Albums du moment
Pochette The Dusk In Us
Pochette In Contact Pochette Sterilize
Chroniques
Pochette Urn
Pochette United States of Horror
Pochette 06 72 43 58 15
Pochette No Land
Pochette Will To Power
Pochette Caustic Pochette Rust
Découverte
Pochette Démo Rose

Metalorgie Monthly #24 Octobre 2017

Chaque dernier dimanche du mois, Metalorgie vous a proposé depuis deux ans des mini-chroniques sans trop de contrainte de style (style d’écriture, ou style de musique évoqué !). Pourquoi « vous a proposé » ? Eh bien, parce que ce numéro 24, marquant les deux ans du projet, sera le dernier Metalorgie Monthly. Même les meilleures choses ont une fin ! Et ne vous en faites pas, si on arrête la parution de ce dossier, ce n’est pas pour autant une régression dans le contenu qu’on proposera à l’avenir. Dès le mois prochain, une nouvelle forme de dossier mensuel verra le jour. On vous expliquera ça en détail… dans un mois !

 
En attendant, voici les playlists de notre rédaction sur ce mois d’octobre. On espère qu’elles vous parleront ! N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez, et à nous suggérer vos propres écoutes du mois !
 
 
Le mois d’octobre de…
 
… Bactéries (ses chroniques) :
 
Nekfeu – Cyborg (2016)
Via une chronique paru dans nos pages j’ai posé une oreille sur Nekfeu, nom inconnu pour moi à l’époque, il semblerait pourtant que le lascar ne soit pas underground, bien au contraire. Et j’avoue que depuis j’y reviens régulièrement, Nekfeu arrive à mixer le Hip Hop 90’s avec des choses bien plus moderne. Tout n’est pas parfait mais certains titres sont valent le détour, textes soignés, instrus classes (un de ses gros points forts d’ailleurs), … Nekfeu ne sort pas l’Album avec un grand A, mais a le mérite de proposer quelque chose d’intéressant dans le paysage morose mainstream du hip hop français.

UlverThe Assassination Of Julius Caesar (2017)
Voilà quelques années que je classe Ulver dans “Les groupes sur lesquels je dois me pencher un jour”, mais au vu de leur discographie impressionnantes, d’une réputation de jongleur stylistiques je n’avais encore jamais vraiment posé une oreille sur un album d’Ulver. Choses faites avec The Assassination Of Julius Caesar, le groupe s’y tente à un rock teinté de new wave. Pas de synth wave à la mode hein, non non. Et sous un couvert d’album facile d’accès (et il l’est) se dévoile une richesse énorme. Des compos incroyables, une voix parfaite. Ce Ulver pourrait passer à la radio sans problème tant il est rythmé / doux, et ça pourrait élever le niveau musicale et renvoyer Julien Doré ou Louise Attaque au bac à sable des musiciens qui tentent de teinter leur musique de sonorités 80’s. Allez, filez écouter ça.
 
 
… Euka (ses chroniques) :
 
OvermarsBorn Again (2007)
Cela fait malheureusement partie des noms que je n'entends plus murmurer lorsqu'on parle musique, mais Overmars était dans toutes les bouches il y a encore 10 ans, après un Affliction, Endocrine... Vertigo mémorable. Avec Born Again, le combo signe une pièce de 40 minutes unique, éreintante et monolithiquement sombre. Born Again, c'est le Post-Hardcore poussé dans ses retranchements, des hurlements à bout de souffle dont l'âme s'avère fielleuse lorsqu'on arrive à capter le fil conducteur. Même sans avoir tourné pendant plus de 5 ans, le premier effet est toujours intact. 

The Death Of Anna KarinaNew Liberalistic Pleasures (2005)
Qu'il est bon de se replonger encore dans ces classiques. Sur ce deuxième opus, les Italiens utilisent encore ces rythmiques tressautantes, moins classiques que sur Lacrima/Pantera, mais moins folles que l'éponyme. La frénésie est là, mais plus calculée : Simon le bon against the tradition (revisited) possède la recette parfaite pour comprendre la tempête sonore que peut créer le combo, et l'ajout d'un ex-La Quiete dans l'ensemble est parfaitement audible. Et bon sang, quel artwork.
 
