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Biographie

Anthrax

Anthrax est un groupe à part dans le Thrash. Jouant en short et chemises hawaïennes, alternant humour et sérieux dans ses textes, le groupe voit le jour à New-York en 1981 sur l'iniative des guitaristes Scott Ian et Danny Lilker. Après plusieurs changements de line-up, le groupe finit par signer chez le fameux label Megaforce et sort l'album Fistful of Metal avec Neil Turbin au chant, Danny Lilker à la basse, Danny Spitz (soliste) et Scott Ian (rythmique) à la guitare, et Charlie Benante à la batterie. Peu après, Lilker se brouille avec Turbin et part chez Nuclear Assault, il est remplacé par Frank Bello. Quelques temps ensuite Turbin se fait remercier et Joey Belladonna prend sa place. Avec ce nouveau chanteur ils enregistrent l'EP Armed And Dangerous, avec une reprise de God Save The Queen des Sex Pistols.
Les Moshers trouvent enfin une certaine stabilité et enregistrent Spreading The Disease en 1985. L'année suivant le quintet passe en première partie de Black Sabbath et de Scorpions aux Etat-Unis tandis qu'il accompagne Metallica en Europe avec qui ils avaient déjà tournés et sympathisés auparavant. En 1987 sort l'album le cultissime Among The Living, et un EP intitulé I'm The Man, sur lequel on retrouve la chanson titre complètement déjantée et pionnière du Rap-Metal. Anthrax est très productif et sort State of Euphoria en 1988 qui cartonna un peu partout dans le monde. A noter que cet 'album contient une reprise d'Antisocial de Trust. Un an plus tard, Anthrax sort un troisième EP baptisé Penikufesin. Toujours la même année, le groupe tourne dans des petites salles sous le nom de 'Satan's Lounge Band' et Scott Ian se rase la tête, détail qui a son importance dans un milieu comme celui du Thrash.
En 1990 le studio du groupe prend feu, puis se fait cambrioler pendant les premières sessions d'enregistrement du nouvel album. Persistence of Time porte bien son nom et a finalement réussi à voir le jour. Après avoir tourné avec des groupes comme Iron Maiden, Slayer, Megadeth et Testament, Anthrax sort un énième EP, Attack Of The Killer B's, en 1991. Cet EP a la particularité de contenir un duo avec le groupe de Rap Puplic Enemy, la goutte d'eau qui fit déborder le vase pour Joey Belladonna qui en a marre de ces écarts avec le Metal. Il est évincé du groupe en 1992.

L'ancien chanteur de Armored Saint, John Bush, prend alors la place de chanteur. A peine un an après ce nouveau changement paraît Sound of a White Noise, plus Heavy, moins Thrash. Le public n'a pas supporté le départ de Joey Belladonna et c'est le début de la chute pour Anthrax. En 1994 le groupe est en fin de contrat avec sa maison de disque Island Records et sort alors son premier album live : Live The Island Years. Ce live permet de se rendre compte du talent de scène des Moshers ! L'année suivante est marquée par le départ de Danny et par la sortie de Stomp 442, disque sur lequel ont joué Dimebag Darrel (Pantera), Paul Crook et le batteur Charlie Benante à la guitare. On retrouve les trois gaillards en 1998 pour Volume 8 : The Threat Is Real. Un an plus tard, Anthrax sort une compilation d'inédits sous le nom de Return Of The Killer A's.
Après les attentats du 11 Septembre Anthrax est pointé du doigt et des rumeurs circulent quant à un changement de nom. Pour blaguer, Scott Ian annonce que le groupe se rebaptise 'Basket Full of Puppies'. Evidemment Anthrax reste Anthrax, et trouve finalement un nouveau guitariste soliste en la personne de Rob Caggiano.
Après une décennie assez tourmentée les New-Yorkais reviennent sur le devant de la scène en 2003 avec We've Come For You All. Mais bien que très bon l'album ne connait pas le succès escompté. Début 2004 et après un CD/DVD live enregistré à Chicago, le groupe décide d'enregistrer The Greater of Two Evils, une sorte de Best-of de la période Turbin/Belladonna avec Bush au chant. Mais peu après le bassiste Frank Bello quitte le groupe et rejoint Helmet. Il est remplacé par l'ancien bassiste d'Armored Saint, Joey Vera.

