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Biographie

Amon Amarth

Formé en 1988 sous le nom de Scum, c’est en 1992 que le groupe prend le nom d’Amon Amarth, signifiant Mont du Destin en Sidarin, une langue inventée par J. R. R. Tolkien. Ayant la volonté de créer un Death influencé par l’imagerie et la mythologie viking, leur musique en devient épique et mélodique.
Très rapidement la formation entre en studio pour enregistrer leur première démo : Thor Arise (jamais sortie suite à des problèmes de son) qui sera suivi peu de temps après par une seconde nommée The Arrival Of The Fimbul Winter. Celle-ci leur permet de signer sur le label Pulverised Records, où ils enregistreront leur premier ep Sorrow Throughout The Nine Worlds avec Peter Tägtgren (Hypocrisy).
Le groupe signe ensuite sur le label Metal Blade Records, plus important, pour sortir leur premier vrai disque Once Sent From The Golden Hall en 1998, toujours avec le même producteur.
En 1999, après stabilisation du line-up, le groupe produit un nouvel album, The Avenger, qui sera suivi en 2001 par The Crusher, en 2002 par Versus The World, puis en 2004 par The Fate Of Norns. Ces sorties successives et de qualités leur permet de monter en puissance. Amon Amarth enchaîne sur de grosses tournées et sort le DVD Wrath Of The Norsemen en 2006, en parallèle l'album : With Oden On Our Side. En 2008, les suédois livrent Twilight Of The Thunder God, puis trois ans plus tard, Surtur Rising, reprenant à peu de choses près leur formule musicale maintenant bien rodée depuis plusieurs années. Avril 2013, Amon Amarth annonce un neuvième album, celui-ci s’intitule Deceiver of the Gods et sort en juin de la même année. En mars 2015, le groupe annonce le départ de leur batteur Fredrik Andersson (Ex-Marduk) et en même temps qu'un nouvel album est en début d'écriture.

16 / 20
13 commentaires (15.42/20).
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Jomsviking ( 2016 )

Trois ans après un Deceiver Of The Gods qui entérina définitivement son statut de grosse pointure, Amon Amarth revient sur le devant de la scène. Armés d’une nouvelle œuvre baptisée Jomsviking, les Suédois comptent bien enfoncer le clou un peu plus encore, histoire de montrer que le costume de patron endossé depuis quelques années est plus que jamais à leur taille. 

Amon Amarth fait du Death Metal Mélodique, et il le fait bien. Par cette phrase, comprenez que Jomsviking ne bouleverse pas les grandes lignes du style mis en place il y presque dix ans. On retrouve toujours ces riffs accrocheurs et puissants (First Kill, On A Sea Of Blood), des tempos rapides provocateurs de headbangs (At Dawns First Light, One Against All) et évidemment le côté épique qui apporte énormément d’intensité aux compositions (The Way of Vikings, Vengeance Is My Name). Ce Death Mélodique est accompagné par de puissantes salves Heavy, outre les soli, les rythmiques sont aussi très teintées du style. Raise Your Horns ou encore A Dream That Cannot Be qui a pour invité Doro Pesch, donnent à Jomsviking un peu de diversité, qui soyons honnêtes est la bienvenue. Amon Amarth jouera aussi la carte du mi-tempo avec les très bons Wanderer et One Thousand Burning Arrows, où les vocaux de Johan Hegg oscillent entre puissance gutturale et hurlement profond. On s’aperçoit vite que les Suédois offrent une œuvre diversifiée, la disposition des morceaux est parfaite, elle évite la redondance et structure parfaitement un opus qui, évidemment, bénéficie d’une production sans faille. 
La grande nouveauté ne vient pas du cœur de la musique mais de son environnement. En effet, Amon Amarth s’est lancé dans le concept album avec Jomsviking. L’histoire qui nous est contée est celle d’un homme qui s’éprend d’amour pour une femme déjà promise au mariage. Un sujet qui paraît banal, sauf qu’à l’époque des Jomsviking, que la légende décrit comme étant des mercenaires, on ne badinait pas avec ce genre de chose. Si de prime abord ce concept paraît un peu déroutant, la manière dont il est mis en scène, notamment au travers de paroles violentes et vengeresses, entretient un certain suspens. Chaque titre tient sa place, et il est difficile de décrocher avant de connaître la fin de l’histoire.  

Toutefois, il sera difficile de faire croire à un auditeur occasionnel que Jomsviking est un album très différent de ses prédécesseurs. Il le percevra comme un Deceiver Of The Gods bis, ou un Surtur Rising ter, on ne pourra pas lui en vouloir. Amon Amarth a trouvé sa recette, ses fans et le style où il excelle. Tout remettre en question serait complétement fou, et provoquerait l’incompréhension la plus totale. La force du groupe réside dans sa faculté à savoir monter d’un cran dans la perfection à chaque sortie, à ne pas se réinventer mais à se bonifier, et ça voyez-vous, c’est assez remarquable. 

Puissant, épique, violent et mélodique, Amon Amarth réussit une nouvelle fois son coup. Aucun doute, les fans seront ravis, de nouveaux arriveront, la voie semble bien dégagée pour les vikings. La saison des festivals approche à grand pas, Jomsviking pourra montrer toute sa puissance durant des concerts qui s’annoncent déjà chauds.

A écouter : Tout et très fort
14 / 20
32 commentaires (17.77/20).
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Twilight of the Thunder God ( 2008 )

Le style d’Amon Amarth est clair et n’a pas bougé d’un iota depuis des lustres : de grosses mélodies de guitares mélangées à un death metal groovy, le tout agencé autour du concept viking cher au groupe.
Mais qu’en est-il de ce Twilight Of The Thunder God?

Que ce soit en concert ou plus encore sur disque, j’ai toujours trouvé qu’Amon Amarth était un groupe vraiment bluffant : le groupe arrive à faire sonner de façon très mélodique une musique somme toute très brutale. L’exemple parfait est Twilight Of The Thunder God, premier morceau du disque. Et quelle entrée en matière !! Là, ce sont Thor, Odin et tous leurs potes qui débarquent avec leurs marteaux (et leurs tournevis) !! Et pourtant, et c’est là tout le savoir-faire d’Amon Amarth, les mélodies de guitares restent imparables. Tous les titres de ce disque sont de cet acabit : Where Is Your God ? et son tempo soutenu, le très catchy Guardians Of Asgaard... Le son concocté par Jens Bogren est encore une fois très massif et sied parfaitement bien aux compositions du groupe.

Pour apporter un peu de variété à cet album, le groupe s’est entouré de quelques guests de choix : Roope Latvala de Children Of Bodom, un vrai shredder qui contre-balance avec les soli mélodiques habituellement proposés par Amon Amarth, LG Petrov, chanteur dans Entombed sur Guardians of Asgaard et enfin Apocalyptica et leurs violoncelles sur le très réussi Live For The Kill.

Si le concept viking demeure le cœur de l’univers d’Amon Amarth, et donc de ses paroles, il faut avouer qu’à la longue, un petit côté redondant apparaît. Pourquoi les membres du groupe ne pourraient-ils par parler de leurs histoires d’amour impossibles ou encore des problèmes qu’ils rencontrent dans leur quartier ?…

Tel un ACDC ou un Motorhead, Amon Amarth applique la même formule à chacun de ces albums avec brio et succès en apportant à chaque fois une très légère dose d’évolution. Espérons cependant que le groupe ne finisse pas par lasser son public…

A écouter : Twilight Of The Thunder God, Where Is Your God ?, Live For The Kill