 
… theunknownskater (ses chroniques) :
 
1995 – Paris Sud Minute (2012)
Paris Sud Minute, sorti il y a déjà 5 ans par les parisiens de 1995 : le verbe cogne et les mots frappent. Figure de proue d’un rap en voie d’extinction, le collectif cuisine à sa sauce un revival du style « conscient » qu’il assaisonne de ses histoires de citadins un peu paumés, en quête de réussite et ayant le maniement de la rime et des syllabes pour passion commune. Depuis sa sortie, les membres du groupe papillonnent et se sont tous ou presque lancés dans des projets solos au succès variable. Ma main à couper que si la boutique rouvre, il y aura des clients. 

Orelsan – La Fête Est Finie (2017)
Après deux albums solos, deux en groupe avec Gringe, l’autre moitié des Casseurs Flowters, un film et une série pour Canal +, l’éternel branleur en provenance de Caen vient annoncer qu’il n’en est définitivement plus un. La fête est finie. C’est du moins ce que laisse entendre son auteur, comme si la trentaine le forçait à faire le point sur son parcours. Des morceaux qui laissent la place à l’expérimentation, un peu plus pop ou électro, côtoient des titres on-ne-peut-plus marqués par la patte Orelsan. Après, qu'on aime ou qu'on aime pas ... c'est vous qui voyez.

Shining (SUE) – The Eerie Cold (2005)
Parce qu’un bon classique de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Rien à rajouter. 




 
… Zbrlah (ses chroniques) :
 
Caligula's HorseBloom (2015)
Découvrir le dernier méfait des Australiens m'a fait l'effet d'une bombe. Jamais je n'avais mis une note si haute à une de mes chroniques, c'est dire. Je me suis senti obligé de comparer cette perle à son prédécesseur pour comprendre ce que j'avais raté à l'époque, ayant gardé le souvenir d'un album très bon mais pas spécialement mémorable. Si Bloom est tout aussi Prog que In Contact, il l'est avec un format plus traditionnel (pas de gros pavé, pas beaucoup de solos), ce qui m'a peut-être empêché de le prendre comme un album aussi technique et abouti qu'il ne l'est en réalité. Cette phrase n'est pas claire ? Pas grave. Pour mieux comprendre, écoutez l'excellent Bloom et l'encore-plus-excellent In Contact, point barre.

Epysode - Fantasmagoria (2013)
Cette galette est un projet Ayreon-like : concept-album écrit par le seul membre permanent Samuel Arkan, avec pour invités le gratteux de DGM, le bassiste de Symphony X, le clavier d'Ethernity, le batteur frenchy de chez Pain Of Salvation, des vocalistes venu(e)s de Triosphere, d'Evergrey, de Firewind, de Borealis, et de Between The Silence. Et comme Ayreon, l'ensemble est immersif, bien construit, cohérent. Aussi mélodique mais bien plus "Metal" que le one-man-band d'Arjen Lucassen, le scénario sombre et abrasif ne laisse pas la place aux instruments classiques et aux interludes folks. L'introductif The Arch est clairement un titre à retenir.

OrelsanLa Fête Est Finie (2017)
Je n'écoute quasiment jamais ce style de musique, et du coup, je réalise que je ne sais pas comment en parler. Enfin bref, j'ai écouté le nouveau Orelsan, et j'ai bien aimé, et j'sais pas dire pourquoi. Je crois que j'ai bien aimé sa vision désabusée de lui-même (dans San et Notes Pour Trop Tard surtout), mais comme je le disais, je connais pas assez l'artiste ou le mouvement pour savoir si c'est quelque chose de récursif chez le personnage ou s'il s'agit d'une vraie originalité. En tout cas, ce sont pour moi les deux pistes qui se démarquent, avec l'efficace single Basique.


... Skaldmax (ses chroniques) :

MonolordRust (2017)
Après une première écoute mitigée, j'ai finalement découvert pas mal de bons points à cette dernière offrande de Monolord. Toujours massif, le groupe alterne entre guitare Doom surnageant dans le gras et voix aérienne pour un rendu Psyché réussi. Parfois un peu trop monotone (le coup de mou Wormland/Forgotten Lands), la tracklist bénéficie de quelques beaux coups d'éclats avec Dear Lucifer ou le très bon final At Niceae. Sans doute pas l'album de l'année dans le genre pour ma part mais Rust ne manque pas de bons moments poussiéreux et riffesques.

