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Metalorgie Monthly #21 Juin 2017

L'été qui s'installe définitivement, le Hellfest, la fête de la musique, l'équipe qui se remet du Metalorgie Fest, le planning des congés qui se met en place... Pas de doute, on est bien en juin. Et comme chaque mois, le dernier dimanche, place au "MM". Au programme, de l'incongru et de l'attendu, des découvertes et des vieux acquis, mais toujours de l'ouverture. Allez, bonne lecture, et n'oubliez pas de nous dire ce que VOUS avez écouté ce mois-ci, ça nous donnera peut-être des idées pour notre playlist du mois prochain !


Le mois de juin de...

Theunknownskater (ses chroniques) :

Body Count – Bloodlust (2017)
Si la simple évocation d’un projet de fusion Metal et Hip-Hop suscite chez vous l’inquiétude la plus profonde, n’ayez crainte : avec Body Count, les inquiétudes sont levées. Avec une ample dose de hargne et de punch, Ice-T nous livre une dizaine de morceaux largement politisés, dans lesquels le message prend parfois le pas sur la musique, sans que cela n’en devienne une tare. Tout en mêlant les punchlines et les solos hurlants, Bloodlust constitue le diagnostic d’une époque malade, en proie aux violences policières, au racisme et aux disparités sociales.

Moby – Play (1998)
Moby fait partie des artistes dont on se remémore les morceaux tout en méconnaissant l’auteur. Pourtant, les tubes qui ont trouvé écho dans les oreilles de la foule ne sont pas les seules pièces de qualité du compositeur et interprète américain, et ces derniers doivent être appréhendés dans l’ensemble dans lequel ils s’insèrent. Esquissant un Rock frais sous certains aspects, Moby sait mélanger une musique électronique apaisée à la pop comme au Hip-Hop. S’illustrant brillamment dans tous les styles, Play se révèle une ode à la musique, mettant en avant les sonorités davantage que les étiquettes. 

Regarde Les Hommes Tomber – Exile (2015)
Les lourdes portes renfermant la quintessence des pulsions humaines les plus bestiales se sont craquelées, se sont effritées, et ont fini par céder. Des vagues de lamentation dont la hauteur éclipsait la lumière de l’astre solaire se sont déversées sur les populations. Le cataclysme ravage les terres, annihile tout espoir de retour en arrière et brise les fragiles barrages construits par la main de l’homme. Deux ans déjà que le déluge a débuté. Comme l’avait prédit l’oracle, les Hommes n’en finissent pas de tomber. Les vautours et les charognards dessinent dans le ciel des cercles concentriques et s’apprêtent à se délecter des fruits de la destruction.



... Euka (ses chroniques) :

USA Nails - Shame Spiral (2017)
Dans le genre Noise Rock, USA Nails fait partie des trucs malheureusement trop peu connu. Ayant malheureusement loupé un concert en comité réduit il y a quelques années, j’ai jeté par curiosité une oreille sur un truc magique : I Give In. N’ayant pas suivi les actualités du genre, dur de positionner le disque dans sa scène musicale, mais il me faut le même effet que l’éponyme de Daughters.

H2ONothing To Prove (2008)
Sans doute l’album de H2O qui ressort chaque été ! Le disque a beau avoir quelques années au compteur, il reste toujours frais, avec notamment un What Happened parfait pour clôturer l’ensemble. Même si Use Your Voice me fait parfois les yeux doux, le Hardcore Mélo de Nothing To Prove complète parfaitement la bande son en mode sunny.



... Chris (ses chroniques) :

The Get Up KidsSomething To Write Home About (1999)
Un album qui pue la classe du début à la fin et qui ne donne qu’une envie, celle de retrouver l’insouciance des années passées à se demander quel serait notre avenir, sans pour autant se faire trop d’illusions sur la réussite du reste de notre vie. Figures de la scène Emo de la fin des années 90, The Get Up Kids font preuve d’un talent de composition rarement égalé dans un genre qui a un peu fini par gaver tout le monde au début de ce siècle. Rien à redire en revanche sur la production du groupe de Kansas City, qui allie morceaux imparables et interprétation à fleur de peau. C’est quand les vacances ?

