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Biographie

Adrenaline Mob

Adrenaline Mob se forme en 2011 autour de Mike Portnoy (qui vient alors d'arrêter de travailler avec Dream Theater), Russell Allen (chanteur de Symphony X), et Mike Orlando (guitariste ayant travaillé avec Zakk Wylde et Ron Thal entres autres). A ces trois stars, s'ajoutent bientôt Paul Di Leo (basse - Fozzy) et Rich Ward (guitares - Stuck MojoFozzy). Tous deux quitteront le groupe avant même l'enregistrement d'un premier effort. John Moyer (Disturbed) rejoint le combo à la basse, et le groupe décide de ne pas remplacer le second guitariste et reste un quatuor.
C'est ce line-up qui sort Omertà en 2012, puis Covertà (un EP de reprises) pile un an après.
Portnoy quitte l'aventure, n'ayant pas le temps de s'y investir à fond. Il sera remplacé par A.J. Pero (Twisted Sisters). Après la sortie de Men Of Honor début 2014, le bassiste John Moyer jette l'éponge, et quelques temps après, le batteur nouveau-venu est retrouvé mort dans le tour-bus du groupe.
Un nouvel EP de reprises plus tard (Dearly Departed, 2015), Adrenaline Mob se sépare encore de leur nouvelle session rythmique (Erik Leonhardt à la basse et Chad Szeliga à la batterie). Orlando et Allen sont finalement rejoint par David Zablidowsky (Trans-Siberian Orchestra) à la quatre-cordes et par Jordan Cannata aux fûts. Ce line-up enregistre le troisième album du groupe, We The People, qui sort en juin 2017.

Chronique

We The People ( 2017 )

Adrenaline Mob s'est déjà démarqué comme étant un supergroupe particulièrement cohérent et accessible. Loin des idées reçues à propos de ce genre de rassemblement entre cadors, la cohésion est de mise entre les membres qui assurent qu'il ne s'agit pas d'une vitrine commerciale mais d'un vrai groupe avec lequel la scène Rock Metal se doit désormais de compter. Et on veut les croire, car les Américains mettent réellement du cœur à l'ouvrage, nous ayant déjà offert en quelques années trois albums et deux EPs. Un tel investissement montre que le groupe y croit, que Adrenaline Mob est là pour durer. Mais est-ce réellement le but d'un supergroupe ? Ces formations tombent dans les pièges habituels autant que les autres, mais suscitent toujours des attentes supérieures. Alors, la bande à Mike Orlando et Russel Allen s'acharne-t-elle trop ou a-t-elle réellement trouver à s'imposer comme un combo crédible ?

Avec ce We The People, le groupe capitalise majoritairement sur ses acquis et propose d'appliquer encore une fois leur recette, puisqu'elle marche. On reconnait directement le son typique d'A-Mob, avec ses gros riffs taillés XXL (King Of The Ring, Til The Head Explodes, Ignorance And Greed...), ses rythmiques simples et groovy à la fois (King Of The Ring, The Killer's Inside...) et ses solos de guitare en schred noisy suraigus et incisifs (We The People, Violent State Of Mind). Quant au chant du sieur Allen, tout en restant fidèle à lui-même, il est aussi plus couillu que jamais, sans toutefois déborder dans le growl. Bien qu'il suffise d'une seule écoute pour se convaincre qu'il pourrait fournir un chant guttural de grande qualité, le frontman n'a pas besoin d'aller jusque là pour testostéroner les compos de ce troisième opus (Ignorance And Greed, We The People, King Of The Ring, Blind Leading The Blind...).

Un mot cependant sur les (très rares) nouveautés présentes. Déjà, le groupe présente avec cet album une moitié de son line-up, incarnée par Jordan Cannata à la batterie et David Zablidowsky à la basse. Si le premier s'en sort haut-la-main, le second est lui clairement loin au dessus. Lignes de basse créatives (Rise 'Em Up, les couplets de Bleeding Hands), grosse présence dans le mixage (Violent State Of Mind), riffs chiadés pour suivre les guitares (Chasing Dragons...), etc, tout y est.
Signalons aussi, au rang des évolutions, un très léger changement de façon de composer, sur au moins deux titres : Blind Leading The Blind réussit à être aussi émouvante que les ballades (souvent réussies) du combo, tout étant bourrée d'énergie, grâce à un rythme bulldozer à la batterie, des montées de guitares intenses, et un chant déchirant. Lords Of Thunder, de son côté, bénéficie d'une intro orchestrée, une première pour la formation souvent très épurée.
Quoi d'autre à signaler, dans la rubrique des originalités ? Eh bien pas grand chose. Peut-être quelques passages un poil plus FM qu'auparavant, quelques refrains un chouillat mièvres, et encore. Même la reprise de Rebel Yell (de Billy Idol of course) ne fait pas franchement hausser le sourcil, le groupe étant déjà très coutumier de nous offrir des reprises de ce style là, arrangées de cette façon là.

Au final, We The People met en valeur les atouts qu'avait déjà le groupe, mais cela créé aussi un fossé, une sorte de réalisation que Adrenaline Mob est en train d'épuiser sa formule-miracle. Une porte de sortie semble se dessiner via une évolution de l'écriture (Blind Leading The Blind), et les Américains feraient bien de le réaliser pour rester dans le game.

A écouter : The Killer's Inside, Blind Leading The Blind
Adrenaline Mob

Style : Rock'n'Roll lourd et groovy
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Origine : USA
Site Officiel : adrenalinemob.com
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