Début 2005 une rumeur court comme quoi Anthrax reprendrait sa formation d'avant l'arrivée de Bush, c'est à dire Scott Ian, Frank Bello, Joey Belladonna, Charlie Benante et Danny Spitz. La rumeur est vite confirmée, John Bush, Rob Caggiano et Joey Vera passent à la trappe et le groupe se lance dans un Reunion Tour. Un retour de Bush et Caggiano semble aujourd'hui peu probable tant leurs relations se sont dégradées.

Alive 2 ( 2005 )

Le Reunion Tour d'Anthrax marque le retour de Frank Bello à la basse, de Danny Spitz à la guitare, et surtout de Joey Belladonna au chant. Cette reformation est avant tout une question d'argent, une volonté de récupérer les fans de la période Thrash, avant les écarts du groupe avec ce genre qui marqua le départ de Belladonna et l'arrivée de John Bush. Qui dit Reunion Tour dit aussi occasion immanquable de filmer l'événement et c'est bien évidemment ce qu'a fait le groupe avec cet Alive 2 sur lequel on retrouve donc le line-up de 1985 à 1992, le même qui avait marqué la scène Metal durant la même époque. Autant le dire tout de suite, Alive 2 est une petite merveille pour les amateurs de cette dernière, car ce live vise tout d'abord les anciens fans, plus que ceux de la période Bush (qui a par ailleurs refusé de prendre part à la tournée). Alive 2 (The DVD) se présente sous la forme d'un coffret DVD/CD enregistré dans le New-Jersey, l'Etat qui les a vus naître. Chaque disque comprend de vieux titres issus de la période Thrash du groupe, Belladonna oblige. A noter que ce live est aussi disponible en audio uniquement.

Mais ce qui nous intéresse ici bien évidemment c'est le DVD et ses quatorze titres d'anthologie, jugez vous-même : Among the Living, Caught in a Mosh, A.I.R, Madhouse, Efilnikufesin (N.F.L), Deathrider, Medusa, In My World, Indians, Time, I'm the Man, Be All End All, I Am the Law, et Lone Justice en bonus ! Aucune chanson n'est à jeter, même si celles issues de Persistence of Time sont plus mollassonnes que les autres. La grande surprise de ce live étant l'interprétation déjantée de la chanson Rap-Metal I'm The Man sur laquelle on retrouve Frank Bello et Scott Ian au chant, sans prise de tête aucune.

Si le set est impressionnant, la performance l'est tout autant. Tout est carré à la double croche près, le son est irréprochable et c'est un réel plaisir de voir Scott Ian et Frank Bello bouger constamment dans tous les sens pendant 1h30. Ils sautent, gueulent, se rompent la nuque, se donnent vraiment à fond... Bref, ils prennent un pied incroyable à jouer,  apportant ainsi une pêche indéniable au live. Belladonna a quant à lui nettement moins de présence que Bush sur scène.  Il fait en effet usé et fatigué, sans doute à cause de l'abus de produits néfastes dans le temps. Sa voix reste néanmoins tout à fait correcte avec de belles vocalises, et hormis certains titres, il chante juste tout du long. Là est d'ailleurs tout le malaise d'Anthrax, leurs deux chanteurs sont tout deux excellents dans leur registre, seulement Belladonna plaît plus du fait qu'il est pour la majorité des gens le chanteur du groupe.
Anthrax reste néanmoins le groupe de Scott Ian, et il le montre à plusieurs reprises en monopolisant le micro pour s'adresser à la foule, organiser les pogos et créer une attente, la plus belle restant celle avant Deathrider, le titre le plus Thrash du concert issu du premier album du groupe.

