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Metalorgie Monthly #23 Septembre 2017

Ca vous a manqué ? Ou vous n'aviez rien calculé ? Eh oui, on a raté le coche du Metalorgie Monthly du mois d'août, tout décalés que nous étions par le rythme estival. Ca nous a donc laissé deux mois pour écouter encore plus de choses que d'habitude, voilà ce que ça donne quand on a trop de temps libre.
N'hésitez pas à nous raconter ce que vous avez découvert ou réécouté récemment !


Les mois d'aout / septembre de...


... Zbrlah (ses chroniques) :

MastodonThe Hunter (2011)
Quand je dis que j'aime le Metal Progressif, parfois, on me répond "ah ouais j'aime bien Mastodon". Je n'ai jamais compris cette réponse. The Hunter est le seul album que j'ai de ces gars là (et encore, c'est par hasard, j'ai trouvé le LP d'occasion à prix cassé et j'y ai vu l'opportunité d'essayer), et à chaque fois que j'essaye de l'écouter, j'y entends un groupe qui fait un mélange de Sludge accessible et de Hard Rock couillu, certes qui groove, mais de la a appeler ça du Prog... Si cet album devait passer le bac et que j'étais au rectorat (meilleure métaphore de l'année), il aurait la mention "assez bien", mais certainement pas les félicitations du jury que beaucoup s'accordent à lui décerner.

The Tangent - The World That We Drive Through (2004)
Ça peut sembler étrange, mais ce disque de The Tangent est un des albums qui m’a fait découvrir et aimer le Rock Prog, alors que je sortais de l’adolescence et étais en pleine élaboration d’une culture musicale encore brouillonne et disparate. À titre d’exemple, découvert et apprécié ce disque à peu près au moment où je découvrais et appréciais aussi Death ou Nightwish. Si aujourd’hui je devrais conseiller un album pour s’initier au Rock Psyché / Prog, jamais je ne proposerais un disque aussi chelou et complexe que The World That We Drive Through, au point que je me demande sérieusement comment j’en suis arrivé à l’aimer si facilement. Mais je ne peux que le recommander à celles et ceux qui ont quelques repères dans ce style-là : la musique de The Tangent y est brillante d’intelligence et de malice. Une mention spéciale pour l’intégration judicieuse de saxophone et de flûte, instruments inhabituels et pourtant omniprésents dans la galette (et dans la suite des productions du groupe). Une pépite hors du commun.

PerturbatorNew Model (2017)
Je dois avouer que je manque peut-être de recul pour juger ce nouvel EP : j’ai beaucoup écouté The Uncanny Valley mais assez peu les précédentes productions du DJ français. New Model est bien plus glauque et lugubre que l’album précédent et ça m’a un peu dérouté, mais en y repensant, du peu que j’en ai entendu, au final c’est plutôt The Uncanny Valley qui est moins sombre que le reste. La nouvelle fournée de Perturbator semble donc logique et cohérente avec sa ligne de conduite, avec des points forts, mais je me tournerai plus régulièrement vers l’album de 2016 que vers cet EP.

Anthropia - Non-Euclidean Spaces (2015)
Metal Progressif mélodique et à chanteuse, français, à concept, et univers lovecraftien. Il ne m’en faut pas plus, pas besoin d’aller plus loin, je vais aimer Anthropia. Alors bon, après plusieurs écoutes, c’est pas strictement parfait, mais les intentions sont bonnes, la production est correcte pour un groupe de cette échelle, la performance est impressionnante (surtout sur Fuoco), la dualité des chants masculin et féminin apporte un vrai plus, et l’histoire narrée dans Non-Eucliean Spaces, au lieu de raconter en chansons un mythe de Lovecraft, en donne plutôt une interprétation possible, alternative. Des bons points sur toute la ligne. Si vous aimez cette scène française de Prog mélodique à la Spheric Universe ExperienceVenturiaAuspex, etc, vous devriez trouver des repères dans l’écoute de Anthropia.



... theunknownskater (ses chroniques) :

Bigflo Et Oli - La Vraie Vie (2017)
Que ça plaise ou non, le Rap évolue et est aujourd’hui l’un des styles les plus écoutés dans l’hexagone comme dans le reste du globe. Le public s’élargit tandis que de nouveaux artistes émergent. Bigflo Et Oli sont les étoiles montantes d’un discours qui se veut conscient et dont l’écriture force le respect. Fréquemment houspillés parce que « trop gentils », les Toulousains démontrent avec ce deuxième album que le Rap n’est peut-être pas qu’une histoire de révolte, de revendication ou d’égotrip, et décrivent avec éloquence et lucidité un monde dépourvu d’illusions.