The Beatles - Revolver (1966)
1966. Les Beatles tournent définitivement le dos à la scène et décident de concentrer toute leur énergie sur le travail en studio et les expérimentations qu’il autorise. Une mutation qui avait débuté sur Rubber Soul, quelques mois plus tôt, mais qui atteint un niveau plus avancé encore sur cet album, petit bijou de pop aventureuse. Voix et instruments s’accompagnent et se repoussent pour aboutir à un oeuvre qui marquera l’entrée des scarabées de Liverpool dans un nouveau monde, qu’ils continueront à explorer l’année suivante avec un certain Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.

LowThe Great Destroyer (2005)
La mélancolie poussée à son paroxysme, mais qui transpire d’une rage à peine contenue qui donne à ce grand disque toute son épaisseur. La musique du trio prend de l’ampleur, alternant passages intimistes et rock alternatif plus riche et exubérant, sans jamais renier les racines du groupe, plongées dans un terreau minimaliste et introspectif. On se prend presque à remuer la tête et à taper des mains sur California, avant que le somptueux Silver Rider ne nous ramène à la réalité, celle d’un monde trop fort pour nous, simples mortels.



... DoomJames (on vous parlera bientôt de ses contributions à l'évolution de Metalorgie) :

AnathemaThe Optimist (2017)
La suite de A Fine Day To Exit, l'album qui m'a fait découvrir le groupe. Avec cet album Anathema nous emmène en tant que passager dans la continuité de cette aventure intense. On se projette dans un océan d'émotions dans trop savoir où l'on va car c'est surtout notre imaginaire qui est sollicité tout au long de l'album.


... Zbrlah (ses chroniques) :

AudioslaveAudioslave (2002)
J'avais 13 ans en 2000 et je me rappelle très bien de la séparation de Rage Against The Machine, groupe phare de mes débuts dans le Metal. La formation d'Audioslave avait été pour moi à la fois pleine d'espoir et d'angoisse. N'ayant - à l'époque - jamais entendu parler de Soundgarden, je ne savais pas à quoi à m'attendre et ne comprenais pas bien le choix de travailler avec Chris Cornell. Au final, l'album m'a plu, à mi-chemin entre la continuité et la rupture avec le style de RATM. Ca m'a plu mais j'ai grandi, mes goûts musicaux ont changés et j'ai arrêté d'écouter Audioslave. Aujourd'hui j'ai 30 ans et Chris Cornell est mort. Alors j'ai ressorti ce vieux disque, plus de dix ans après son dernier tour de platine. Et il n'a pas pris une ride : l'ado que j'étais en 2002 a resurgi instantanément, les paroles me sont revenues direct, les leads de guitares, les grooves de basse/batterie, ou la voix envoûtante de Cornell, rien n'est à jeter dans cette pépite Post-Grunge.

Fixions - Genecity (2017)
Je ne sais même plus qui a mis ça dans la playlist d'une soirée avec l'équipe lors du Metalorgie Fest. En tout cas, j'ai tilté de suite, et j'ai noté le nom de ce qu'on écoutait pour me remettre ça au calme plus tard. On est sur de la grosse Electro bien bourrine, comment si un death-metalleux s'était reconverti DJ. C'est pas subtil, l'artwork est moche, mais putain qu'est-ce que ça cogne ! A écouter pendant votre cours de free-fight ou en jouant à un FPS futuriste, mais forcément, il faudra éviter si vous voulez chiller un peu...