Deathcharge - Retaliação (2013)
Quand on mélange Amérique du Sud et Black/Thrash, le combo est très souvent gagnant. C'est le cas de Deathcharge, trio Brésilien qui cumule tous les excellents poncifs de ce genre de formations : production douteuse, riffs pas toujours bien élaborés mais une énergie rentre-dedans rappelant les Sarcofago, Mutilator et compagnie. Né sur les cendres d'un groupe de Hardcore, Deathcharge conserve son aspect brut et Punk avec ses vocaux vomissements/aboiements, combinés à l'odeur du cuir et des clous. Un rendu aussi fun que True Metal, et puis avec une telle pochette, qui pourrait dire non ?

Death In JuneBut, What Ends When The Symbols Shatter? (1992)
L'automne et ses jours gris s'engouffrent peu à peu dans les esprits et les corps. La saison des poètes et des feuilles mortes est idéale pour se replonger dans la musique des Anglais, aussi froide que chaleureuse pour qui connaît les ballades acoustiques de Douglas Pearce et sa bande. La voix grave s'élève à peine, quelques carillons accompagnent les accords de guitare sèche et la magie d'opérer à chaque fois que retentissent Little Black Angel ou Ku Ku Ku. Pas de grande diversité (hors This Is Not Paradise), cet album majeur de Death In June se savoure pour son ambiance intimiste, lové(e) parmi les coups de médiator nostalgiques.

Zbrlah (Octobre 2017)

Partager :
Kindle

Laisser un commentaire

Pour déposer un commentaire vous devez être connecté. Vous pouvez vous connecter ou créer un compte.

Commentaires

iam_trying_to_beliveLe Mardi 31 octobre 2017 à 06H52

@Raikage
Oui je vois et je crois que tu as raison. On peut faire "de l'art", sans pour autant qu'il soit bon... C'est logique en plus, je sais pas pourquoi j'ai pas réfléchi dans ce sens là.

C'est marrant car ça me fait penser, j'avais vu une émission sur un grand chef de cuisine suisse (pour qui j'aurais pu travailler si les circonstances m'avaient été favorables), un chef double étoilé au michelin et un des chefs les plus connus dans mon pays. Et le gars de la TV qui l'interviewais lui dis un truc du style "ce que vous faites c'est vraiment de l'art, c'est magnifique!" et lui avait répondu "Non je dirais plutôt que l'on fait de l'artisanat". J'avais été surpris de sa réponse. D'abord parce qu'en général les chefs de cuisines, le grands les boss, ont des egos surdimensionnés et ne se prennent pas pour de la merde. Pis en réfléchissant je me suis dis, en fait le gars est super humble, car il pourrait très bien dire qu'il est effectivement un grand artiste vu ses magnifiques assiettes, ces créations. Mais comme dans sa cuisine, tout est fait à la main de A à Z par une équipe de cuisiniers, qui sont au final des artisans en quelque sorte, cela signifie qu'il fait effectivement de l'artisanat et non pas de "l'art" concrètement. Pourtant, la plupart des gens, quand ils vont dans un restaurant gastronomique, ils disent " woaw c'est de l'art". On m'a souvent dit, dans mon entourage, que j'étais un artiste en quelque sorte (oui oui je me la pète à mort ;-)) parce que je sais faire des putains de belles assiettes. Alors que je ne me considère pas du tout comme un "artiste" et en plus, je ne sais absolument ni dessiner, ni peindre ni faire de la musique etc... C'est compliqué tout ça!!! Bref... Je veux pas te gonfler avec mes histoire de cuisine!

En tout cas, merci pour cet échange! Ça m'a permis de réfléchir autrement!

raikageLe Mardi 31 octobre 2017 à 02H19

C'est intéressant ce que tu dis, mais j'ai l'impression que ça traduit un peu le fait que l'art est inattaquable aujourd'hui, dans nos sociétés. En somme, il est mal vu de dire "c'est de l'art mais c'est de la merde". Alors, je suis au courant que bien sûr, tout est subjectif et que certains vont détester un groupe que je vais adorer. Mais le jugement subjectif, c'est un peu naturel.
Je pense justement que le fait de dire que quelque chose est de l'art ne le met pas à l'abri de toute critique, bien au contraire. On peut faire de l'art très mauvais. Et ça n'enlève rien au fait que c'est artistique, ni que c'est mauvais. Tu vois ce que je veux dire ?

