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Metalorgie Monthly #19 Avril 2017

Et de 19 ! Nouveau Metalorgie Monthly, avec les chroniques rapides des (re)découvertes de l'équipe. Comme d'habitude, de l'éclectisme, sans doute du mauvais goût (et du bon aussi), et on l'espère, pas mal d'envie de jeter une oreille de votre côté !

Le mois d'avril de ...

... Euka (ses chroniques) :

Douche Froide - S/T (2014)
Découvert grâce à l’ami Craipo, Douche Froide est ce Post-Punk / Coldwave un peu imprévisible. Chant féminin clair, mots en français, une grosse influence 80’s, une basse parfaite, Douche Froide se détache des standards et m’évoquera doucement Le Coeur Noir (Saigne Rouge) dans un registre d’écriture plus cru (qui me fait étrangement penser à Les Vieilles Salopes). Sans artifice, porté par « Communique Tout » ou « Dissection », ce disque se résume en quelques mots chantés : « Dormir comme un ange, Jouir comme un Dieu ». Bandcamp.

Nous Danserons Sur Vos Ruines - Demo 2012
Derrière ce nom peu enclin à la Positive Attitude que chantait Lorie se cachait un combo de Hardcore du Mans, qui ici file donc vers l’essentiel, mixant avec certains relents (Scr)E(a)mo des samples, une basse bondissante (« Run Fast [part. 2] ») et parfois quelques accroches évidents à la Amanda Woodward (l’intro de « Hippies Are Dead ») ou des influences plus lourdes (« Red Against Blue »). On retrouve un melting-pot de sonorités devenues des classiques, du type la rupture sur "La Chair et le Papier". En plus, c’est en téléchargement gratuit. Site.

Svffer - Lies We Live
Avant Empathist, il y avait Lies We Live. Baffe sur baffe, plus extreme, plus rageur, plus violent, un cran au-dessus de Cursed. Si avec ça, je ne vous ai pas donné envie, c’est qu’il y a un soucis. Bandcamp.



CranialDark Towers, Bright Lights
Dans le genre Post-Metal, cela faisait un bail que j’avais lâché un peu les sorties et tendances actuelles. Par curiosité, j’ai repris sur ce Cranial, intrigué par les retours positifs du disque. Alors oui, c’est cool, heavy, fat, lourd, massif, … et annonce une orientation intéressante sur ces 4 titres, mais je reste tout de même dubitatif sur l’impact musical sur la durée. Dark Towers, Bright Lights s’écoute avec plaisir, mais j’ai peur qu’au bout de quelques mois, l’effet s’estompe largement.



... Zbrlah (ses chroniques) :

Savant - Jester (2017)
Encore Savant ?! Bah oui, désolé mais c'est comme ça, le mec produit une chiée de disques par an, alors forcément... Après un quadruple-album fin 2016, il restait au DJ assez d'idées pour sortir un LP en avril 2017. Plus axé chiptune, 8-bits, et drumstep que les précédentes productions de Savant, ce Jester rappelle les début du musiciens (genre en 2012, il y a une douzaine d'albums de ça)... en moins bon. Même si la magie opère sur un poignée de morceaux (l'efficace Villain, quasi-industriel ; ou Fantastique avec sa grosse guitare émulée et son rythme entre Power Rock et musique de JRPG), la spontanéité et la nouveauté qu'avaient Vario, ISM ou Alchemist commencent à manquer.

Distorted Harmony - Chain Reaction (2014)
Découvert par le plus grand des hasards grace aux suggestions de Spotify en écoutant Haken (comme d'hab', mais je vais pas vous en parler tous les mois...), Distorted Harmony semble être la version israélienne de... Haken. Peut-être un poil moins déjanté dans l'exécution des compos, les titres n'en sont pas moins tout aussi virtuoses et inspirés. Si vous aimez le travail des Anglais, ruez-vous sur Chain Reaction, qui vous semblera étonnamment familier : gros riffs toujours inventifs (intro de Misguided, Every Time She Smiles), basse très groovy sur laquelle il fait bon s'appuyer dans les passages plus mélo (Every Time She Smiles), folie furieuse conjuguée à un Prog moderniste (intro / outro de Natural Selection), des refrains éclairés et inspirants (Every Time She Smiles), Nothing (But The Rain) a un arrière-goût de Because It's There avec son ambiance presque Drum'n'bass... Enorme coup de coeur.



... theunknownskater (ses chroniques) :

The Beatles - Please Please Me (1963)
Que n’a-t-on pas encore écrit à propos des Beatles ? Et que reste-t-il de la formation britannique en 2017 ? Indéniablement une infinité d’idées, un océan d’influences qui n’a cessé de donner ses couleurs à la musique d’aujourd’hui. Rares sont les groupes qui parviennent à hisser leur premier essai au rang de classique intemporel, le sont encore plus ceux qui insufflent à leur création un vent d’immortalité, souffle intarissable qui continue de résonner dans les oreilles des plus jeunes, quand bien même 54 années se fussent écoulées …

Lana Del Rey - Ultraviolence (2014)
Tout en contrastes et en nuances, celle que l’on nomme Lana Del Rey sortait en 2014 un disque tristement envoûtant. Ultraviolence donne dans la pop nostalgique, esthétique et mélancolique, sans jamais basculer dans les schémas clichesques du genre. Indescriptible alchimie, la voix de la chanteuse se mêle aux effets rétro et aux mélodies vintage dont le disque regorge. A (re)découvrir en attendant la sortie de ses prochaines complaintes, prévue pour cette année.