La réalisation est également grandiose avec une mise en scène dynamique, proche des membres (quel plaisir de voir Scott Ian jouer aussi vite !), mais aussi du public, complètement déchaîné en « dansant » le Mosh, forme de pogo bien connu des fans. A plusieurs reprises Belladonna prend à l'improviste une caméra pour filmer le public, et ses comparses, surpris de voir leur chanteur les filmer !
Au niveau des points noirs tout de même, Dan Spitz est très peu filmé comparé aux autres, même durant ses soli étrangement. Même Benante à la batterie est plus filmé, c'est dire ! Egalement, pourquoi ne pas avoir mis Antisocial (reprise de Trust, présente sur le CD à la place de Madhouse) sur le DVD et mis Lone Justice à part, en bonus ?

Concernant les bonus justemment, on a droit à quelques photos, ainsi qu'à de nombreuses interviews plutôt intéressantes sur le Reunion Tour et State of Euphoria. Le seul hic c'est qu'elles sont non sous-titrées et courtes. On retiendra donc essentiellement le principal, le live ! Et là rien à redire tant l'énergie distillée est communicative.

A écouter : et visionner !
15 / 20
6 commentaires (15/20).
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The Greater of Two Evils ( 2004 )

Anthrax est un groupe qui a connu de nombreux changements de line-up au cours de son histoire, le plus important étant sans conteste l'arrivée de John Bush au chant, remplaçant ainsi Joey Belladonna après 7 ans au sein des Moshers. Le groupe en avait profité pour changer d'optique, passant d'une musique Thrash une musique plus Heavy, ce qui avait du coup désintéressé les fans, et ce malgré le talent de Bush.
The Greater of Two Evils est best-of de la période Thrash d'Anthrax, mais réenregistré avec Bush au chant, Caggiano la guitare, et surtout avec un son bien plus moderne. Une tentative désespérée de reconquérir un public perdu depuis longtemps ?

Quoiqu'il en soit, Anthrax nous propose ici pas moins de 14 titres cultes (17 dans la version limitée) issus de leurs plus grandes heures de gloire. Le moins que l'on puisse dire c'est ces titres n'ont rien perdus de leur superbe, bénéficiant qui plus est d'un nouveau son et de la voix plus roque et agressive de Bush. Des morceaux comme A.I.R., Panic ou encore Gung Ho tirent pleinement parti de ce son et dépotent méchamment. Evidemment le côté "old school" a disparu, mais quand c'est fait de cette façon on ne peut qu'apprécier malgré une indubitable once de nostalgie.
Passons, la production est impeccable, les guitares sont très graves, la batterie en impose  (et sonne moins comme une casserole surtout !) et la basse dispose d'une légère distorsion des plus plaisantes, très heavy. Du coup la puissance des morceaux s'en retrouve accrue et on redécouvre des titres pourtant maintes fois écoutés ! Malgré cela, le son étant sans doute trop propre (sic), certains titres comme Deathrider ou Be All End All ont un peu perdu de leur puissance, rien d'alarmant cependant. Les fantaisies de Gung Ho ou Madhouse ont également disparu, dommage mais pas dramatique non plus. Ces petits plus apportaient tout de même un charme indébiable qu'on ne peut que regretter.
Pour en revenir aux principaux changements, Bush et Caggiano ont apporté un vrai plus cette réédition de classiques. Tandis que Bush apporte une agressivité renouvelée des titres qui n'en manquaient déj pas, Caggiano s'est permis d'apporter sa patte personnelle aux soli, et, n'en déplaisent aux fans de Spitz, ça sonne tout aussi bien, voire mieux !
Pour le reste, ça reste du Anthrax ; ça bouge très vite, on retrouve des rythmes tribaux tout bonnement excellents la batterie, des soli barges, et une bonne dose d'humour sur certaines paroles.

The Greater of Two Evils est une belle réussite, quelques soient les intentions évidemment commerciales du groupe. Enregistré en un temps record, ce disque va plaire aux fans du groupe et aux oreilles allergiques au son Thrash des années 80. Tous les titres présents sur ce disque sont des incontournables, découvrir ou redécouvrir !

A écouter : Indians, A.I.R., Panic, I Am The Law, Gung Ho...