très country de Ants Of The Sky ou encore le passage à l’accordéon sur Prequel To The Sequel. On pourra noter la présence du chanteur de Fear Before The March Of Flames sur cette même chanson, renchérissant sur le coté déjanté du groupe, apportant un renfort à Tommy Rogers…

On ne peut presque rien reprocher à ce disque, si ce n’est d’être difficilement appréhendable, plusieurs écoutes étant nécessaires afin de s’imprégner de l’atmosphère dégagée de Colors. Une multitude de sens se cachent derrière chaque son, le coté massif du disque n’aidant pas à les identifier rapidement, pour notre plus grand bonheur puisqu’ainsi, chaque écoute révèle ses secrets…

L’album est un patchwork musical, aussi varié que coloré, et le BTBAM réussit son mélange des genres tout en se maintenant dans ce registre musical extrême. On ressort malmené de l’écoute de Colors, mais loin d’abandonner, on se surprend à relancer la lecture, afin d’explorer l’univers enluminé de Between The Buried And Me.

A écouter : avec un kaléidoscope...