A Silver Mt. Zion - He Has Left Us Alone But Shafts Of Light Sometimes Grace The Corners Of Our Rooms (2000)
Derrière ce titre outrancièrement prolixe, se cache une pépite de la musique instrumentale et expérimentale. A Silver Mt. Zion, formé entres autres de trois musiciens de Godspeed You! Black Emperor, nous emmène le temps d’un album dans les méandres de la mélancolie, en usant de mélodies jouées au piano ainsi qu’au violon. Coup de cœur pour 13 Angels Standing Guard 'round The Side Of Your Bed, morceau intensément immersif qui vous fera passer de la joie et la légèreté à la morosité en seulement 7 minutes 22, avec une élégance indubitable.

JusticeAudio, Video, Disco (2011)
Quatre années après avoir semé leur première graine, révolution sismique dans le monde de la musique électronique internationale, les champions des écuries Ed Banger Records remettaient le couvert avec le surprenant Audio, Video, Disco. Le duo confiait avoir construit cet album en s’inspirant de ce qu’ils appelaient le « rock de stade » et le rendu était plus qu’impressionnant: une heure de compositions à la sauce rock progressif avec des pépites telles que Civilization, New Lands, Canon ou l’intemporel Planisphere qui continuent de résonner dans les festivals (quoi? on dit des festivaux?) du monde entier. 



... Euka (ses chroniques) :

Catharsis - Passion (1999)
Passion, c’est un peu comme I, Fail de The Spectacle. Deux disques inséparables à mes yeux, mais pourtant tellement différents. Celui-ci est viscéral, urgent. Et même si l’on pourrait se contenter uniquement des deux premiers titres pour découvrir le disque, ce serait passer outre une richesse destructurée et des compositions parfaites. Presque 20 ans, pas une ride, et toujours autant de hargne.

Closet Witch - Black Salt (2015)
En attendant un futur album (du moins on l’espère), on peut prendre quelques minutes pour revenir sur Black Salt. 6 titres de Powerviolence, dont une reprise de Nirvana surprenante, jamais un temps mort dans une ambiance malaisante (même sur l’interlude « Love From … »), Closet Witch carbure à la manière de Bleed The Pigs ou Closet Burner. Et si vous êtes curieux, jetez aussi une oreille au reste de la discographie, ça prendra quelques minutes de plus.

DälekEndangered Philosophies (2017)
Le dernier Dälek que j’avais dû écouter était Abandoned Language, alors lorsque ce nouvel opus a montré le bout de son nez, c’est plus par curiosité que par fanatisme que j’ai pris la peine de poser une oreille. Grand bien m’en fasse, le MC est dans une grande forme, jetant un hip-hop oppressant, urbain et poisseux comme si cela était naturel. Mention spéciale à A Collective Cancelled Thought, ma préférée sur l’ensemble.



... Méo (ses photos)

WindhandGrief's Infernal Flower (2015)
Cet album n'est ni récent, ni vieux. Il tourne chez moi depuis sa sortie en 2015, mais à l'approche du 8 octobre à Paris, il refait surface plus intensément.
Avec des pistes de 8, parfois 14 minutes, c'est une belle balade langoureuse, pesante, planante et grasse à souhait qui vous attend.
J'y aime les mélodies un peu à la Uncle Acid, mais agrémentées d'une voix plus aigue et de riff longs qui font fermer les yeux et basculer la tête en arrière, comme pendant le délicieux Forest Clouds, ou le berçant Crypt Key.
Windhand prouve quand même au cours de l'album qu'ils sont capable de toucher la perfection sans forcément bûcher sévère, avec le délicat Sparrow et le triste Aition qui offrent une parfaite parenthèse d'accoustique et un doux point final.
Il n'en reste pas moins que les riffs reconnaissables de Windhand font l'unité de l'album, couplés à la langueur vocale et à la force tranquille du rythme massif ; Windhand enveloppe le tout pour en faire un ensemble parfait.

