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Biographie

Belvedere

Steve Rawles (chant/guitare) forme Belvedere à la fin de l'année 1995 à Calgary, Canada. En '98, après de nombreux changements dans le groupe et de répétitions, le premier album prometteur Because no one stopped us voit le jour. La même année, ils remportent le tremplin punk organisé par Bad Religion et le Warped Tour, ce qui leur permet de tourner avec Bad Religion sur des dates atteignant 7000 personnes et également d'enregistrer leur 2nd opus Angels live in my town qui est plus abouti mais toujours aussi rapide, mélodique et agressif. Ne cessant de tourner avec des groupes prestigieux et de s'améliorer, ils sortent 't was hell said former child conjointement sur Union Label (fin 2001) et Jump Start Records (début 2002). L'Europe les découvre grâce à 2 tournées sur le Vieux Continent (septembre '02 avec Satanic Surfers et mars/avril '03 avec Pulley...) Entre temps, un split CD avec les canadiens de Downway voit le jour.

16.5 / 20
1 commentaire (10/20).
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Split CD Belvedere / Downway ( 2003 )

Les 2 groupes ayant commencé leur "carrière" en même temps dans la même ville et étant de proches amis, il semblait tout naturel de sortir un album commun un jour où l'autre...

Commençons donc par les 5 titres de Downway.
Les 4 garçons évoluent dans un registre punk rock (très) mélodique qui ne sera surement pas pour déplaire aux fans de Rufio par exemple.
Fort de ses morceaux qui dépassent invariablement les 3 minutes 30 (voire les 4:30), le combo démontre qu'il sait aller dénicher des mélodies efficaces et très catchy de fort belle manière sans jamais vraiment tomber dans le côté pop punk surfait et pompeux ou dans le déjà-entendu trop récurent.

Le chant clair et mélodieux est épaulé par des choeurs (et même un deuxième chant à part entière par moments) tantôt gueulés ("Forever Is The End") tantôt doucereux ("August").

En général ça va relativement assez vite ("Forever Is The End", "Under The Same Sky") même si sur "August" et "Crash" le groupe se permet des morceaux plus mid tempo qui sont selon moi un peu moins intéressants.

Downway est capable de dénicher de très belles mélodies, de varier son rythme de croisière, mais leurs compos plus 'calmes' manquent peut être légèrement de pêche, avec en sus quelques petites longeuurs. Il faut dire que la prod' n'arrange pas vraiment les choses puisqu'elle manque parfois de mordant et de spontanéité, offrant en définitive un son peu ample...


Il faut dire qu'en face il y a un sacré challenger. Surtout au niveau de la patate. Dès les premières notes qui entament ces 5 nouvelles compos de Belvedere, on sent instantanément la différence avec Downway (niveau prod' notamment). Le bouleau effectué par Brian Baker (ex-Bad Religion, Minor Threat) et Steve Hangsen (ex-Minor Threat) derrière les platines y est indéniablement pour quelque chose...

D'entrée de jeu donc, les ptits gars ne rigolent pas: intro d'une minute à coups de riffs punk/hardcore métalliques, grosses guitares, batterie-marteau coincée sur le mode "accéléré", puis arrive d'un coup le chant de Steve que l'on reconnaitrait entre 1000. Et déjà Scott "solo" s'empresse de le reprendre en gueulant comme papa qui crie sur le fiston de retour de sa première journée d'école buissonière...
La suite du morceau sera composé de riffs techniques à la fois agressifs et mélodiques, de couplets et refrains uniques de par leurs mélodies bien recherchées, d'un relent efficace...

Enr ésumé donc: des mélodies incomparables mêlées à une pêche et une agressivité sans cesse renouvelées, auxquelles il faut rajouter la diversité des compos toujours techniques, parfois surprenantes et jamais constantes.

Steve se permet de jouer avec son chant en abordant de nouvelles expérimentations ("Paradise") alors que Scott et Jason assurent à 2 les secondes voix et choeurs gueulés.

Quant à Graham, le petit nouveau derrière les fûts, sans pour autant être aussi rapide que ces prédecesseurs, il se montre sans doute plus fin technicien.

Sur ces 5 titres, il est évident que Belvedere a légèrement ralentit le tempo sans pour autant délaisser les rythmes explosifs.
Quelques parties de guitares claires s'immiscent sur les intros de "Seconds Away" (qui rappelle d'ailleurs leurs compatriotes canadiens de Choke) et de "Distress" ; une belle intro de basse sur "Brandy Wine", les petits solos de Scott...

 

Malgré ses 10 morceaux seulement, l'album dure 35 minutes pleines. La partie de Downway, sans être mauvaise, reste néanmoins deux tons en dessous alors que Belvedere confirme son statut de nouveau chef de fil du skatecore.

A écouter : Downway: Under the same sky ; Forever Is The End

'T was Hell said former child ( 2002 )

Après un Angels live in my Town qui posaient les bases d'une nouvelle évolution du genre, les Canadiens remettent le couvert en 2002 avec 't was Hell...

Toujours aussi rapide (parfois autant que BeerBong et plus que les Satanic Surfers sur leurs anciens albums), puissant, agressif et mélodique, Belvedere est en grande forme et nous livre une galette skatecore nouvelle génération. Les progrès depuis Angels... sont flagrants. La production est bien plus "pro", le son est plus propre, les compos plus fignolées et Steve a nettement amélioré sa voix, tout ça sans perdre un poil de fougue et de créativité.
Car même si de façon générale l'album est bien bien speed, Belvedere sait habilement manier les tons et les ambiances (cf. les trois premières pistes mises bout à bout) 
Le quatuor passe d'une minute punk/hardcore aux chants criards ("Cellophane Coffin") à un morceau plus gentillet bien que très rythmé ("It's hard to look cool with your head up your ass").

Ajoutez à cela l'extrême habileté et la technique des musiciens et vous obtenez une petite bombe. Un batteur impressionant de vitesse ("Two Minutes for Looking so Good") qui sait également placer des contre temps ou des breaks venus de nulle part en harmonie avec son bassiste; une guitare au son constamment agressif et l'autre qui sort des mélodies assez incroyables; Steve et son chant puissant, mélodieux et entrainant; des secondes (et tierces) voix explosives dans les passages punk/hardcore et mélodieuses sur les choeurs etc.

Bref, Belvedere est devenu en cette année '02 un monstre alliant puissance et mélodie de façon admirable et incomparable. Un nouvel élan pour un genre qui était depuis quelques années en perte de vitesse.

Un seul GROS regret: un album de 10 titres pour 19 min 30 sec, c'est un peu maigre! Mais tellement intense...

A écouter : Two minutes for looking so good ; It's hard to look cool... ; Repitition rejection ; It's tough to be a bully... ; The only problem with wishful thinking ; She sells and sand sandwiches