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Metalorgie Monthly #20 Mai 2017

Ah le mois de mai ! Les vestes chaudes et les grosses couettes commencent à être remisées jusqu'à l'automne prochain, les plans de congés estivaux se précisent, le planning des festivals aussi... Pour notre part, à Metalorgie, ce fut un mois très spécial, marqué par le Metalorgie Fest. L'occasion pour (presque) tous de se voir et se conseiller des trucs à écouter. Session découverte...


Le mois de mai de...

... Zbrlah (ses chroniques) :

Mindmaze - Resolve (2017)
Après avoir chroniqué du Teramaze, du Pyramaze, j'ai logiquement écouté Mindmaze qui joue dans la même cour, à savoir celle du Power Metal Progressif. Eh bien c'est pas la même limonade... Un chant féminin poussif et peu convainquant bien que juste, une production à la va-vite (où est la basse dans le mix ?), des arrangements pas forcément habiles (In This Void)... On note quelques bonnes idées (l'intro de Drown Me par exemple, avant qu'elle ne devienne un cliché de Heavy à l'ancienne), mais globalement, la sauce ne prend pas. Mieux vaut vous diriger vers les autres groupes en -maze, du coup.

Sean Murphy - Punk Rock Jesus (2013)
J'étais déjà convaincu par d'autres oeuvres de l'auteur de ce comic-book, et cette série (en 6 tomes rassemblés en une intégrale) m'a en plus été chaudement recommandé par l'ami Euka. Quelque part entre The Truman Show, l'Apocalypse selon Saint-Jean, et les Sex Pistols, le scénario est bien ficelé, prenant et arrive à nous maintenir en haleine grâce à des personnages attachants (le docteur Sarah Epstein et sa foi inébranlable en l'amélioration de l'humanité) et charismatique (le mystérieux et hanté Thomas McKeal). Quant aux dessins, ils sont fidèles à la patte de Murphy, à la fois bruts et expressifs, sans compromis. Un ouvrage violent et fragile, aux idées fortes et originales, à lire impérativement.

Wolves In The Throne RoomDiadem Of 12 Stars (2006)
Ce qui est bien avec le Metalorgie Fest, c'est qu'en plus de l'aspect Fest, y avait le côté Metalorgie. On s'entend tous aussi bien qu'on est différents en termes de goûts musicaux (il suffit de voir les chroniques qu'on publie). Et moi qui ai un penchant clairement marqué pour tout ce qui est progressif / mélodique, je me suis laissé convaincre par SkaldMax d'essayer quelques groupes de Black. Dans sa sélection, qu'il a adapté à mon approche, il y avait Wolves In The Throne Room.
Sans plus le consulter, j'ai tenté d'aborder ça par le versant Diadem Of 12 Stars. Malgré des compos bien pensées, notamment par la présence de chant féminin et quelques passages plus éthérés qui aèrent l'ensemble, j'ai été déçu par la prod (volontairement ?) cradingue typique du BM. En même temps, quand t'es habitué au son travaillé et lissé de Stratovarius ou Symphony X, de suite ça sonne assez cracra. Mais pourtant, je sens un potentiel plaisant, une construction intelligente proche du peu que je connaisse d'Alcest par exemple, ou peut-être quelque chose d'Enslaved. Mais pour le coup, je préfère écouter les Français qui un son bien plus léché.

Wolves In The Throne RoomCelestite (2014)
Un album plus récent aura peut-être une meilleure prod ? Alors oui, certes, mais il s'est passé quoi chez WITTR en huit ans ? Je les ai laissé en mode Black Metal des catacombes, et je les récupère en train de faire une sorte de BO alternative à Stranger Things, en version dépressive et hantée. Plus aucun chant, plus aucune guitare, plus aucune batterie, et plus aucun Zbrlah : je n'ai pas tenu jusqu'à la fin de Celestite.

Wolves In The Throne RoomBlack Cascade (2009)
Avant de céder et retourner écouter Haken ou Evergrey, je me donne une troisième chance, mais c'est décidé, ce sera la dernière. On choisi un entre-deux au pif parmi la discographie des Américains, en espérant tomber sur les bonnes idées de Diadem et un son plus propre. Bonne pioche avec Black Cascade ! Le chant sort enfin un peu du mix, les instruments se différencient mieux, on "comprend" vraiment la musique de WITTR (oui je sais, j'écoute trop de Prog, j'ai besoin de "comprendre" et pas de juste de "ressentir"). Et le lien avec Alcest (à nouveau, du peu que j'en connais, ne me jugez pas plz) s'intensifie grâce à des titres forts d'une ambiance prenante, sombre, intime, bien que restant dans un registre plus lugubre que le groupe de Neige. S'il y a un album de Wolves In The Throne Room que je réécouterai, ce sera Black Cascade.
Rendez-vous au prochain numéro pour la suite de mes aventures BM guidées par les recommandations de SkaldMax !