iam_trying_to_beliveLe Lundi 30 octobre 2017 à 07H09

@Raikage

En fait, c'est plutôt en lisant des trucs sur l'art conceptuel ou j'ai commencé à me dire que cela n'avait finalement plus tellement de sens, en tout cas pour moi. En gros, t'as un concept en tête, comme faire caca sur une toile( pour reprendre mon exemple) afin de représenter ou de dénoncer quelque chose ou simplement parce que le mec qui le fait aime le caca ou tout autre raisons futiles ou pas. Et du coup, comme c'est un concept dans la tête de l'artiste, cela doit ou peut être considéré comme de l'art, du moins de l'art conceptuel... En tout cas j'ai du mal à comprendre. Autre exemples et là je prends des vrais exemples. Un copain à moi est musiciens et joue super bien de l'accordéon. L'autre jour il m'a dit qu'il avait été mandaté pour jouer de lors d'une soirée d'inauguration d'une salle d'exposition. Il m'a dit " J'ai repéré un mec dans la salle, qui n'avait rien à faire là, il était seul, mal habillé et ne faisait que de s'empiffrer de petits four et boire du vin, qui étaient mis à disposition des invités. Puis, en milieu de soiré, il s'est déshabillé, au milieu de tout le monde et il a commencé à vomir parterre en enfonçant ses doigts au fonds de sa gorge. Les gens ont applaudis, il s'est rhabillé et il est parti. Il l'ont payé un millier de francs pour faire ça". Je sais pas si vous vous rendez compte, un millier de francs cela représente mille euros!!!! Pour vomir devant des gens! Et les gens étaient tout content!!! WTF??? Et c'est véridique!! Ou va t'on? ..J'ai un autre exemple, je trouve hallucinant la vie qu'à eu GG Allin (page sur metalorgie), un "artiste transgressif". Le mec faisait des prestations ultra violentes, c'est d'ailleurs probablement le musiciens le plus ... transgressif de l'histoire.. Mais au final, ni sa musique, ni ses shows, ni corps mutilé couvert de caca, tout ça n'était vraiment pas très intéressant. Curieux ok, mais de la à être intéressant... Dernier exemple véridique, il y a quelques années, une troupe d'"artistes" hollandais ou belges je sais plus, avaient fait un mini scandales lors de leur passage chez moi en Suisse, car leur représentation, leur spectacle, consistaient en deux personnes (homme- femme) nus, exécutant des pratiques sexuelles (jusqu'à là je dis oui), tout en se déféquant dans la bouche et en se vomissant dessus. Magnifique n'est ce pas? Et il essayient de faire passer un message soci-culturel de je sais pas quoi c'est juste ridicule, même pas risible! D'autant plus que parallèlement, en Suisse, l'ondinisme par exemple est interdit. il est interdit de posséder et vendre du matériel pornographique (qui est de l'art en quelque sorte, apparemment) ou des gens se pissent dessus, je n'aurais pas le droit logiquement, de pisser sur ma copine ou qu'elle me pisse dessus lors d'ébats sexuels (ou pas juste sous la douche) mais par contre un spectacle ou deux personnes se vomissent dans la bouche réciproquement, à lieu d'être (même si beaucoup de gens avaient été assez scandalisé par cette représentation)... Du coup, ou est l'art ou est le cochon???? Ou commence le "concept" et ou commence "l'interdit"? Qui peut prétendre savoir qui à raison?

raikageLe Dimanche 29 octobre 2017 à 22H06

Envoie ça à [email protected] j'ai bien envie de voir ce que ça donne oui.
Et puis Becker est relativement connu aujourd'hui, nan ?