PerturbatorThe Uncanny Valley (2017)
Dernier jour du Hellfest. Pour éviter le prévisible mouvement de foule, je décide de filer de la WarZone 10 minutes avant la fin de The Dillinger Escape Plan. Sauf qu'entre la sortie et moi, se trouve Perturbator qui a transformé la Temple en boite de nuit de l'enfer. Je suis resté toute la fin de son set, et je suis sorti avec la cohue que je voulais éviter.
De retour à la maison, il m'était urgent de ré-écouter les travaux du Français. Encore de l'Electro, mais très différent de Fixions, on est plus sur une sorte de Kavinsky testostéroné à balle, ou un Pylot des bons jours. The Uncanny Valley est le seul album que j'ai écouté pour le moment, mais ne doutez pas que vous échapperez aux autres dans mes prochains MM. Mention spéciale pour l'instant "posay" avec l’enchaînement des divines Femme Fatale et Venger, et les plus péchues et futuristes She Moves Like A Knife, Diabolus Ex Machine, et Disco Inferno.

EmperorAnthems To The Welkin At Dusk (1997)
Suite de mon initiation au Black par SkaldMax. Mais bon, vu qu'on était ensemble au Hellfest, même si j'avais voulu voir autre chose qu'Emperor, je suppose que lui, Nonohate et Pentacle m'aurait forcé à les suivre sous la Temple pour le concert anniversaire de cet album culte. J'ai donc coopéré de bon cœur, ayant déjà eu la chance de voir Emperor deux fois en live et ayant à chaque fois passé un bon moment (pour du BM) même ne connaissant pas bien leur discographie. Et bien, même constat, en mieux : non seulement j'ai aimé le concert, mais en plus, j'ai eu envie de réécouter l'album en rentrant. Peut-être suis-je poussé en avant par une meilleure connaissance des codes du Black, ou une curiosité plus grande aujourd'hui qu'hier. Quoi qu'il en soit, si tous les groupes de Black jouaient ça, j'en écouterai définitivement plus souvent. Des mélodies, du chant clair, une prod digne de ce nom, Emperor est vraiment, du peu que je connaisse de cette scène, les patrons du mouvement.


... SkaldMax (ses chroniques) :

Phrenelith - Desolate Endscape (2017)
Avec Phrenelith on se lance dans du gros Death qui tache, sombre comme les caves de l'Enfer avec cent kilos de gras en plus. Pour les fans de Disma, Incantation, c'est une sortie impeccable et qui ravira leurs oreilles. Bien que prometteur, cet album n'offre à mon sens que peu de passages franchement marquants (hormis l'excellent Crawling Shadows, Slithering Tongues), à garder sous le coude pour savourer une ambiance de fosse commune quand en vient l'envie.

Run The JewelsRun The Jewels 2 (2014)
Je dois écouter, allez, au maximum 3 à 4 albums de Hip-Hop par an, ce qui veut dire que je suis assez ignare en la matière et exigeant à la fois. Or avec Run The Jewels, coup de foudre immédiat. J'y ai retrouvé tout ce que j'aime chez des mecs comme Death Grips (instru électro travaillée, grosse énergie), quelque chose qui sort finalement des carcans que je connais du genre. Faut que ça bouge, faut que ça gueule un peu, et le duo remplit le cahier des charges à merveille avec notamment une réjouissante apparition de Zack De La Rocha sur Close Your Eyes

Marseille - Touch The Night (1984)
Parmi les légions de Hard FM des années 80, il y a les Anglais de Marseille qui semble-t-il n'ont jamais brillé outre mesure. Dommage car encore aujourd'hui (malgré le son d'époque et le kitsch évident), Touch The Night propose de beaux joyaux du genre comme Walking On A High Wire, After The Fall ou la ballade éponyme. C'est bien sûr daté, ça pue le Europe et le Bon Jovi à plein nez mais bon Dieu que c'est cool de se sentir le temps d'un album plongé dans Wayne's World.

Zbrlah (Juin 2017)

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Commentaires

kenshinskaLe Dimanche 25 juin 2017 à 23H02

L'album de ce mois est celui d'authority zero broadcasting to the nations, leur Meilleur album depuis andiamo, un très bon mix de skate punk, pop punk, ska reggae et sinon dernièrement le deuxième cd de oknotok de radiohead vraiment magistral.