S'attaquer à la review du premier EP de Betraying The Martyrs n'est pas en soi une grosse prise de risque. Descendu en flèche par la presse autre que RockSound et RockMag lorsqu'il ne tente pas de vendre une histoire douteuse sur un mix entre Emo et Metal, le combo présente un véritable challenge uniquement dans le poids des arguments qui définiront The Hurt The Divine The Light.
BTMa la grandeur putassière d'un Cradle Of Filth (Out Of Egypt), l'insolence du premier Bring Me The Horizon (le chant d'une banalité affligeante) et la portée intellectuelle du dernier Down. Derrière ces attributs se cache un opus plat, croulant sous les passages kitchs et la surenchère inutile. Néanmoins, The Hurt The Divine The Light est bien réalisé : tout s'enchaîne avec facilité, et ce que l'on nous vend comme mélange explosif n'est ni plus ni moins qu'un énième groupe de Deathcore, certes Français, mais dont l'originalité et l'efficacité manquent à l'appel. Preuve en est qu'il ne suffit pas de mettre des nappes de clavier pour que la musique en sorte grandie : BTM se mord la queue, via une imagerie plus que douteuse, un musique qui n'en fini plus de superposer les clichés, malgré sans doute la meilleure volonté du monde. Ce que BTM a fait, Whitechapel l'a déjà imposé, en plus inspiré. Les claviers que The Hurt The Divine The Light tente de mettre en avant, Winds Of Plague l'a harmonieusement inclut dans sa musique. Le chant criard et insipide, Bring Me The Horizon l'avait déjà tenté sans gros succès sur son premier opus. Tout ceci et plus encore qui donnent un arrière goût bien fade, puisqu'en dehors de ces inspirations piochées un peu partout, le combo n'a même pas la capacité d'être intéressant ni même efficace au-delà des 3 premiers riffs.
En somme, pas de grosse surprise sous le soleil de Paris. Betraying The Martyrs est ce qu'il est : LE cliché Deathcore à paillettes du moment. Ces quelques mots auront encore fait parler du groupe, le mettant en haut de l'affiche, à une place qu'il ne mérite pas mais l'on espère que, une fois la blague terminée, les gens iront se pencher sur des groupes plus prometteurs (A Thousand Years Slavery, Ite Missa Est ou The End of All Reason)...
A noter que depuis la sortie de cet EP, le combo a changé de chanteur.
A écouter : Non.