Baptiste08Le Dimanche 29 octobre 2017 à 21H07

@raikage : Howard Becker sur Metalorgie, ça je l'aurais jamais parié! :-D

C'est marrant parce que j'ai moi-même bossé un peu sur le sujet. J'ai soutenu en juin dernier une thèse de doctorat en sociologie où j'utilisais, de manière métaphorique, l'art et les artistes pour mieux décrire le travail d'intervenants en milieu scolaire...
Je vous passe les détails mais je me suis pas mal inspiré de ma passion musicale. J'ai même écrit 2-3 pages d'introduction d'un chapitre pour présenter le mouvement punk (rock), avec toute l'ambiguïté autour d'un succès populaire et médiatique de gens qui se prétendent anti-système. Et avec, en outre, les tensions autour de la définition d'un art, ce qui mérite ou non de porter telle étiquette, etc. Qui est punk et qui ne l'est pas ?
Je peux peut-être vous filer ce passage, moi ça me plairait bien d'avoir vos avis là-dessus! J'ai failli citer Metalorgie un moment d'ailleurs, puis finalement ça ne s'est pas retrouvé dans le manuscrit final. Mais j'étais super heureux d'avoir cité Rancid ou Bérurier Noir dans ma thèse!

Shades of GodLe Dimanche 29 octobre 2017 à 16H57

Je reconnais bien là les goûts de Max ! Il est sublime cet album de Death in June, je les ai vus en concert il y a très longtemps, c'était tellement beau et puissant.

Shades of GodLe Dimanche 29 octobre 2017 à 16H51

Je reconnais bien là les goûts de Max ! Il est sublime cet album de Death in June, je les ai vus en concert il y a très longtemps, c'était tellement beau et puissant.

raikageLe Dimanche 29 octobre 2017 à 13H29

@ITTB : Je vais pas revenir sur le fait que tu aies apprécié ou pas les disques, vu que j'ai participé à cette édition par manque chronique de temps. Mais c'est intéressant ce que tu dis sur les artistes, la définition moderne de ce terme et la manière dont aujourd'hui cette fonction semble être galvaudée, voire qu'elle semble avoir dérivée de son sens originel. Et je pense même que ça mériterait un petit article sur le site, notamment sur la manière dont les musiciens se considèrent. Si jamais c'est une question qui t'intéresse, je te suggère tout de même d'aller faire un tour chez Howard Becker, qui a beaucoup travaillé sur les artistes, cette société, leur rapport avec les autres gens et la manière dont ils s'imbriquent dans la société et dans leur propre société. Je te conseille également d'aller te renseigner sur la manière dont le statut d'artiste a évolué, passant de celle d'artisan à maître à la vision la plus moderne, c'est à dire celle qui met au centre le discours et la vision qu'a l'artiste de son oeuvre. Enfin bref, si tu veux des renseignements, n'hésite pas.
Et je comprends tout à fait que le terme d'artiste jouit d'une certaine aura, qui fait que l'on a parfois du mal à reconnaître certaines créations comme artistiques. Peut être du coup que ces lectures t'aideraient au moins à le comprendre. Après, libre à chacun d'apprécier ou non ou même d'être d'accord, bien sur.

V.N.A.Le Dimanche 29 octobre 2017 à 11H46

Je ne connais pas Epysode, va falloir que je remédie à ça. Et peut-être que me penche un peu sur le nouveau Orelsan, même si ce que j'ai entendu des anciens ne m'a pas du tout convaincu (et je ne connais pas suffisamment le bonhomme pour savoir s'il est horrible ou pas). Sinon, de mon côté, plein de trucs dont certains que j'ai notés récemment et d'autres que je noterai quand je les aurai digérés, mais encore :

- Insomnium - Winter's Gate (2016) : c'était pour moi un des meilleurs albums de 2016, et les mois écoulés n'émoussent pas mon intérêt, bien au contraire, je trouve toujours un moment pour l'écouter malgré les nouveautés qui m'assaillent. Disons-le : il était dans le peloton de tête, il s'en est détaché pour devenir mon album favori de l'an passé.

- Rage - Seasons of the black (2017) : Après The Devil Strikes Again qui me faisait regretter le départ de Victor Smolski, voilà qui redresse la barre ! Suffisait peut-être d'un peu de temps pour que l'alchimie se fasse dans le trio renouvelé.

- Running Wild - Port Royal (1988) : Pirate heavy metal ! J'ai découvert qu'ils avaient réédité les vieux albums du groupe (qui se vendaient auparavant à prix exorbitants), je me suis jeté sur celui-là en attendant de pouvoir prendre les autres.
Et puis entre Rage, Running Wild, Accept, Grave Digger, Sinner et j'en passe, ça manque clairement de bon vieux heavy metal teuton dans vos colonnes ;-) Si jamais un jour j'ai le courage de proposer les pages, quelqu'un aura le courage de les mettre en ligne ?