The Necromancers - Servants of the Salem Girl (2017)
Découverte du mois, que j'ai chinée surtout parce que le groupe était annoncé à Nantes. Sans regret aucun d'avoir poussé la curiosité, puisque l'album est un vrai régal qui n'est pas sans rappeler l'univers d'Egypt et qui fait, à n'en point douter, bomber le torse de la Vienne complète.
L'album nous emmène graduellement en poussant la puissance avec un juste équilibre entre le heavy bien oldschool (le solo dans Salem Girl Part I parlera pour lui), la rythmique qui se promène comme une inter-genrée assumée et parfaite. L'intro de Salem Girl Part II offre comme une ouverture au stoner qui prend son temps et laisse entrevoir d'autres possibilités dans leur art.
The Necromencers nous offre dans cet album, outre la voix si puissante et rocailleuse à souhait, le mélange parfait entre les influences "mères" du heavy psyché et leur grain bien à eux, entre la voix et les mélodies reconnaissables. On est exactement sur la combinaison qui me fait aimer Clutch.
Et le tout assumant fièrement des pistes qui durent pour la plupart un 7 honnêtes minutes. Et j'aime les longues pistes. L'éternel format-radio de 3 minutes m'a lassée, et de trouver des albums qui offrent des pépites si longues, me laisse un sentiment de plénitude.
Besoin de gras assouvi avec cet album. Totalement. Vivement le prochain... Groupe à suivre !

ArcaniaSweet Angel Dust (2010)
Des angevins metalleux ultra efficaces que j'ai découverts au bénéfice d'une date nantaise. Sagement, je me suis simplement offert leur premier album qui date de 2010, et m'en régale depuis. Leur son est bien rôdé, on sent une énergie débordante et une rage transpirante à travers des mélodies plaquées sans concession.
L'album démarre par le tintement des jolies notes d'une boite à musique qui laissent place progressivement à du trash lourd et mélodique sans pour autant tourner totalement le dos au heavy. Le chant est juste, mêlé à l'équilibre avec l'instrumental, personne ne s'écrase, personne ne s'y pousse. C'est fin et ciselé.
Je parlerais bien encore des durées de pistes, mais vous avez compris l'idée. Arcania régale aussi en prenant son temps. As We Fall reste probablement un des morceaux qui capte le plus, sans pour autant écarter les autres des sensations que laisse ce bijou. Un ensemble cohérent, harmonieux, que je me félicite d'avoir acheté.
Maintenant, vivement l'achat du 2eme album, Dreams Are Dead.



... SkaldMax (ses chroniques) :

PillorianObsidian Arc (2017)
Après une première impression quelque peu mitigée en début d'année, je me suis sérieusement repenché sur le cas Pillorian, aka l'un des deux groupes post-Agalloch. Et...bah c'est très Black Metal, ultra-froid et à mi-chemin entre la scène Canadienne (surtout dans le chant) et la seconde vague Norvégienne. Obsidian Arc bénéficie d'un son au poil et de compos franchement prenantes (The Vestige Of Thorns, A Stygian Pyre), ainsi que d'un final sublime où percent un chant clair et une aura bien plus Dark Metal. Dark Is The River Of Man conclut à merveille ce premier album bien amené, nouveau départ encourageant pour les Américains.

Pyrrhon - What Passes For Survival (2017)
Traumatisé(e)s des montagnes russes, gare à vous. J'ai failli me vomir trois fois dans la bouche. Mais en tant que chroniqueur pour un webzine que j'estime, le professionnalisme m'a fait ravaler mon petit-dej', me concentrer sur un point fixe en face de moi et tenir bon. Pyrrhon c'est un Death Metal croisé avec le Chaotic Hardcore, le Mathcore, et tout autre genre qui bidouille des trucs sur une guitare à toute vitesse sans écouter la mélodie. Bon, ça tabasse, ça te colle une nausée plus passagère qu'une mauvaise cuite, c'est très méchant, mais voilà. Difficile de se raccrocher vraiment à des motifs, des passages mémorables, même après une écoute répétée. A garder sous le coude pour s'auto-flageller une fois de temps en temps. 

GrouperParadise Valley (2016)
Deux titres. Coton, Post-Rock, chant féminin, Shoegaze, envoûtant, The XX, rêve, Dream Pop, dormir, reverb, pleurer. Merci Grouper.

Zbrlah (Septembre 2017)

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Commentaires

V.N.A.Le Dimanche 24 septembre 2017 à 12H30

Ce n'est pas parce qu'on n'a pas fait la remarque qu'on n'a rien remarqué ;) Mais passons.
Concernant Mastodon, j'ai à peu près le même ressenti (pas pour The hunter particulièrement, plutôt de manière générale) : ça passe mais ça ne casse pas trois pattes à un canard (non à la violence envers les animaux!), la dernière fois que j'ai essayé de saisir en quoi c'était si bon, je me suis arrêté quand je suis tombé sur un clip présentant des fesses flasques filmées au ralenti...
Sinon, oui, des choses à découvrir dans cette sélection (par contre je passe mon tour pour Pyrrhon, qui a l'air particulièrement sale...).
Et de mon côté, en dehors d'albums pour lesquels j'ai mis des commentaires ou le ferai un de ces jours :

