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Biographie

All Shall Perish

Venus d'Oakland en Californie, All Shall Perish débutent en tournant dans la région et explosent sur la scene californienne en 2002. Il sortent une démo éponyme suivit un an après par leur premier album, Hate.Malice.Revenge, chez Amputated Veins Records. Cet album fait de ce groupe un combos underground inévitable et le lance sur la route avec Bleeding Through, Dying FetusBrujeria, As I Lay Dying, Six Feet UnderHate EternalDiecast, Between The Buried And MeMortician ou encore Undying. En 2004, ils signent chez Nuclear Blast où ils rééditent Hate.Malice.Revenge, sorti début 2005. S'en suivent The Price Of Existence en 2006 et Awaken The Dreamers en 2008 qui augmentent grandement la renommée d'All Shall Perish sur la scène Deathcore. This Is Where Its Ends, leur dernier opus voit le jour en 2011.

Chronique

14.5 / 20
14 commentaires (16.5/20).
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Hate. Malice. Revenge ( 2003 )

Surfant sur la vague des rééditions chère aux labels depuis un certains temps, Nuclear Blast ressort cette année Hate-Malice-Revenge, premier album des très talentueux All Shall Perish, déjà sortit en 2003 chez les nippons de Amputated veins records. Et pour permettre à ces petit nouveaux de ne pas se noyer dans la masse metalcore ,Nuclear ne lésine pas sur les moyens :un son et un visuel détonnant et affichant clairement les intentions du quintet : exploser les tympans.

Bien qu'affirmant appartenir au mouvement « Bay Area Melodic Hardcore Death Metal », on pourrait imaginer qu'il ne s'agit là que d'un énième combos metalcore ayant décidé de passer a la vitesse supérieure (tant au point de vu rythmique que brutal). Cependant, H-M-R mérite l'attention et ce, ne serait-ce que pour sa production parfaite qui donne a ce CD l'allure d'un char d'assaut:
- une batterie omniprésente (parfois trop) alternant avec précision une double pédale tranchante et des mid-tempo efficace, dispersant de part et autres des blast-beat et des rythmiques lourdes et pesantes.
- une basse mise en avant renforçant des guitares hyper saturées qui déversent sans interruption un son gras et brutal.
- enfin, un chant plus que convaincant, d’une puissance certaine, qui alterne chant black, death et HxC avec une brutalité et une hargne communicative.


Souvent classés "deathcore" par la presse musicale, ASP ne se limite pas pour autant au mélange death metal / HxC. En effet, son chant oscillant entre des sons caverneux et gutturaux et ses phases rythmiques variées font du groupe un "melting-pot" de style, une combinaison efficace de tout ce qui ce fait en métal extrême.
Pourtant ce qui fait son originalité peut aussi être considéré comme son point faible. L'alternance de chant (qui n'est pas sans rappeler The Black Dahlia Murder) pousse parfois Craig Betit (chant) dans des extrêmes que ne renierais pas Dani Filth (Cradle Of Filth) mais qui passe mal au milieu des riffs saccadés et pesants des gratteux.

Les pistes en elles même se composent d'une méthode typiquement thrash consistant en une suite de riff efficaces mais abandonnant les structures couplet / refrains. Et pour ce qui est des riffs, ASP en a! Chaque composition recèle une multitude de riffs tranchants bien desservis par le son "crade" des guitares. Cependant, ces suites de riffs, bien qu'originales, égarent quelque peu. Il est difficile de trouver la cohérence de certaines compos et il serait bon parfois de trouver un "riff roi" revenant mettre dans l'ordre.

Bien que plutôt court ( 8 tracks seulement) ,ce 1er album de All Shall Perish n'en reste pas moins une grosse pièce a digérer , grâce à un son irréprochable ,une technique parfaite , et ce malgré une originalité quelque peu essoufflée.

A écouter : laid to rest ,herding the brainwashed,never ending the war