Biographie

68

Après la fin de The Chariot, Josh Scogin décide de monter en 2013 un nouveau projet, '68, épaulé par Michael McClellan. Après un premier EP Midnight en 2013, le combo sort son premier opus In Humor and Sadness chez eOne / Good Fight l'année suivante. Le duo enchaîne alors les dates (avec Listener et Homeless Gospel Choir), tout en sortant plusieurs clips sur les deux années suivantes. Courant 2017, '68 revient avec Two Parts Viper, son second opus, chez Good Fight / Cooking Vinyl.

Chronique

Two Parts Viper ( 2017 )

Josh Scogin enchaine les groupes, de Norma Jean à ’68, après une folie maitrisée sur The Chariot et des passages sur d’autres projets plus éphémères, sans jamais livrer la même chose. Lorsque In Humor and Sadness est sorti, la surprise était douce mais abrasive. Même a deux, les musiciens dégageaient autant d’énergie qu’un orchestre de composition plus classique.
De l’opus précédent, on retiendra en premier lieu une folie omniprésente, mais aussi de gros passages plus Rock lorsqu’un son raclant le sol n’emplissait pas l’atmosphère. Et sur Two Parts Viper encore les influences sont diverses. On évoquera de nouveau Nirvana (sur « Without Any Words (Only Crying and Laughter) » notamment), mais l’ensemble possède toujours ce grain de folie assourdissant (« Whether Terrified or Unafraid » et « Life Has Its Design ») ou ces insoupçonnables changements d’ambiance (« The Workers Are Few », proche de certains passages de Frank Carter and the Rattlesnakes ou « What More Can I Say » et sa sublime fin).

Il va sans dire que l’effet produit par ’68 sur Two Parts Viper ne sera pas aussi direct que In Humor and Sadness. On sent un côté beaucoup moins brut, délaissant l’aspect viscéral de l’album précédent pour quelques passages plus complexes (« What More Can I Say » et ses cuivres de fin, « No Montage » ou « The Workers Are Few ») que certains assimileront à une volonté d’être plus easy-listening. Si l’on passe outre cette prise de position, les compos sont clairement tout aussi rock’n’roll (« No Apologies », loin des hurlements) que certaines de Nirvana même si l’entrée en bouche de « Eventually We All Win » semble bien plus proche de The Chariot.
Difficile de statuer entre Two Parts Viper et In Humor and Sadness tant les deux disques s’écartent clairement l’un de l’autre par moment. Pour être pris aux tripes, préférez le premier album, tandis qu’un aspect presque plus rêveur et autocentré se cache dans le second.

Derrière une façade sommaire, ’68 plombe un peu plus l’ambiance. Les fans de Noise Rock pourront pencher une oreille, mais pas sûr que les amateurs de The Chariot y trouvent leur compte s’ils ne cherchaient qu’un maelström dévastateur. Ici, Josh Scogin va encore plus loin. What More Can I Say.

A écouter : Without Any Words (Only Crying and Laughter) - The Workers Are Few - What More Can I Say
68

Style : Rock Noisy
Tags : -
Origine : USA
Site Officiel : theyare68.com
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