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Biographie

Abyssal Ascendant

Fondé en septembre 2012 par Flo (chant-guitare) et Fanny (basse-backings), le groupe Abyssal Ascendant prend ses racines dans la mythologie Lovecraftienne et le Death Metal des années 90 (Morbid Angel, Immolation, Cannibal Corpse, Obituary, Morgoth...). Démarrant avec une batterie programmée pour assurer le tempo, gérée par Seb "BLT909", la formation se produira sur trois dates, puis, en octobre 2013, sortira son premier opus de six titres, en release digitale gratuite, et enregistré, mixé et masterisé par BLT909 en DIY, intitulé Unleashing the Outer Plagues. Six chansons de Death Metal sombre à cadence variée, allant de la lenteur abyssale aux blasts agressifs, et dont les paroles mettent en scène les abominations cosmiques, les rituels aux Grands Anciens, les rencontres violentes entre l'Homme et des entités qui dépassent son entendement et le font sombrer dans la folie. C'est ensuite que le duo rencontrera Raùl fin 2013, qui les rejoindra à la batterie, pour un rendu plus organique et plus acharné sur scène. Le trio originaire de Franche- Comté et d'Alsace fera alors quelques dates durant le premier semestre 2014, notamment en compagnie de groupes comme MercylessPestifer... 

Continuant dans leur concept "Cthulhu Mythos Death Metal", Abyssal Ascendant sort son premier album en cette année 2015 chez Dolorem Records, pour perpétuer les chroniques des Grands Anciens, et invoquer une marée putride sous la gouverne des étoiles.

Chronique

14.5 / 20
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Chronicles of the Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment from Beyond ( 2015 )

Entre la mythologie Lovecraftienne et le Death Metal, c’est une longue histoire. De Morbid Angel à plus récemment Sulphur Aeon, plusieurs formations se sont inspirées des écrits de l’auteur, notamment ceux retraçant le mythe de la bête Cthulhu, pour donner vie à leur musique. Abyssal Ascendant n’est donc pas le premier groupe à s’engouffrer dans cet univers particulier, à la fois fascinant et terrifiant.

Moins de trois ans après leur formation voici que débarque le premier album des Français : Chronicles of the Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment from Beyond. Un titre énigmatique, mais qui colle bien au concept. Abyssal Ascendant officie dans un Death Metal à tendance Old School, assez brutal et technique. Après une petite intro de circonstance comme il est souvent le cas dans ce genre de réalisation, l’attaque est violente, déferlement de riffs assassins, blasts de batterie, et quelques orchestrations dans la vaine de Nile animent The Nameless Shape, Interdimensional Predation II et Disrupted Incarnation, l’atmosphère est assez mystique, les coups de doubles pédales martèlent une rythmique soutenue, accompagnée par des vocaux très gutturaux. Les bases de l’album sont posées, et on comprend vite que durant les 45 minutes qui composent Chronicles of the Doomed Worlds nous allons avoir le droit à un Death Metal carré, solide, où rien ne dépasse, où tout est maîtrisé.

Survient alors le doute, la redondance et la répétition du schéma structurel des morceaux va-t-elle s’installer ? Auquel cas, l’ennui prédominera et il sera pénible d’aller jusqu’au bout de l’album, qui pourtant possède indéniablement des atouts, que ce soit dans la technique des musiciens ou la retranscription du monde de Lovecraft. Les doutes se lèveront durant la seconde partie, Abyssal Ascendant surprend avec un titre plus down-tempo, The Prowling Of Rlim Shaikorth, qui tend plus vers le Doom avec une rythmique très lourde et une ambiance à glacer le sang. The Gift Of Shub-Niggurath qui clôture ce premier full-length est également plus varié, alternant passages brutaux, soli, et orchestrations bien placés faisant de lui le morceau le plus complet de Chronicles of the Doomed Worlds – Part. I : Enlightenment from Beyond. La fin sonnant d’ailleurs à la manière d’un cliffhanger comme pour dire que l’histoire n’est pas terminée et que ce titre si énigmatique révèlera tout ses mystères dans une suite.

Même si dans sa globalité Chronicles of the Doomed Worlds est un bon album de Death Metal, on peut toutefois regretter une certaine linéarité dans l’approche musicale, ainsi que dans la production. Le son est très massif et ne sonne pas de façon organique, mais bien mécanique. L’ensemble se déshumanise un peu, ces talentueux musiciens seraient-ils des machines ? L’artwork aussi est discutable, bien que collant parfaitement au thème, il plaira ou ne plaira pas, mais ne laissera pas indifférent.

Les points positifs sont néanmoins plus nombreux que les négatifs, on peut légitimement penser que Abyssal Ascendant va peaufiner son art et revenir encore plus fort, et logiquement passer un cran au dessus, c’est du moins ce que l’on peut leur souhaiter. N’oublions pas qu’il s’agit ici de leur premier longue durée et que la formation est jeune. Ce critère est à prendre en compte, il est même essentiel avant de se forger une opinion définitive. Rome ne s’est pas faite en un jour, le Death Metal non plus.

A écouter : Évidemment