Cypress HillRise Up (2010)
Une légende raconte qu’il arrive à certains vieux mastodontes de la musique, de continuer à produire de bons albums, et ce, même avec plus d’une vingtaine d’années au compteur. Paraît même que Cypress Hill fait partie de ce cercle très exclusif. Et que leur dernier opus paru en 2010, Rise Up qu’il s’appelle, est très bon. Paraîtrait même qu’ils auraient parlé d’autre chose que de fumette … Bon après, j’dis ça, à vous de vérifier …



... Chris (ses chroniques) :

Porcupine TreeIn Absentia (2002)
Le gourou prog' Steven Wilson nous livre ici un chef-d’oeuvre. Prenant un virage plus agressif, tout en conservant ce qui fait sa force, le groupe ajoute une dose de métal dans sa musique tout au long des 70 minutes d’un voyage que l’on est prêt à entreprendre à chaque fois avec la même envie et la même excitation. La grande classe de la première à la dernière seconde.

Regarde Les Hommes TomberExile (2015)
Deux ans après sa sortie, Exile reste d’un intérêt total pour moi, malgré un nombre d’écoutes avoisinant les 15 000. Les Français parviennent encore à m’émouvoir, à me remuer et à m’hypnotiser avec leur post-Black Metal particulièrement inspiré et magistralement interprété. Si de votre côté vous n’êtes pas encore convaincu, ils seront à l’affiche du festival Metalorgie à Paris, le 12 mai prochain.

StupeflipStup Virus (2017)
Je suis un grand fan de Stupeflip, ayant définitivement basculé du côté obscur de la menuiserie en 2005 avec le grandiose Stup ReligionStup Virus, financé grâce à une campagne de « croufunding », était très attendu mais tombe malheureusement à plat pour moi. Le flow a perdu en énergie, certaines instrus sont prenantes mais d’autres manquent clairement d’intérêt. L’ensemble sonne fatigué et, à la longue, fatigant. Cette fois-ci, je ne trouve pas les clés du mystère au chocolat. Déception.

Cult Of LunaYears In A Day (2017)
Ce coffret qui vient d’arriver regroupe les deux concerts du Roadburn 2016 en CD et un DVD proposant une captation du concert de la Gaîté lyrique, à Paris. Quiconque a déjà vu les Suédois sur scène sait à quel point leurs performances peuvent être impressionnantes, autant visuellement que musicalement. Years In A Day enfonce le clou, mettant à l’honneur Somewhere Along The Highway, dont cette tournée célébrait le dixième anniversaire.

Metalorgie Team (Avril 2017)

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Commentaires

iam_trying_to_beliveLe Dimanche 30 avril 2017 à 08H55

Cool, je vois que quelques groupes que j'adore figure dans votre dossier! Beatles, Cypress Hill, Porcupine Tree...

Pour moi, ce mois ci:

Santana- Abraxas 1970: Deuxième album du groupe et mon préféré (même si je n'ai pas pu écouter toute leur discographie, tellement il y en a). Je suis vraiment pas un fan de musique latino, mais là c'est fort, c'est très fort. Avant d'acheter ce disque, j'ai demandé, comme un con à mon pote disquaire "C'est bien ce Santana?, je suis pas fan de zik latino" Il me dit (c'est véridique) "Santana? Putain mais c'est mythique, tu te roule un gros cone et tu te mets ce Abraxas, tu verras ce groove c'est tellement bon!" Et il avait raison ce brave homme! Un album exceptionnel, fusion de rock et de musique latino SUBLIME! Croyez- moi, des disques d'une qualité pareil, y'en a plus des masses de nos jours... Pour toi [email protected] si tu n'as jamais écouté ce disque, toi qui aime le groove, n'hésite pas :-)

Joe Jackson- Summer in the City, Live in New York 2000
Pour les amateurs de jazz, pour les curieux, je ne peux que vous conseiller ce disque. Joe au piano, est accompagné de deux musiciens talentueux Graham Maby à la basse et Gary Burke à la batterie, pour un concert en trio intime et particulièrement réussi. Il y reprend entre autre Mood Indigo de Duke Ellington The In Crowd de Bill Page ou encore Eleanor Rigby des Beatles justement et nous gratifie de certains de ses tubes, revisité à la sauce jazzy... Superbe!

The Beatles- The Beatles (The White Album) 1968
C'est marrant mais j'ai écouté ce disque toute la semaine. PAs besoin d'en parlé des heures, ce disque est un des plus important de l'histoire de la musique! Chef d'oeuvre!