Bigflo & Oli - La cour des grands (2015) / La vraie vie (2017)
Tiens, ça peut arriver d'être en phase avec un des albums du Metalorgie Monthly :-)
J'ai cédé aux sirènes populaires, et pour la première fois de ma vie j'ai acheté un album de rap (et même deux, pour le coup). Faut dire, arrivé dans le magasin, pour le même prix je peux avoir le dernier Iced Earth ou les deux albums susdits. D'une, ça faisait déjà un moment que j'allais écouter quelques titres sur youtube et que j'appréciais de plus en plus, et de deux, ça faisait cher pour un album d'Iced Earth qui n'avait pas l'air extraordinaire, le choix n'a pas été trop difficile. L'ensemble est franchement bon, malgré quelques titres clairement en-dessous (et quelques petits défauts, je ne vais pas rentrer dans les détails sinon j'en ai pour une heure). Ah, et pour info, La vraie vie vient de passer platine trois mois après sa sortie.

Quadrivium - Methocha (2012)
Après de la musique si populaire, il fallait bien compenser... Black/prog quelque part entre Enslaved et Arcturus, ou pas vraiment mais c'est la meilleure comparaison qui me vienne. Côté "Mais comment est-ce que j'ai connu ce groupe???" il se pose là, mais le disque a pas mal tourné chez moi à une période, j'en ai même acheté le premier album, Adversus (Methocha étant le deuxième et dernier à ce jour), malheureusement moins bon. Ça faisait un bon moment qu'il n'avait pas quitté son étagère, et j'ai pris plaisir à le retrouver. Dommage que le groupe ne donne plus signe de vie depuis quelques années (sans pour autant avoir annoncé une séparation).

Accept - The rise of chaos (2017)
Quatrième album depuis la reformation, après quelques écoutes, je le mettrais au même niveau que son prédécesseur Blind Rage. C'est du bon mais sans surprise, et ça n'égale pas l'excellent Stalingrad, pour ne comparer qu'avec les disques post-reformation.

Renaud - Marche à l'ombre (1980)
Bon, je suis coincé avec les CDs de ma mère, qu'est-ce que je vais écouter ? AC/DC ? Bof, pas envie... Scorpions ? Merci, mais j'ai déjà tous les albums. Les plus grands succès de Gotainer ? C'est tentant, mais la sélection n'est pas extraordinaire quand on connaît le reste. Powerwolf ? Samael ? C'est moi qui lui ai fait découvrir, y aurait pas plutôt un truc qui me changerait un peu ? Tiens, un boîtier tout poussiéreux là au fond, ça me paraît prometteur. Eh ben, ça fait un moment que je ne l'ai pas entendu celui-là, et que personne ne l'a écouté, d'ailleurs. Allons-y pour Renaud, ça fait toujours plaisir.
"N'empêche que "Mort aux cons" / Dans la cage d'escalier / C'est moi qui l'ai marqué / C'est vous dire si j'ai raison !" C'est moi, ou cette seule phrase a plus d'impact que le Mort aux cons de Tagada Jones ?

Score – Videogame music with the Swedish Radio Symphony Orchestra (2016)
De la musique de jeu vidéo en concert, une sélection issue de divers jeux (onze, dont huit auxquels j'ai joué, je n'arrive pas à déterminer si c'est beaucoup ou pas assez), des ambiances variées... Mention très spéciale à Bloodborne - Suite, même en y jouant je n'ai pas souvenir d'avoir autant frissonné.
C'est là que ça se passe : https://www.youtube.com/watch?v=-PkdLMIz-Ys

iam_trying_to_beliveLe Dimanche 24 septembre 2017 à 09H09

J'avoue que je ne connais pas très bien la plupart des groupes mentionnés ici! Tant mieux, je vais essayé de m'y intéresser, on ne sait jamais, il y a toujours de belles découverte. Pour moi ces jours c'était:

-John Prine (éponyme) 1971. Disque magnifique, paroles magnifiques tout simplement magnifique quoi...

- Frankenstein Drag Queens from Planet 13- 6 Years, 6 Feet Under Influence (2004). Le best of du groupe de Wednesday 13 avant qu'il se lance dans une carrière sous le nom Wednesday 13 et parallèlement avec Murderdolls. Que de la bonne rigolade!

- The Great Milenko de Insane Clown Posse (1997) Disque culte, groupe culte!

-Animals as Leaders (éponyme) (2009) Trop un excellent album, c'est juste splendide!