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Biographie

Asking Alexandria

Asking Alexandria est un groupe de Metalcore "Nouvelle Génération" qui inclut encore de nouveau éléments dans leur musique, formé en 2008 par Ben Bruce. Le line-up se constitue alors de Danny Worsnop (Chant), Cameron Liddell (Guitare), Ben Bruce (Guitare), Sam Bettley (Basse) et James Cassells (Batterie). Après seulement une démo, le groupe est déjà signé sur Sumerian Records (The Faceless, Born Of Osiris) et sort son premier album Stand Up And Scream en 2009 et tournent aux Etats-Unis avec Enter Shikari et Alesana entre autres. Ils sortent en 2010 un EP de remix Electro et de reprises, Life Gone Wild. Leur second album, Reckless And Relentless, sort en Avril 2011 et amorce un petit virage dans leur carrière musicale. Deux ans plus tard, c'est au tour de From Death To Eternity de voir le jour, toujours chez Sumerian Records.

Chronique

12 / 20
8 commentaires (13.75/20).
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Reckless & Relentless ( 2011 )

« Welcome » est vraiment la pire intro qu'on pouvait proposer. Peut-être la pire qui ait jamais été faite. Entre les claviers symphoniques et le break Crabcore digne des pires méfaits du genre.. Bon, on est peut-être durs, mais franchement. Aucun intérêt, on passe.
Asking Alexandria est l'un des représentants de cette New Wave of Metalcore, vous savez, celle avec ses Breaks au nombre de 15 par chanson, ses looks emocoreux, ses passages Dance Music, ses refrains chantés façon Justin Bieber... Vraiment tout un programme. Bon allez, on ne fait plus de lieux communs, car vous n'aurez pas, ou en tout cas pas seulement, à faire à une énième chronique descendant ce groupe en flèche. Décrypter avec justesse cette nouvelle mode - plutôt collégienne ou lycéenne qu'on se le dise – est un véritable exercice d'esprit et de style. Comme c'était un peu le cas lors de l'apparition du Néo Métal ou encore du Black Metal commercial de Dimmu Borgir au début des années 2000 ! Alors oui, c'est Trendy à mort, c'est pas recherché pour un sou, et il n'y a bien aucun aspect psychologique, dramatique ou même logique à cette musique. Mais vu que c'est encore un mouvement et une mode jeune et encore en recherche, on va essayer de pas rater le train et faire cet exercice qui s'impose.

On reprend l'écoute à partir de Dear Insanity, deuxième piste qui a la lourde charge de faire re-démarrer cet album après la catastrophe climatique qu'est la piste d'intro. Et ça démarre sur les chapeaux de roues, Danny Worsnop nous pulvérise les tympans d'une voix screamée sur un rythme plutôt Rock mais qui rend très bien au vu de la sur-production dont bénéficie l'album. Cette piste semble être sortie tout droit des derniers Bring me the Horizon ou Architects avec ses vocaux hurlés et chantés sur les refrains, et force est de constater que ça envoie du lourd et les fans du genre seront plus ou moins servis... Fini donc le Crabcore à deux francs cinquante et ses breaks plus qu'insipides. Il semble qu'à la manière de beaucoup de groupes du genre, Asking Alexandria change vraiment de style musical comme de chemise, en suivant un peu (beaucoup) la « vague ». En même temps on peut les comprendre, tant le Crabcore (ce mot est vraiment entré dans les dictionnaires métalliques) semble être un style purement Mort-Né. Asking Alexandria dissémine ses Breaks de façon un peu plus logique et imprévisible, et tellement plus intéressante. On retrouve les fameux refrains « catchy » du genre mais finalement pas si catchy que ça et qui peuvent rapidement prendre la tête aux plus allergiques des voix chantées adolescentes, mais il faut avouer que la performance de Danny Worsnop est assez bonne. Le jeune homme alterne vocaux hurlés à la manière des meilleurs groupes de post-hardcore, growls caverneux typiques du genre, ou encore voix screamée très haut-placée pouvant même rappeler un certain Dani Filth.
En outre, on note quelques bons morceaux ; si les plans, refrains et breaks se ressemblent en effet énormément, The Match et son joli refrain, To the Stage, Dear Insanity et son groove punk ou Morte El Dabo et son rythme soutenu sortent assez du lot et vous promettent quelques bonnes écoutes. L'album dans son ensemble n'a en fait que peu d'intérêt, tant les structures se répètent et l'aspect narratif est nul. Croyez-moi pourtant j'ai essayé, mais impossible d'écouter cette album en une seule fois. La succession des Breaks, des refrains et des mélodies assez niaises peuvent vous filer une grosse indigestion et vous donner l'envie d'envoyer votre lecteur contre le mur. Sérieux, où est passé la structure des chansons ? Sans déconner ? .. Bon, Reckless and Relentless s'écoute en réalité un peu comme une suite de Singles ou de « tubes » sans forcément de liens entre eux. Leur musique passe beaucoup mieux dans ce cas-ci.

Un album qui mérite une écoute ou deux. Et pour les fans du genre qui recherchent de bons singles à passer à fond dans la voiture pendant 3 ou 4 semaines. Au final, ce "12/20" n'a que peu de signification. C'est soit on aime bien (c'est possible), soit on déteste.

A écouter : Dear Insanity, The Match, To the Stage