- 2Cellos, reprises diverses piochées sur Youtube, je ne suis pas fan de leurs compositions originales ou de leurs reprises de musiques de films (enfin, c'est bien mais ça n'apporte pas grand chose), mais leurs reprises au violoncelle d'artistes rock sont excellentes : Thunderstruck (AC/DC), The Trooper Overture (ou comment mélanger Maiden et l'Ouverture de Guillaume Tell), Hysteria (et pourtant je ne suis pas fan de l'originale ni de Muse en général), The show must go on (Queen) ou encore They don't care about us (Michael Jackson) pour ne citer que mes préférées. En plus les clips sont chouettes.

Curieux de savoir ce que vous allez nous proposer à l'avenir !

@ITTB : Roadrunner United, ça fait longtemps que je ne l'ai pas ressorti mais qu'est-ce que j'ai pu écouter cet album quand il est sorti ! C'est vrai que certains titres sont décevants, ne serait-ce que parce que certains genres nous plaisent moins que d'autres, mais il reste bien plus intéressant que l'imitation que Nuclear Blast nous a pondue deux ans plus tard avec Into the light / Out of the dark (deux albums qui avaient quand même des titres très sympas).

EukaLe Dimanche 29 octobre 2017 à 10H01

@Achille : Déjà fait de mon côté, mais il mérite énormément d'attention, encore plus que le précédent je trouve.

iam_trying_to_beliveLe Dimanche 29 octobre 2017 à 09H12

D'habitude sur le monthly, je dis "cool, il y a des trucs qui semblent très intéressants" mais pour cette fois je dis "ouais bof, en plus ya deux fois le même album"...
Et désolé, je ne peux pas m'empêcher de donner mon avis . Je comprends que tout le monde à le droit d'aimer ce qu'il veut, moi j'écoute bien des débilités aussi mais quand je lis Orelsan c'est cool, c'est un artiste. Je m'étouffe, j'ai failli vomir même... Rien que d'écrire son nom ça me fait mal au sac ;-) Horrible musique, horrible bonhomme, tout simplement horrible... Parce que maintenant, de nos jours, quelqu'un peu chier sur une toile et on appel ça de l'art (et oui c'est vrai), donc je prends ce mot toujours avec du recule. Pour moi, faire de la musique de nos jour, ne veut pas dire que l'on est "artiste" pour autant... Vous voulez des "artistes":

-The Desaturating Seven de Primus (2017) Bien que je ne l'aie pas écouter plus que 3 fois, je trouve vraiment super. Je trouve qu'il est dans une continuité logique du très réussi Primus & the Chocolate Factory with the Fungi Ensemble, un bon gros délire au premiers abords, mais en écoutant attentivement on ne peut que tomber sous le charme de ces musiques très originales, saluer non seulement l'audace des musiciens de sortir des chansons aussi complexes et étranges mais également la maîtrise de leurs instruments...

-The Blue Mask, Lou Reed (1982) Un de ses meilleurs disque, en tout cas un de mes préféré du défunt chanteur New Yorkais.

-Devotional Songs de Nusrat Fateh Ali Khan (1992) Le big boss incontesté du Qawwali. J'ai déjà parlé de ce disque lors d'un Monthly, mais cet album est tout simplement extraordinaire et je ne m'en lasserai jamais. Certes, j'y comprends rien aux paroles, je ne vais pas commencer à mentir, mais la musique, l'ambiance et les chants sont tous simplement magnifiques. Vraiment j'en remet une couche, c'est juste magique!

Roadrunner United (2005) Un album super intéressant, bien que certains titres soient décevants. Le concept est génial et le résultat très réussi... Mentions particulières à Annihilation by the Hands of God, In The Fire (exceptionnelle) Dawn Of The Golden Age (Mike Smith à la batterie c'est juste de la bombe), Independent (Voice of the Voiceless) et Baptized in the Redemption (line up de fou)...

Add Violence de Nine Inch Nails (2017)
Super EP, Trent Reznor au top de sa forme!

Voilà ce que j'appelle des "artistes"...

AchilleLe Dimanche 29 octobre 2017 à 08H05

Les gars, Orelsan, Nekfeu, c'est cool, mais penchez vous sur la dernière offrande du Klub des Loosers.

Quelques uns de ses meilleurs textes et des instrus encore plus abouties:)