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Biographie

As Eden Burns

As Eden Burns se forme en février 2006 à Houston (Texas) et pratique du Death Melodique Technique. Après un premier EP en 2006, l'album The Great Celestial Delusion sort fin 2008 chez Candlelight, mais le chanteur quitte le groupe peu après la sortie de l'opus.

Chronique

15.5 / 20
2 commentaires (15.5/20).
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The Great Celestial Delusion ( 2008 )

"C'est une sorte d'ivresse, la violence." avait dit Claire de Lamirande.
As Eden Burns est saoul, de musique, de violence. Le quintet joue jusqu’à la lie. The Great Celestial Delusion, sous son artwork typé Black Metal, se la joue à première vue Deathcore sans grosse surprise. Pourtant, The Great Celestial Delusion dévoilera ses atouts petit à petit, et ne prendra véritable forme qu'une fois les dernières gouttes avalées.

Enchainement de riffs, succession de soli, batterie martelée, basse omniprésente, As Eden Burns se livre apparemment à un Deathcore outrageusement pompé sur ceux dont les noms sont synonymes de succès. Mais il ne faut jamais s'arrêter aux premiers effluves car après plusieurs écoutes, The Great Celestial Delusion gagne en personnalité. Non, The Great Celestial Delusion ne refonde pas un nouveau mouvement, mais les compos tiennent la route plus de 5 minutes et savent allier technicité et passion. Les hurlements recouvrent l'horizon et il n'est point question de lumière durant les 43 brèves minutes où chaque instrument semble possédé. L'ajout de quelques sonorités black métal (en particulier par l’omniprésence du frontman) permet au groupe de se démarquer de peu de ses congénères. Le chant, bien que proche de celui de A Jealousy Issue, Sleep Serapis Sleep ou The Black Dahlia Murder, tient la route par le fait qu'il est secondé par un timbre plus death (assez similaire à celui de The Red Shore). Tous les éléments semblent (et sont) réunis pour créer un bon disque (j’entends les mauvaises langues rajouter « pour une copie de The Black Dahlia Murder »).
Ever Again ou Lost Counsel And Untimely Doom sont, à l'image des 6 autres titres de The Great Celestial Delusion, des brûlots dont on ne ressort pas indemne. Tout s'enchaine avec fureur et on se retrouve, à peine le premier soupir de satisfaction poussé, sans doute face à une des découvertes les plus intéressantes de la fin d’année 2008 dans le genre. Tout semble s’entremêler, des intros (Conceptual Decay) aux clôtures (The Golden Age) en évitant le piège du break prévisible, du solo sans âme ou du piétinement continu de la double. L’album peut, au final, se hisser à côté de ceux des pontes du genre, tant par la qualité de composition que par la fougue qui s’en dégage.

As Eden Burns fait partie sans conteste des futures têtes de liste de la nouvelle vague Deathcore, dont certains noms commencent à poindre. Entre Dead Kings, Hester Prynne et See You Next Tuesday, As Eden Burns semble prêt à prendre une place. The Great Celestial Delusion se fraie un chemin dans votre esprit au fil des écoutes, même si la ressemblance avec les leaders US est parfois à s’y méprendre. La violence, une sorte d'ivresse ? Ici, c'est bien le cas et l’on ne demande qu’à chavirer.

A écouter : Tout
As Eden Burns

Style : Deathcore
Tags : Deathcore
Origine : USA
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