Amanda Woodward, ce sont les coqueluches de la scéne screamo française. En effet, nous les supportons vu que ce sont les seuls à s'exporter aux Etats-Unis mais aussi et surtout parcequ'ils en ont dans le ventre. Effet de cause conséquence, ce pleine de grâce, mini ep de trois titres est la preuve du potentiel des français.
Les deux premiers morceaux, "Pleine de grâce" et "Ecarté du lucre" présentent une optique très rock n roll avec des guitares semi graves teintées de parties aigues très dansantes (surtout pour "Pleine de grâce") et très efficaces. "Ecarté du lucre" introduit un break très Saetien vu les entroicroisements d'arpèges. En effet Yage et Saetia seraient les principales influences du combo. La production se charge de conférer une identité une fois les influences digérées.
Amanda woodward ce sont alors des guitares rapides et mises en avant sur une batterie presque minimaliste mais très chaude, humaine qui laisse une partie du travail à une basse incisive et centrale. Quant à la voix elle oscille entre phrasés parlés (typés Gantz) et cris typiques du genre qui laissent entrevoir des paroles interessantes. ('La musique adoucit les moeurs' dans "Ecarté du lucre"). Ce mini EP s'achéve sur "La malade mâquerelle", réel chef d'oeuvre émo, piéce centrale d'Amanda Woodward. Les arpéges s'entrecroisent et peu à peu la distortion fait son apparition pour arriver à une montée en puissance et une explosion finale maladive à fleur de peau ( cette chanson est dans la même veine que la trés belle "Somnolent" dans le To Bury Within the Sound de Engine Down).
Cette chanson prouve que le groupe peut facilement sortir des carcans avec maestria. Malheureusement, ils vont se casser les dents sur un full length, mais ceci reste une autre histoire.
A écouter : La malade maquerelle.