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Metalorgie Monthly #22 Juillet 2017

Ah tiens, c'est l'été. Période de festivals, de siestes au soleil ou idéale pour ressortir certains disques. Ce mois-ci, on va parler de plein de choses. Comme d'habitude, sauf que là vous trouverez des disques pour réchauffer votre petit coeur ou refroidir votre esprit sous un soleil intense.

Le mois de juin de...

Euka (ses chroniques)

The Great Old OnesA Tale Of Dark Legacy (2016)
J’étais passé à côté de ce nouvel album, alors que les thèmes abordés font partie de ceux qui ont peuplé mon enfance au travers des écrits de Lovecraft. Ainsi, ce nouvel opus des Post-Blackeux de TGOO a mis le temps, mais l’ambiance a fini par m’éclater aux oreilles. Nébuleux et impie, le disque possède une vraie atmosphère angoissante, prenant son temps pour imprégner peu à peu l’esprit. Même si je reste assez distant de cette mouvance, il y a parfois de bonnes découvertes à mes oreilles. A Tale Of Dark Legacy en fait partie.

Hyena - S/T (2017)
Bon, il n’y avait aucune surprise dans le fait que Hyena allait me plaire.
Groupe de Crust originaire d’Espagne (Madame Germen, Ekkaia) recommandé par Alex CF (Fall Of Efrafa, MomentumCarnist, …) et avec des membres de UraEnoch Ardon ou Wild Animals. Autant dire un cocktail quasi-parfait, et l’écoute de l’éponyme le confirme. A bout de souffle sur « My Worst Enemy », lorgnant parfois vers du Neo-Crust sur certains passages (« Ahi estaré »), le disque est resté pourtant longtemps en retrait face au dernier Ura. Bonne surprise dans l’ensemble même s’il en contient justement peu.
Bandcamp

The Birds Are Spies, They Report To The Trees - S/T (2004)
Quand l'Emo Hardcore US des 90's prend forme en Norvège. Prenant source dans la même fragilité, ce premier EP fébrile lâche six titres prêts à ravir les âmes. Le reste de leur discographie confirmera cette orientation musicale mais ne réussira jamais, à mes yeux, à capter autant l'attention que ce premier jet. Magique.



Zbrlah (ses chroniques)

Dream TheaterMetropolis Part 2 : Scenes From A Memory (1999)
Bon alors déjà, c'est objectivement et sans contexte le meilleur album de Dream Theater, voire de Prog, voire du monde. Ensuite, avoir vu récemment Mike Portnoy en concert pour jouer des morceaux de son ancien groupe, dont la fameuse Twelve-Step Suite mais aussi un bon tiers de cet album, forcément, ça donne envie de s'y repencher. Un concept mature et complet, une musicalité aussi puissamment émouvante que virtuose, et toujours l'incompréhension que ça n'ait toujours pas été adapté en film à gros budget.

Cancel The ApocalypseOur Own Democracy (2016)
Mélange de musique classique baroque, de chant hurlé, le tout saupoudré de batterie Metal et d'autres influences moins majeures, Cancel The Apocalypse donne dans le cocktail de genres contraires. Pour moi, le résultat est au mieux douteux et incompréhensible avec les repères dont je dispose, au pire volontairement élitiste et hautain. Une sorte de My Own Private Alaska-bis, en somme ; et surprise, le chanteur est commun aux deux formations. Malgré quelques bonnes intentions dans l'énergie (à la fin de Bad Boxer par exemple), les Sudistes jouent trop sur la carte de l'anticonformisme pour être crédible (par moi en tout cas). Heureusement que l'album ne dure que 27 minutes.
En revanche, c'est à voir en concert acoustique !



Skaldmax (ses chroniques)

UndergangMisantropologi (2017)
Avec une pochette aussi dégueulasse, difficile de se tromper sur la marchandise Undergang. Les Danois te servent un Death Metal poisseux, lent, influencé par les disques d'Autopsy sur lesquels on aurait malencontreusement renversé une bassine de vomi. Bon, c'est un peu moins inspiré que la bande à Chris Reifert question compos, mais ce quatrième album fera l'affaire pour les aficionados de Death Old School pas bien malin.

Death Fortress - Triumph Of The Undying (2017)
Death Fortress fonctionne à l'envers. Alors que le groupe apposait sur son Black Metal frigorifique une production assez "moderne" il y a de ça un album, voilà que les gars sortent un Triumph Of The Undying sacrément plus opaque. Et ce à raison, car avec une musique proche de Hate Forest, ce voile sonore prend tout son sens, quitte à tendre un peu l'oreille pour décoder les riffs. Et bon dieu qu'il y en a, Triumph Of The Undying ou Battlefield Zenith synthétisent à merveille l'artwork, faisant sonner les rayons d'un soleil aveuglant sur une glace éternelle. Pour qui aime son Black Metal sauvage et à -40°, Death Fortress est assurément rempli de tubes de l'été.