... Euka (ses chroniques) :

Power TripNightmare Logic (2017)
Bien après la bataille, je découvre Power Trip. C'est méchant, ça donne envie de se défouler. Etant passé par une forte période avec du Warbringer, Lich King, etc ..., rien de surprenant, même si on a ici un chant qui est bien plus guerrier que sur les précédents groupes cités. C'est bien exécuté, pas propre et surtout la prod donne à l'ensemble un côté Old School très efficace. A écouter pour se dire qu'on peut encore largement faire de bonnes choses dans le genre en 2017.

Have HeartSongs To Scream At the Sun (2008)
Avec les premiers jours de soleil, c'est la meilleure occasion de ressortir ce disque, qui pourtant possède une part douloureuse dans chaque morceau. Have Heart, c'est du Hardcore pour fans de Modern Life Is War ou Champion, mais avec une part introspective omniprésente, portée par une voix émotionnellement forte. Le disque a presque 10 ans et pourtant, il garde la même fraîcheur, la même intensité qu'à la première écoute. Un disque incontournable, que tout fan de Hardcore se doit d'écouter au moins une fois dans sa vie.

Boom - Split avec Ansïa (2016)
Et ca fait "boom" dans ton coeur. Hardcore / Powerviolence sur 4 titres, autant de petits coeurs secs dans les dents et à peine le temps de s'en rendre compte que le disque recommence déjà. Alors certes, il manque une intro du calibre de celle de Boom The World, mais l'ensemble amorce plus de subtilités dans son ensemble tout en gardant la même urgence. Si vous avez 5 minutes devant vous, c'est le moment, foncez !
Bandcamp



... Nayrash (notre community manager) :

Slaegt - Domus Mysterium (2017)
Un menu complet avec boisson qui vous apportera tout ce dont vous aurez besoin pour une journée de champion. Assurant tout vos besoins en bon Black bien raw des familles, ces Danois sauront aussi ravir vos oreilles avec des riffs suintant le gros Heavy bien gras et permanenté. Le dessert vous sera apporté par des petits moments d'accalmie en intro et fin de morceau.



... Chris (ses chroniques) :

Temple of the Dog - Temple of the Dog (1991)
La mort de Chris Cornell a été un choc pour toute une génération biberonnée à une scène grunge qui dépassait le simple succès de Nirvana. Symbole de cette effervescence désabusée du début des années 90, Temple of The Dog rassemblait Soundgarden (Cornell, Cameron) et ce qui allait devenir Pearl Jam (Ament, McCready, Gossard, Vedder) sur les cendres de Mother Love Bone et de son chanteur Andrew Wood, disparu prématurément et à qui ce disque rend hommage. La grande classe de la première à la dernière note.

DeftonesDiamond Eyes (2010)
Le récent passage des Californiens à Paris m’a fait replonger dans leur discographie et redécouvrir un album que j’avais certainement sous-estimé au moment de sa sortie. Au programme, un bon wagon de riffs biens lourds (Royal, CMND/CTRL, Rocket Skates…), un Chino en très grande forme et des ambiances qui semblent synthétiser ce qu’avait pu faire le groupe jusqu’ici, sans pour autant donner une impression de redite (You’ve Seen The Butcher, Sextape). Du très beau travail.

Miles Davis - Sketches of Spain (1960)
La collaboration entre Miles et le compositeur/arrangeur/chef d’orchestre Gil Evans compte parmi les associations les plus brillantes de l’histoire du Jazz. Dès Birth of the Cool en 1949, les deux hommes font preuve d’une inspiration qui semble sans limites, même si elle est mise en application dans un cadre plutôt classique. Après un Miles Ahead bouillant et un Porgy and Bess classieux, ils s’attaquent en 1960 au répertoire classique espagnol en adaptant le Concierto de Aranjuez de Rodrigo, puis une pièce de Manuel de Falla, avant de tracer eux-mêmes l’itinéraire d’un voyage initiatique vers l’Andalousie (l’immense Solea).