Condor - Unstoppable Power (2017)
Y a-t-il meilleure piqûre d'adrénaline qu'un bon Thrash Black de derrière les fagots ? La réponse en écoutant Condor, a.k.a. le fun survitaminé qui t'embarque immédiatement. Rien de nouveau ou d'original, Condor fait tout ce qu'on pourrait attendre d'un album du genre et le fait bien. Forcément on pense à Sodom, Venom et autres, mais ces références n'entament en rien le plaisir que procurent Embraced By The Evil ou 83 Days Of Radiation. Condor n'a qu'un seul but : toujours plus rapide, plus méchant, plus Thrash quoi !



Kebaba (Notre CM)

Lana Del Rey - Lust For Life (2017)
Lana del Rey nous livre ce qu’on attend, c’est toujours du Lana del Rey, ça donne envie de se languir sur la plage, fumer des bédos, tomber amoureux, avoir 15 ans. Les featuring sont efficaces et rythment l’album afin de nous faire sortir un peu de la torpeur. Un point pour le feat avec le fils Ono/Lenon qui a un timbre proche de celui de son père.

WiegedoodDe Doden Hebben Het Goed, Live Release show at Broelkapel Kortrijk (2015)
On m’a filé ce live de Wiegedood dans une église, assez exceptionnel de part son ambiance et sa qualité. Une prestation d’enfant morts-nés dans un lieu pesant ça fait toujours son petit effet, les guitares sont fortes, le batteur toujours aussi crispé : on aime.

PNL - Le Monde de chico (2015)
Ouais. Le dernier clip m’a fait remettre en perspective toutes les paroles, les images léchées te font comprendre un contexte. C’est dark, c’est sombre, la vulgarité des paroles permettent la mise en avant de punchline super ciselée. Je recommande pas à tous.

Split Gratzug / Kalmankantaja - Gratzug / Kalmankantaja (2017)
Enervé, ça tape fort. Ca te donne envie de te balader sous la neige en cherchant des châteaux abandonnés, combattre des démons poisseux et trouver la rédemption dans les sommets enneigés. Ca sonne grandiose et raw à la fois. C’est Urfaust et Darkthrone qui se rencontrent et se castagnent.



Chris (ses chroniques)

Hot Water MusicExister (2012)
Alors que Chuck Ragan et sa bande s’apprêtent à nous offrir un nouvel album en septembre prochain, l’occasion était belle de refaire tourner la dernière livraison en date des Floridiens. Au programme : 12 tubes, rien de moins, sur lesquels les racines Punk et Hardcore de Hot Water Music se mettent entièrement au service de mélodies imparables et dégueulant de sincérité. Un album qui, même après de nombreuses écoutes, conserve toute sa fraîcheur.

A Day In Black And WhiteMy Heroes Have Always Killed Cowboys (2004)
Emo-Post-Hardcore de Washington DC. Ce pedigree qui semblait assurer une « street cred » immédiate au début des années 2000 n’aurait pu être que de la poudre aux yeux, et aux oreilles, sans la majesté de ce disque, qui synthétise ce qui peut se faire de mieux dans le genre. A partir de lignes de guitares somme toute banales, le groupe bâtit de petits monuments de rage et d’émotion dont la contemplation nous laisse vidés, mais béats.

City Of CaterpillarDriving Spain Up A Wall EP (2017)
Après un concert bouillant du groupe à Paris à la mi-juillet, cet EP m’a accompagné et soutenu jusqu’à la fin du mois. Jamais gravé en studio jusqu’ici, le morceau titre contribuait pourtant à la légende du groupe sur scène, comme une secret connu uniquement des fans de ce groupe de screamo américain culte. C’est un voyage d’une intensité rare que nous offre cet EP (qui propose également un autre morceau de très bonne facture), sur lequel City of Caterpillar fait ce qu’il sait faire de mieux : nous redonner foi en nous-mêmes.

Euka (Juillet 2017)

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Commentaires

iam_trying_to_beliveLe Dimanche 30 juillet 2017 à 10H31

Pfiou, je connais pas les 3/4 des groupes mentionnés ce mois sur votre liste! C'est bien, c'est varié, pas comme moi, car ce mois ci- j'ai écouter beaucoup de NIN et de ICP et peu d'autre choses, quoi que...

-Pretty Hate Machine (1989) et Broken (1992) de Nine Inch Nails. Pas besoin d'en parler des heures, Broken est très probablement le meilleur EP de l'histoire de la musique ;-)

- Carnival of Carnage (1992), The Ringmaster (1994)The Riddle Box (1995) et The Great Milenko (1997) de Insane Clown Posse Les meilleurs albums du groupe sans aucun doute.

-Extermination Mass (2016) de Death Worship Blackened Death Metal canadien bien bien violent, avec le batteur James Read (Revenge) qui est assez impressionnant. Je recommande ce groupe, une "jolie" petite découverte!

Tai Chi Reggae de Long Shen Dao Du reggae chinois... Oui oui vous avez bien lu, du reggae chinois... Alors certes, c'est plus un délire, mais au final l'album est pas si mal que ça...

Georges Thorogood and the Destroyers Live. Un de mes guitaristes et groupe de rock préféré! Une musique qui donne envie de boire du whisky et faire la teuf toute la nuit! Ba ba ba ba ba ba bad, I'm to the Bone!!!