UlverThe Assassination of Julius Caesar (2017)
Même quand ils semblent faire « comme tout le monde », les Norvégiens d’Ulver parviennent à le faire de façon inspirée et unique. Ce nouvel album propose une incursion sur des terres Pop-Cold-Wave qui semblent accueillantes et faciles à parcourir au premier abord mais qui s’avèrent fourmiller de détails et de trouvailles qui garantissent au disque une durée de vie impressionnante. Et So Falls The World mérite à elle seule le détour par la Rome antique…



... Meo (ses photos du Metalorgie Fest) :

Slowbot - Pacifier For The Mind
Les parisiens de Slowbot mélangent les influences qui me parlent, entre les bases d'alt-rock qui ont bercé mon enfance, les touches de grunge qui ont éveillé mon adolescence, et le fond stoner que je recherche beaucoup plus maintenant. L'EP de 2015 démarre avec Raise the Dead, sur un rythme puissant et marqué, on passe par des petites phases de douceur comme une balade avec Massive Suicide Machine, et la balade n'est pas monotone une seule fois jusqu'à la fin de Cockfighters.
Pour les parisiens ils seront sur la date Below The Sun avec Yawning Man le 30 mai.

Skin My Senses - Human Being
Ce groupe nantais tourne depuis plus de dix ans et a un son rôdé. L'album rondement mené nous offre un bon metal aux touches stoner, avec des pistes qui régalent 4 à 6 minutes, le tout ponctué d'un instrumental pointu, parfois au violon qui perfectionne un univers bien à eux. L'album assume des influences très claires, une inspiration auprès des Grands comme Rammstein, Metallica, mais aussi du Kyuss. Échantillon d'énoncé non exhaustif et autres évidences que chacun y reconnaîtra au fond à droite de son oreille.
Triple mention pour la rythmique de Being Human, les allures de morceau parfait de The Wise Man, et enfin le chant sur Self Confidence

The Psychotic Unicorns - EP
Ces jeunes nantais, c'est une énergie à l'état pur. Leur bandcamp offre trois enregistrements entre pêche et rébellion, des compos punk et une ambiance garage totalement assumée. Les suisses de Middle Ear Recordings ont tout compris et grâce à leur collaboration on peut se procurer le joli 45T des Psychotic avec leur classique mais efficace Damn Night. Va les voir en concert, ils tournent beaucoup (on les a vus récemment à la Scène Michelet ou au Stereolux, entre autres) : en gros, tu auras chaud, tu ressortiras avec 10ans de moins dans ta tête, et les oreilles collées de riffs crasseux. Pour leur jeune âge, ça promet une belle suite. On espère l'album maintenant !



...Skaldmax (ses chroniques)

Succumb - Succumb (2017)
Si tu cherchais du Death Metal à papa, ce n'est pas chez Succumb que tu le trouveras. Ce premier opus est à ranger près des Portal, Blood Incantation, Gorguts et tout ce qui peut se rapporter à du Mort Metal non conventionnel. Succumb c'est du Death déstructuré, démembré dans ses riffs, et surtout mené par une femme aux vocalises proches de la folie. Arch Enemy peut aller se rhabiller, cette nana est juste cauchemardesque et porte le disque à elle seule. Du bel ouvrage.

Ulver - The Assassination Of Julius Caesar (2017)
Même si ma première réaction à l'écoute de cet album d'Ulver était plutôt un gentil "meh", un weekend passé en compagnie de mes collègues Metalorgiens m'aura fait changer d'avis. Faut dire que certain(e)s nous ont spammés avec le génie de The Assassination Of Julius Caesar, donc forcément on y revient. Et ils n'avaient pas tort, Garm et sa troupe maîtrisent leur mélange de Synthwave/New Wave et te collent des refrains catchy à chaque titre. On a peut-être là un des albums les plus accessibles d'Ulver, mais aussi un des plus efficaces. 

Chaviré - Des Bruits Qui Restent (2016)
Allez, un bisou à Pentacle pour avoir chroniqué la démo des Nantais il y a quelques temps déjà. Parce que Chaviré pratique un Punk chanté en Français contaminé par l'espoir et la désillusion de l'Emo, et que ça fonctionne à plein régime (malgré quelques structures répétitives). Revendicatif, hargneux même, Des Bruits Qui Restent prend racine dans le romantisme de la lutte permanente, du combat de la rue et des esprits. Avec un soin particulier sur les textes et des schémas Punk qui font le taf, Chaviré est définitivement le groupe à faire jouer sur les barricades. 

Zbrlah (Mai 2017)

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Commentaires

bing666Le Dimanche 28 mai 2017 à 00H05

Cool j'aime bien quand vous mentionnez des mangas ou des comics, ça me permet de découvrir des trucs! Sinon moi un peu comme Chris, je me repasse le "Badmotorfinger" de Soundgarden en boucle et me sens triste...